" Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur " (Luc 2,22-40).
Contemplons cette icône qui nous introduit au mystère de l'Incarnation, comme l'événement de la rencontre entre Dieu et l'humanité.
Tout se passe dans la simplicité d'un dialogue, d'un échange de regard, d'un geste respectueux d'offrande, d'émerveillement. Dieu et l'humanité s'engagent mutuellement.
Après avoir été porté pendant neuf mois dans le ventre de sa mère, Jésus est porté par ses parents au Temple pour être présenté à Dieu et là, le vieux Siméon prend l'enfant dans ses bras. Le Christ a été porté physiquement par des personnes, tout comme nous l'avons été, nous toutes.
Etre porté par quelqu'un est loin d'être sans signification. Etre porté ou porter quelqu'un est un geste d'intimité, de tendresse... Etre porté, c'est reconnaître avoir besoin des autres. A la naissance comme à la mort, nous faisons confiance. Nous sommes appelées à suivre un chemin d'humilité, de dépendance. Dans tout ce qui fait notre vie (engagement apostolique, relations, vie communautaire), nous nous portons les unes les autres bien plus souvent que nous aurions pu l'imaginer. Porter ou être porté est une condition pour toute vraie rencontre entre deux êtres.
S'il en va ainsi entre nous, n'en est-il pas de même avec Dieu ? Dans la foi... Nous vivons dans la foi dans ce Dieu qui nous accompagne et nous porte tout au long du chemin. Et voilà qu'aujourd'hui, Dieu attend également que nous Le portions. Qu'est-ce à dire ? Dieu nous invite à Le prendre dans nos bras, comme nous prenons son Corps dans nos mains au moment de la communion.
" Il veut demeurer chez nous " (Lc 19, 5) et vient à nous comme le pauvre, le mendiant de paix et de justice, comme un enfant dépendant, ou comme ce frère ou cette sœur qui ont besoin de notre compassion et de notre solidarité. Notre cœur est-il suffisamment ouvert pour laisser à Dieu la liberté de nous visiter de manière aussi déconcertante ? Notre regard est-il assez purifié de l'orgueil pour le reconnaître dans un enfant ? Notre désir de la rencontre est-il assez fort pour lui faire une place et lui répondre amour pour amour ? Prendre Dieu dans ses bras, c'est choisir de vivre avec Lui une relation privilégiée de proximité, d'intimité : c'est un peu devenir comme Siméon.
Puissions-nous en ce temps de Noël, dans l'intime de notre être, vivre de cette rencontre véritable, animées par cette conviction qu'à l'instant où Dieu nous porte, nous Le portons aussi pour qu'Il soit Lumière des nations là où Il nous envoie, nous conduit.
Meilleurs vœux à chacune de vous !
Vos sœurs du Conseil général
Présentation de ce numéro
Tout au long de cette année, pour répondre à une proposition du Conseil général, Partage a porté une attention particulière aux " Objectifs de la Campagne du Millénaire " qui constituèrent le fil conducteur entre les divers thèmes. Ce dernier numéro de 2007 continue sur cette lancée...
Le désir d'être présentes au monde des petits et des pauvres, toutes ces personnes auxquelles nous restons bien attentives, n'est-il pas toujours effectif et palpable à travers nous toutes, quels que soient notre âge et notre manière de vivre la mission ? Aujourd'hui, ce sont nos sœurs aînées de quatre communautés, deux du Canada et de deux de Belgique qui nous disent comment elles continuent à réaliser ce désir, alors qu'elles sont reparties dans leurs pays d'origine. Comme le rappelle l'une d'elles, " Notre mission est une, où que nous soyons " (Const. n° 13). Et les A.C. 2005 précisent : " La mission est au cœur de nos vies... Dans notre unique mission, nos sœurs aînées ont une contribution spécifique à apporter " (A.C. 2005, p. 51).
Les " Objectifs... " restent bien présents dans ce que plusieurs sœurs d'Afrique nous partagent de ce qu'elles vivent. Il y a celles qui ont participé à Kinshasa à une session Justice, Paix et Intégrité de la Création, préparée par Marie-Alice Terretaz et un Père Scheutiste. Il y a aussi l'implication d'anciennes élèves dans la célébration au Kenya du Centenaire de l'arrivée des SMNDA dans ce pays. Et puis, tout aussi intéressant en ce qu'il ouvre sur l'avenir, la visite par une sœur de Tunisie des lieux de l'une des plus anciennes maisons de la Congrégation, complètement reconstruite par les soins de l'Éducation nationale tunisienne qui en a fait un lycée moderne. Dans un quatrième texte, nous pouvons découvrir enfin comment l'une d'entre nous, en réalisant des icônes, participe à la protection d'un patrimoine artistique, en donnant corps à la beauté de Dieu, dans un monde appelé à faire vivre cette beauté.
La " Promenade à travers les Archives " nous permet de retrouver les débuts de notre présence au Kenya depuis 1907. Ce Kenya que nous retrouvons encore avec le premier Sommet International des femmes sur le VIH/Sida de Nairobi. Un " Savez-vous que ? " qui suit, lui aussi, le fil conducteur.
En terminant cette présentation, rejoignant les vœux du Conseil, je vous envoie de la part de toute l'équipe de Partage, nos vœux très affectueux pour la belle fête de Noël, fête des petits et des pauvres... et pour la nouvelle année. Que chacune de vous, personnellement et en communauté, se laisse " porter " par Celui qui n'a pas craint de prendre chair pour assumer notre condition humaine et la porter à son plus haut sommet !
Lucie Pruvost
" Missionnaires à tout âge "
EN MAISON DE SŒURS AÎNÉÉS - À BEAUPORT LA MISSION CONTINUE
Sans regarder en arrière
En revenant au Canada en l'an 2000, je ne pensais pas que mon retour serait définitif. Je me donnais encore au moins trois bonnes années de présence quelque part en Afrique de l'Est. Mais voilà que, à mon arrivée à Sillery, on me demande de donner un " service " pour remplacer une sœur nommée à un autre endroit. Ce fut déjà un gros détachement : je savais bien que, après trois ans, il serait trop tard pour retourner en Afrique. Après avoir prié et bien réfléchi, j'ai donc accepté ce nouvel apostolat et je me suis mise au travail sans regarder en arrière.
A Beauport
En 2004, il fut décidé que notre maison de Sillery serait vendue et qu'un groupe de sœurs irait à Beauport, chez les Sœurs de la Charité de Québec. J'étais du nombre en tant que " responsable " de la communauté. Je dois dire que tout en étant disponible pour faire la volonté du Seigneur, et priant beaucoup pour l'accepter, ce changement ne fut pas facile pour moi.
Nous avions déjà une petite communauté à Beauport, et nous arrivions à vingt en plus. Dix sœurs étaient nommées pour l'infirmerie et dix pour la communauté autonome. Nous fûmes accueillies les bras ouverts par le Conseil général des Sœurs de la Charité, et par nos propres sœurs qui firent tout pour que nous nous sentions " chez nous ".
Communauté inter-congrégations
Nous avons une vie de communauté autonome. Nous vivons dans un bel environnement, au 6ème étage de la Maison généralice, avec une vue magnifique sur la ville de Québec et le fleuve St-Laurent. Nous formons une grande communauté inter-congrégations, Sœurs de la Charité, Sœurs de la Visitation Sainte Marie et Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique, toutes sœurs vouées au même Seigneur. Nous partageons la cafétéria, la chapelle, la piscine, le centre médical. Nous sommes accueillies pour toutes les activités : sessions, retraites, journées d'études, fêtes. Nous nous unissons aux joies et aux peines de la maison.
Entre nous il y a de l'entraide, surtout l'accompagnement de nos sœurs malades. Nous les visitons tous les jours, nous leur faisons la lecture, jouons aux cartes avec elles. Les jours de fête de la Congrégation ainsi qu'à Noël, Pâques et autres fêtes spéciales, elles se joignent à nous pour une prière et une fête récréative. Nos sœurs malades sont l'apostolat premier de notre communauté.
Services et autres activités
Avec le personnel laïque très nombreux, nous avons des relations cordiales, surtout avec le personnel soignant, mais aussi avec le personnel d'entretien. Nous participons aux différents services de la maison, comme animatrice sur un étage de l'infirmerie, aidant à l'artisanat, faisant partie de la chorale, faisant la lecture au micro pour toute la maison. Nous prenons notre tour pour la liturgie du dimanche, nous accompagnons parfois une sœur malade à l'hôpital. Plusieurs sœurs de l'infirmerie et de la communauté vont donner un coup de main, tous les jours, à la buanderie pour plier le linge. Plusieurs d'entre nous participent à des journées de récollection, groupes eucharistiques, sessions diverses qui ont lieu ici ou ailleurs.
Les sœurs de la Charité ont un centre d'artisanat dans la maison, et nous pouvons y participer. Cette activité a pour but de fournir aux sœurs de l'infirmerie et à celles qui sont autonomes dans les diverses communautés, une possibilité de s'occuper agréablement selon leurs talents et leur santé. Il y a tricot, couture, broderie, crochet, petits points sur canevas et même tissage. Les sœurs participent aussi à des ateliers de peinture, collage, découpage... Elles réalisent des décorations, cartes de souhaits et différents articles selon leur créativité. Chaque année est organisée une vente de tous ces produits au profit des missions. Le travail des mains fait du bien aux sœurs qui ont du plaisir à travailler encore à leur façon. Elles se sentent utiles et heureuses de faire quelque chose pour le service des pauvres.
Notre réalité missionnaire
Pour l'animation missionnaire, nous prions une journée par semaine, tout spécialement pour les vocations. Nous nous intéressons aux nouvelles du monde et de l'Afrique. Nous accueillons avec joie les sœurs qui viennent en congé. Entendre parler de leur mission, de la situation actuelle de l'Afrique, nous replonge dans notre réalité missionnaire. Les autres sœurs et les laïques de la maison sont très intéressés par notre vie missionnaire, et nous parlons facilement de nos expériences dans les différents pays où nous avons œuvré. Nous n'avons aucun contact avec les jeunes, sauf quelquefois avec des jeunes bien engagés dans leur vocation.
Voilà en bref, la vie " très active " que nous menons en insertion et comme retraitées, faisant ce que nous pouvons pour rester bien vivantes et actives dans un esprit missionnaire. Nous avons conscience que " cet envoi " est sans doute le dernier. Mais nous le vivons dans la sérénité et la reconnaissance envers notre Congrégation qui nous a chaleureusement accueillies et envers le Seigneur qui nous dit de ne pas nous inquiéter du lendemain. Il a aussi promis le centuple à ceux et celles qui laisseraient tout pour le suivre : ce centuple, nous le recevons déjà.
Georgette Martel,
Beauport (Canada)
" SAVOIR QUITTER, SAVOIR DURER "
Au Québec,
toujours disponibles pour la mission
L'envoi vécu
Notre mission est Une où que nous soyons, et tout service, mission en vue de l'Afrique (Const. N° 13). Cette conviction a toujours inspiré ma vie missionnaire, spécialement depuis mon retour d'Afrique en 1992. Elle m'a aidée à vivre l'envoi à l'occasion de la fermeture et de la vente du Chemin Gomin (Québec), mai 2001, suivie de celle de Sillery en janvier 2005 et notre venue à Charlesbourg chez les Sœurs de St-François d'Assise de Lyon. Le Conseil provincial et notre économe nous ont préparées à vivre ces déménagements en nous informant que nos maisons, vu notre vieillissement et le peu de relève, étaient devenues trop grandes et lourdes à faire fonctionner. Elles nous ont accompagnées et soutenues dans l'acceptation de ces obédiences.
Conscience d'avancer en âge
L'envoi à Sillery, maison de sœurs aînées et malades, suscitait en moi luttes et répugnances. Une prise de conscience que j'avançais en âge, que je devais renoncer à certaines activités, sorties, pour entrer dans cette période de ma vie : la vieillesse avec les limites, les diminutions qu'elle entraîne. Le Seigneur qui m'avait séduite dans ma jeunesse, m'a de nouveau parlé au cœur pour faire en moi ce passage (Const n° 22). Et j'ai répondu : " Voici que je viens pour faire ta volonté. "
Une solidarité à vivre
Quelques années plus tard, c'était Sillery que nous devions quitter, notre dernière maison à Québec, sise dans un décor magnifique, face au fleuve. La dispersion de la communauté et des biens nous a demandé détachement et appel à vivre en solidarité avec toutes les personnes âgées, les immigrants et autres, forcés de quitter maisons, familles, pays, sans savoir où aller. Nous nous sentions privilégiées d'avoir des sœurs qui voulaient bien nous accueillir et nous offrir sécurité et fraternité. Oui, le Seigneur est mon Berger, je ne manque de rien ! Il nous a accompagnées dans ces derniers mois laborieux et lourds d'émotion, de séparations. Il fallait faire un tri pour savoir quoi apporter. Nous avons privilégié ce qui nous parlait d'Afrique et, en premier, la statue de Notre-Dame d'Afrique.
Un saut dans la foi et la confiance
Nous devions nous choisir une responsable parmi nous (7 sœurs). Mes compagnes me demandèrent ce service, et poussée par l'Esprit, avec mes 81 ans, mes limites, j'ai dit oui, comptant sur la grâce du Seigneur ainsi que l'aide et la compréhension de mes sœurs. J'en ris encore comme Sara, car rien n'est impossible à Dieu. Il faut parfois un brin de folie, un saut dans la foi et la confiance pour suivre Jésus par les chemins où on ne voudrait pas aller ! Mais le meilleur nous attendait à la Maison Ste-Marie-des-Anges, chez les Srs de St-François-d'Assise.
Nous sommes arrivées le 19 janvier 2005, accueillies chaleureusement par les S.F.A. et nos sœurs résidentes depuis 13 ans. Ces dernières nous ont initiées à la vie interne, aux services de la maison. Elles nous ont reçues durant le mois qu'a duré notre installation. Après les tracas du déménagement, nous goûtions un havre de paix, de fraternité, et de joie dans une simplicité franciscaine. L'atmosphère bienveillante de sérénité et de silence favorise la prière et l'adoration ainsi que les relations harmonieuses entre nous toutes.
Une profondeur nouvelle
Nous formons une grande communauté priante à l'Eucharistie et aux Vêpres. Nous aimons nous retrouver une fois la semaine pour une prière communautaire chez nous et célébrer nos fêtes de famille ensemble : l'Immaculée Conception, la fête de Notre-Dame d'Afrique, Noël, les jubilés, avec nos sœurs du 3e étage et de l'infirmerie, et occasionnellement pour une Eucharistie avec les Missionnaires d'Afrique. Libérées des soucis matériels - cuisine, vaisselle, entretien - cela nous dispose à vivre notre Mission à une profondeur nouvelle (Const n° 53)... en laissant grandir les valeurs de contemplation, d'intériorité et de gratuité, qui fécondent cette étape de notre vie de missionnaire (A.C. p. 51) jusqu'au jour où nous verrons Dieu face à face !
Nos engagements
Selon leurs compétences, les Sœurs ont accepté d'animer la prière, de préparer la liturgie, chants et lectures à la messe et aux Vêpres. Celles qui avaient des activités apostoliques ont pu continuer : pour les démunis, les immigrants, les handicapés de la vue, les personnes seules, le groupe Foi et Partage, ainsi qu'au diocèse pour l'animation missionnaire. Une sœur anime le comité missionnaire de la paroisse, la catéchèse aux enfants. Avec une S.F.A., elle s'implique dans un organisme pour femmes sans emploi. L'une de nous assure un service apprécié de toutes : le soin des pieds et la coupe des cheveux. Nous nous entraidons pour les voyages (accompagnement des malades) et les comptes.
La vie partagée
Nos sœurs en infirmerie ont dû s'adapter à un nouveau personnel. Mais vite, elles ont reçu de bons soins et des attentions selon leurs besoins comme dans une famille. Tous les jours, nous les visitons et les accompagnons pour examens médicaux et autres. Une récréologue propose des animations et des sorties avec des bénévoles-associés des S.F.A.
Les Sœurs de St-François d'Assise ont le sens de la fête et nous font participer à leurs célébrations, jubilés, concerts, retraites, sessions. À Noël, toutes les communautés ouvrent leurs portes pour la visite des crèches ; nous les accueillons aussi chez nous. À notre première porte-ouverte, nous avons donné l'historique de la Statue de Notre-Dame d'Afrique et présenté nos Fondateurs.
Le personnel de la maison nous a bien accueillies. Nous essayons de leur transmettre notre amour de l'Afrique et des Africains et de vivre ce qui nous distingue : simplicité de vie, ouverture et proximité dans le respect de l'autre ; gratitude et joie pour ce dont nous bénéficions dans cette maison : service d'infirmières jour et nuit et d'un médecin sur appel, nourriture soignée et abondante, aide pour le ménage, réparations et autres services.
Notre exode va continuer...
Nous nous sentons chez nous ici, capables aussi d'accueillir nos sœurs, famille, amis et ainsi garder contact avec l'Afrique. Comme Abraham, notre exode va continuer. Cette grande maison est occupée à 46%, et des démarches sont en cours avec un promoteur. Fortes de nos expériences passées, nous faisons confiance à la Congrégation et à nos responsables, par-dessus tout au Seigneur qui nous a toujours conduites en de verts pâturages et en la vie en abondance. " La disponibilité à être envoyée est au cœur de notre charisme " (A.C.2005 p. 49). Nous voulons la vivre jusqu'au bout.
Charlotte Couture,
Charlesbourg 4ème
ANTWERPEN - " MISSIONNAIRES À TOUT ÂGE "
" Notre mission est une, où que nous soyons "
(Constitutions n°13)
Tout quitter
C'est " l'envoi " qui donne consistance à notre mission où que nous soyons. En juin 2001, l'envoi en communauté SMNDA, dans la " Germeenschapshuis St-Camilius " des Sœurs Hospitalières d'Antwerpen, nous a demandé de tout quitter, même notre milieu de vie habituel. Nous l'avons accepté et vécu dans la foi, croyant que la vieillesse offre aussi une chance missionnaire féconde qui nous fait porter des fruits en abondance. Ludovica Hofmans, la huitième SMNDA arrivée récemment, disait : " Je suis missionnaire là où l'on m'envoie. Mon grand désir est une vie de prière plus intense et moins agitée. "
Témoignages
Une Sœur Hospitalière me confiait un jour : " Vous, SMNDA, vous êtes sociables. Vous vous approchez des personnes que vous rencontrez. Vous êtes réservées, mais en même temps très communicatives. Quand on vous rencontre, vous n'attendez pas qu'on vienne vers vous. C'est vous qui faites le premier geste d'approche, celui de la fraternité, de l'amitié. Vous ouvrez ainsi le chemin vers Celui qui vous habite ! "
Nous savons par expérience qu'elles apprécient notre aide, notre service là où c'est possible. " Vous n'attendez pas qu'on vous demande un service, vous l'offrez " disent-elles. C'est ainsi par exemple que quelques-unes d'entre nous donnent un coup de main à la sœur chargée de la lessive, pour plier le linge.
N'est-ce pas cela " être femmes avec les femmes ", à n'importe quel âge et à tout moment de notre mission ? Nous l'avons fortement expérimenté lors de la maladie et du décès de notre sœur Laetitia en mai 2006. Durant sa longue souffrance et jusqu'à sa mort, un service de soins et de présence était né entre les Srs Hospitalières et nous. Une mission commune par un don fraternel significatif. Ainsi notre sœur a pu rester parmi nous durant ses onze mois de souffrance. Au cimetière d'Antwerpen, Laetitia repose dans la concession des Srs Hospitalières. Lorsque nous l'avons remerciée, la Supérieure générale a répondu : " Nous sommes très redevables aux SMNDA. Elles nous édifient par leur sobriété de vie, par leur bonne humeur. Elles sont toujours contentes. "
Entre nous et avec toutes
Sur notre étage, nous vivons avec sept autres Congrégations non-missionnaires, mais de type apostolique (soins aux malades, enseignantes, etc.) et une Congrégation contemplative, qui vit simplement comme les autres. Les relations avec chacune de ces Congrégations sont bonnes. Les dons reçus et l'identité de chacune sont respectés en toute simplicité, vérité et serviabilité. De temps en temps, nous nous retrouvons toutes pour une réunion commune. Chaque Congrégation essaie de garder ce qu'elle a de spécifique, son charisme propre. Cela n'exclut pas une bonne fraternité, ainsi qu'une entraide fraternelle, qui se manifeste dans les petits services quotidiens. Nous nous ouvrons aux problèmes et aux joies de toutes. Non sans quelque limite pourtant, nous pouvons rencontrer l'après-midi les familles qui viennent rendre visite aux sœurs. Tout compte fait, c'est surtout au moment des repas que nous nous rencontrons les unes les autres. Il faut noter que nous vivons en bonne entente. Comme nous sommes le groupe le plus nombreux, nous avons la chance de disposer d'une salle de séjour où nous sommes libres de nous y retrouver et de tenir nos réunions.
S'ouvrir aux problèmes et aux joies de tous et toutes, c'est aussi ce qui se passe avec le personnel laïc composé en grande partie d'étrangers, surtout nord-africains, même si nous n'avons pas beaucoup de contacts avec ce personnel. Mais ces contacts sont toujours simples et cordiaux. Les malades sont regroupées au 3ème étage, et leurs soins sont aussi assurés par des laïques. Mais comme tout est très organisé, il est difficile de circuler n'importe quand dans la maison.
Mission dans l'actualité
d'aujourd'hui
Pour nous, la vie en maison inter-congrégation est une invitation, un appel et un rappel pour continuer notre mission dans l'actualité d'aujourd'hui. Comme religieuses, nous avons pas mal en commun. Mais en même temps, nous sommes tellement différentes par l'appel particulier de chaque charisme, qui donne une couleur typique à la vocation et à la mission confiées à chaque Institut religieux ! St Paul ne parle-t-il pas de l'importance des différents dons, des appels, des vocations, ces différences qui conduisent au respect de l'autre, dans la charité et la bonté ? Ainsi nous pouvons constater que notre mission SMNDA est loin d'être dépassée ou épuisée. Elle n'est pas à sa fin ! Elle nous invite à tout moment à donner des réponses actuelles, des témoignages, et ceci grâce à l'Esprit vivant dans son charisme et en chacune de nous à toute heure. Ainsi, nous portons ensemble les joies, soucis et peines de la vie, pas seulement entre nous en vase clos.
Cela nous conduit souvent vers des possibilités inattendues, vers les différences des autres qui surgissent d'un appel et qui nous font entrer dans leur manière de vivre et d'agir. Appels de ce petit " monde universel " sur place qui interpelle notre cœur missionnaire et l'engage. Ainsi, Frieda Avonts a été invitée pour donner à une vingtaine de Srs Hospitalières âgées une retraite de quelques jours, adaptée à leur âge et à leurs possibilités. Une façon inattendue d'être missionnaire, mais combien appréciée et réussie !
Nos relations avec l'extérieur
Les déplacements en transports publics, devenus de plus en plus difficiles à cause de notre âge, des contacts avec l'extérieur deviennent de plus en plus rares pour la plupart d'entre nous. Cela n'empêche pas de rendre la Congrégation particulièrement présente les
jours de fête de notre Institut, organisant des moments de prière missionnaire entre nous et parfois aussi avec les MAfr. Cela nous unit aussi à notre mission commune.
Missionnaires à tout âge ?
Dans ce qui précède, nous entendons un appel missionnaire qui nous invite à nous réunir davantage entre nous, aussi en communauté pour mieux nous rendre compte de ce qui se vit dans notre région, notre province et dans toute la Congrégation. Les Feuilles de Nouvelles aux divers niveaux nous y aident beaucoup. En communauté, nous voulons intensifier nos rencontres afin de mieux saisir les vraies questions, de prier davantage pour mieux discerner et trouver aussi les réponses actuelles pour notre mission ici à Antwerpen.
Notre mission n'est pas achevée. Elle se vit dans et pour notre entourage. Elle nous y invite dans ce petit univers missionnaire que nous, SMNDA, formons ici. Cette " mission à tout âge " continue d'une autre façon, d'une
façon nouvelle. Elle est en même temps la même dans un même Esprit de Dieu qui, par le même charisme, nous conduit vers son but ultime, vers la CARITAS du Cardinal Lavigerie, de Mère Marie-Salomé et de toute la Congrégation dans son passé, son présent et son avenir. Sans CHARITE, il n'y a pas de mission possible. Elle est de tout âge et pour tous les âges. Elle ne passera jamais (Cf. 1 Cor. 13, 8).
Frieda Avonts, Alice Goyvaerts, Mia Nouteurs,
Godelieve Zwijsen, Gaby Van den Borre et Ludovica Hofmans
Communauté de Anwerpen
A OOSTKAMP,
UN " JOB " MISSIONNAIRE
AUPRÈS DES MIGRANTS
Rosa Sintobin a passé six années à Oostkamp entre 1999 et 2005, date depuis laquelle elle fait partie de la communauté de Kortrijk Pottelberg, sans avoir pour autant abandonné une présence effective et qui lui tient à cœur auprès des immigrés qu'elle a l'occasion de rencontrer. Rosa a bien voulu participer à ce numéro de Partage en nous envoyant son témoignage personnel. Qu'elle en soit vivement remerciée !
A l'occasion des élections parlementaires en Belgique, le 10 juin 2007, nos évêques ont proposé de " choisir " pour les migrants la rédaction d'un texte de loi plus humanitaire que le précédent. En effet, ils sont souvent exploités et font l'objet d'un commerce scandaleux et inhumain, celui des " passeurs ". Personnellement, j'ai eu le bonheur de travailler pour des immigrés, d'abord six ans à Oostkamp, puis environ deux ans à Kortrijk. Sans amis, ils ne sont jamais intégrés et sont donc souvent renvoyés d'où ils viennent... J'en ai l'expérience !
Avec une famille de migrants
A peine arrivée à Oostkamp, j'ai reçu la visite d'un prêtre de la paroisse qui venait me demander de m'occuper d'une famille de migrants, et j'ai accepté. La famille comprenait le père, la mère et trois enfants de 8 et 5 ans et 3 mois. Il s'agissait d'Albanais musulmans, réfugiés politiques. Notre première rencontre est inoubliable. Je me suis présentée comme missionnaire catholique, amie de tous les peuples et ayant déjà été en contact avec des musulmans. Comme nous ne connaissions pas nos langues respectives, la conversation a commencé avec quelques mots-clés de l'une et l'autre langue, accompagnés de gestes significatifs et de larges sourires. C'est incroyable combien le sourire peut être parlant ! Tout ce scénario avait pour but de faire comprendre une grande vérité : tous les êtres humains sont d'égale valeur. Nous étions tellement d'accord que nous riions de joie et de bonheur. L'accueil était vraiment chaleureux.
Comment aider ?
Comment aider ces personnes sans empiéter sur le rôle des instances officielles ni sur ce que les intéressés pouvaient faire eux-mêmes ? Tout d'abord il fallait s'occuper d'intégrer les enfants à l'école. D'où une conversation avec le directeur et les enseignants peu habitués aux migrants. Nous avons aussi pu parler de l'islam et du respect des religions. A proximité de l'école se trouve un centre d'accueil pour les jours de congé. Grâce à quelques démarches, Yusuf et Bari y furent admis gratuitement en attendant que leur père ait trouvé un emploi.
Connaître la langue est aussi une nécessité pour les migrants. C'est pourquoi j'ai fait de nombreuses visites aux parents afin de les faire progresser en néerlandais. Il y faut de la patience, mais cela vaut le coup ! Je suis toujours heureuse et fière de mon pays lorsque ces Albanais me disent que tous les gens de leur rue sont aimables avec eux.
Travailler à l'unité
S'occuper des migrants est une excellente façon de travailler à l'unité dans notre société si diverse. Trop de personnes encore, sans être vraiment racistes, ont peur de l'étranger, de l'autre, ou bien elles sont méfiantes. Le travail de l'unité est une œuvre de longue haleine. Ce n'est pas pour autant une raison pour ne rien faire. Rome ne s'est pas construite en un seul jour non plus ! Quoi qu'il en soit, je désire apporter ma modeste pierre à la construction de la tour de l'amour universel. Beaucoup de gens du monde entier - personnes compétentes et gens simples - consacrent leur temps et leur personne à cette tâche passionnante. C'est animée de cet esprit que je veux vivre. Oui, je suis convaincue qu'agir en faveur des migrants est un " job " passionnant et très missionnaire.
Je l'ai saluée...
Ayant dû quitter Oostkamp pour Kortrijk, je n'ai pas pu continuer avec le foyer albanais. Heureusement, presque tout a pu être réglé : papiers de séjour et travail. J'ai pu arrêter, au moins pour ma part, une exploitation financière, arranger des vacances gratuites pour les enfants, etc. A Kortrijk, j'ai continué dans ce sens. Un jour, en attendant un bus, j'ai rencontré une dame d'environ quarante ans. Voyant qu'elle était étrangère, je l'ai saluée. Elle m'a dit qu'elle était iranienne et musulmane de même que son mari et leurs trois enfants de 25, 23 et 5 ans. Ils ont quitté leur pays pour échapper à la décapitation qui les menaçait, car ils voulaient devenir chrétiens. Depuis sept ans qu'ils sont arrivés, ils attendent leurs papiers de régularisation. C'est donc mon premier souci. J'ai quelque raison d'espérer... Les deux aînés font des études supérieures à l'Université de Gent (Gand). L'année prochaine, ils devraient obtenir leur diplôme - électricien et ingénieur - techniciens qui manquent actuellement.
Je saisis l'occasion d'exprimer ma reconnaissance à la Congrégation pour son insistance sur une spiritualité solide, l'attachement fort au Christ, le " Tout à tous ", son ouverture au monde, sa continuelle adaptation à l'actualité.
Rosa Sintobin,
Kortrijk Pottelberg (Belgique)
La vie se partage
KINSHASA - UNE SESSION JUSTICE, PAIX,
INTÉGRITÉ DE LA CRÉATION
Du 1er au 21 juillet 2007, une trentaine de missionnaires œuvrant en Afrique se sont réunis au Centre Mbiti, à Kinshasa (R.D.Congo) pour réfléchir sur la possibilité de mettre en route un réseau commun de JPIC. C'est à partir de Romeque Marie-Alice Terretaz et le Père Gaby Gheysens, CICM (Scheutiste) ont organisé cette session à laquelle ont participé aussi Pilar Delgado de Kalemie et Christine Bahati de Nairobi. Pilar et Christine nous en proposent le compte-rendu.
" C'est le Père Fernando Zolli, missionnaire combonien, qui a pris l'initiative à Rome, de lancer un appel aux instituts missionnaires travaillant en Afrique, pour leur demander de former leurs membres dans le domaine de JPIC, en vue de travailler en réseau " a rappelé Marie-Alice au début de la rencontre. Ce missionnaire était en effet convaincu que la justice fait partie intégrante de l'Évangélisation, et il invitait d'autres instituts à le rejoindre. Ses objectifs étaient les suivants :
- Formation permanente de coordinateurs et coordinatrices de JPIC en Afrique ;
- Création par les Africains d'un Réseau JPIC africain.
Marie-Alice et le Père Gaby Gheysens, CICM, ont mené cette initiative à terme en organisant cette rencontre sur le terrain et en coordonnant son déroulement.
Nous formions un groupe international et interculturel de trente-huit participantes et participants, originaires de quatre continents :
- Amérique Latine : Haïti, Brésil, Mexique et Equateur ;
- Europe : Italie, Espagne, Belgique et Suisse ;
- Asie : Philippines ;
- Afrique : Bénin, Tchad, Cameroun, Togo, Soudan et R.D. Congo
Nous représentions dix instituts missionnaires dont deux MAfr et une Congrégation diocésaine de Kole (RDC) travaillant dans différents pays d'Afrique. Un laïc nous avait rejoint lui aussi. Deux animateurs permanents, l'Abbé José Mpundu (diocèse de Kinshasa) et le Père Jean-Patrick Ngoyi, CICM congolais travaillant au Nigeria, secondés par d'autres intervenants, nous ont accompagnés durant ces trois semaines.
Une méthodologie inductive, à l'image de la pédagogie de Jésus, a été choisie. Pendant la première semaine, l'Abbé José Mpundu nous a aidés à analyser nos expériences à l'aide de l'outil du " cercle pastoral " utilisant la méthode de " voir, juger, agir ".
Puis, il nous a conduits à tracer une spiritualité de JPIC. La contemplation de Jésus en action dans notre vie quotidienne motive notre engagement dans JP. Elle place la personne humaine et sa dignité au cœur de notre combat.
Au cours de la deuxième semaine, l'exposé du professeur Thierry Nlandu sur " Les défis de l'Afrique post-électorale " nous a amenés à définir les principaux défis que l'Afrique a à relever aujourd'hui. En voici quelques-uns :
- Défi éthique face à une perte généralisée des valeurs ;
- Défi de l'indépendance financière et de la souveraineté qui fait de l'Afrique un continent
mendiant en dépit de sa richesse et dont la survie est tributaire de l'aide extérieure ;
- Défi de la participation des femmes, qui ont le potentiel nécessaire pour changer leur Afrique ;
- Défi du passage d'un pouvoir dictatorial à un pouvoir partagé.
L'analyse des injustices dans l'Eglise et dans nos propres instituts religieux, nous a permis de prendre conscience qu'il n'y a pas de " petite injustice " ni de " grande ". Si l'injustice tient, c'est par ce qu'elle est soutenue par des piliers. J'en suis un moi-même ! Le Père John Patrick Ngoyi, nous a ensuite appris à construire une session de conscientisation, puis à réfléchir à la formation d'un réseau. Mme Axelle Fischer, venue de Belgique, a partagé deux journées avec nous. Elle nous a parlé du rôle de la mémoire face à l'impunité pour permettre une réconciliation en profondeur. Son exposé nous a ouvertes aux dimensions du monde, puisqu'elle l'a illustré par des exemples pris de l'Argentine, du Pérou, des Balkans et du Japon.
Durant les deux derniers jours, nous avons élaboré des pistes d'action, définissant d'abord notre VISION de l'Afrique : une Afrique unie et prospère, solidaire et réconciliée, ouverte au monde. A partir de là, nous avons mieux pu cerner notre MISSION : lutter structurellement contre la corruption et les injustices qui affectent les gens, tout en promouvant la justice et paix.
Ensemble, nous avons choisi une ACTION STRATÉGIQUE à mener, là où nous sommes envoyés : lutter contre la violation des droits humains en alphabétisant. Nous entendons ce verbe " alphabétiser " dans un sens large qui recouvre toutes les formes d'ignorance concourant à la violation des droits humains.
Pour que le feu de cette session ne s'éteigne pas, un comité provisoire de cinq personnes a été constitué, chargé d'en assurer le suivi.
De notre côté, nous avons remarqué que la plupart des instituts religieux travaillent en réseau, et cela nous a interpellées. Nous avons à développer entre nous la culture du réseau. On en apprend beaucoup et on ne perd absolument rien !
Justice et paix ne sont pas réservées à des spécialistes. Cela fait partie de notre vie quotidienne. C'est la réponse que nous donnons face aux injustices rencontrées au fil des jours. C'est développer " une sainte indignation " qui nous fait dire à la suite du Cardinal Lavigerie : " Je suis homme/femme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger. Je suis homme/femme, l'injustice envers d'autres révolte mon cœur. Je suis homme/femme, l'oppression indigne ma nature. "
Pour que cette session puisse nous aider toutes, nous invitons celles qui sont intéressées à bien vouloir partager certaines de leurs expériences d'injustice en nous disant un peu comment vous avez résolu la situation. Déjà, dans un prochain Partage Trentaprile, Pilar et moi, nous vous partagerons nos expériences*.
En terminant, nous voulons dire notre grande reconnaissance à la Congrégation qui nous a donné l'occasion de pouvoir participer à cette session. Notre SOUHAIT est qu'une SMNDA soit présente dans le réseau africain pour continuer ce travail lancé par Marie-Alice Terrettaz.
Pilar Delgado et Christine Bahati Safi
CÉLÉBRATION DU CENTENAIRE AU KENYA
Cent ans de présence au Kenya, une bien longue période à célébrer en un temps si court ! Ce fut joyeux et plein de couleurs, par une journée radieuse et ensoleillée. Notre charisme spécial pour les femmes s'est exprimé tout au long de cette célébration, ainsi qu'à travers les partages brefs des quatre témoins choisis.
Belinda Rego, une laïque, ancienne élève de l'école Etoile de la Mer à Mombasa, puis enseignante à Mary Hill de Thika, a rappelé Sr Gacambi, Supérieure générale des Sœurs de l'Assomption de Nairobi, une parmi les témoins durant la célébration, notre rôle dans l'éducation des femmes, une formation globale à la vie. Dans l'exposé très vivant de la supérieure générale des Sœurs de l'Assomption de Nairobi, Sr Theresa Gachambi, nous avons pu sentir leur gratitude et leur reconnaissance pour leur avoir donné la vie et les avoir accompagnées jusqu'à ce jour. " Elles sont nos sœurs, nos mères et nos sage-femmes " dit-elle aux assistants. Un grand nombre d'entre elles participaient à la fête, avec postulantes et novices, et élèves de Mary Hill qui nous réjouirent par des chants et des poèmes de reconnaissance aux SMNDA. Etaient également présentes deux autres Congrégations fondées par nous en Uganda, à savoir les Banyatereza et les Banabikira.
Le P. Paul Hannon, MAfr, mit en lumière combien il était important et précieux pour lui et pour ses frères MAfr d'avoir des sœurs avec qui avoir une bonne collaboration, de nombreuses occasions de travailler, partager et célébrer.
Puis, ce fut au tour de Jocelyne Morin. Tout en remerciant chacun d'être venu célébrer avec nous, elle fit ressortir notre apostolat passé et présent au Kenya, insistant une fois encore sur notre longue contribution au bien-être des femmes, en travaillant pour elles et avec elles.
Au début de la célébration, Vicky Ciharhula présenta tour à tour chacune de nous, avec son pays d'origine. Notre grande internationalité a été remarquée par beaucoup ! Avec l'archevêque Mgr Ndingi et tous les autres prêtres, nos frères et amis, nous, SMNDA, nous nous sommes avancées en procession dans l'église, portant le Cierge pascal et une grande photo de N.D. d'Afrique. A la procession d'offertoire, on apporta des symboles : photos du Cardinal et de Mère Marie-Salomé, le pélican, les noms de toutes nos sœurs qui furent ou sont encore au Kenya ; un panier de fruits pour représenter notre internationalité, un palmier, symbole de plénitude de vie et de paix, exprimant notre disponibilité totale ; du pain et du vin, symboles des fruits de notre longue présence dans le pays avec les joies, les souffrances et les réussites de tous ceux qui ont connu, aimé et ont été aidés par nos sœurs. Chaque symbole fut expliqué au cours de la procession.
Dans son homélie, le P. Martin Onyango, MAfr, souligna quelques paroles du Cardinal, ou encore tel proverbe concernant les femmes : " Quand on éduque un homme, on éduque un individu ; quand on éduque une femme, on éduque une nation. " Dans sa très brève intervention, l'archevêque nous a vivement invitées à revoir dans le futur notre présence dans les écoles.
Bien noter aussi la présence de Radio Waumini, du journal National Mirror et de la TV nationale.
Après la célébration eucharistique à la paroisse N.D. Reine de la Paix, à South B où se trouvent nos frères, nous nous sommes rendus dans le réfectoire de la toute proche école primaire de N.D. de la Merci. Là, nous avons partagé un repas avec plus de 600 personnes. Pendant et après le repas, la fête a continué avec chants, poèmes, danses et distribution de cadeaux de la part des divers invités qui voulaient exprimer leur gratitude.
Marcelle Morin, Nairobi
LA MARSA JBEL -
UN NOUVEAU VISAGE
Le 15 août 2007, l'ensemble des sœurs de la Tunisie étaient réunies à La Marsa-Taboq. Quelques-unes d'entre nous, nous avons souhaité aller visiter notre ancienne maison de la communauté du Jbel. Nous savions qu'elle avait été complètement démolie. En effet, il ne reste plus qu'une partie du mur d'enceinte. A la place de notre maison, un lycée a été construit : un grand bâtiment sans étage autour d'un patio spacieux. Un amphi en plein air a été bâti dans l'ancien " petit bois ". Le tout est peint en blanc et orange : un ensemble étincelant sous un magnifique ciel bleu.
Nous avons été accueillies aimablement par le responsable des travaux. Toutes les classes sont prêtes pour la rentrée de septembre. Le terrain de jeux situé dans l'orangeraie le sera un peu plus tard. En nous voyant passer, quelqu'un a dit tout bas : " El babbasat " (Ce sont les sœurs).
Notre visite se poursuivit. A notre mémoire revenaient les visages et les noms des sœurs qui pendant des années se sont dépensées sans réserve dans ces lieux : à la formation des jeunes filles, à la broderie, au tissage des tapis et à la couture ; les sœurs qui ont accueilli les jeunes qui aspiraient à un diplôme de formation professionnelle ou au certificat d'études. Ou encore les noms de celles qui travaillaient à l'exploitation agricole, celles qui soignaient au dispensaire les malades de la population très pauvre du quartier ou qui travaillaient comme infirmières à l'hôpital de la Marsa. Ou bien encore celles qui lavaient et raccommodaient les gandouras des scolastiques Pères Blancs... et j'en oublie. Nous pensions à toutes les sœurs qui ont vécu là de longues années de dévouement, de fidélité et d'amour du Seigneur au service des Tunisiens. Leur souvenir, et je devrais même dire leurs gouttes de sueur - au sens propre du terme - restent là mystérieusement enfouies dans ce lieu, germes d'une vie nouvelle. Rien n'a été vain, rien n'est vain pour le Seigneur...
Les Sœurs Blanches étaient arrivées dans cette maison en octobre 1882 et l'ont quittée " non sans larmes " en 1979, même si des sœurs ont continué l'école jusqu'en 1988, tout en vivant dans la communauté du Taboq. Aujourd'hui, 15 août 2007, nous vient à l'esprit le chant " Tournés vers l'avenir ". Oui, l'avenir, ce sont ces jeunes Tunisiennes et Tunisiens pour lesquels ce lycée tout neuf va ouvrir ses portes dès la rentrée prochaine.
Immaculada Estremera,
Tunis-Maison d'Etudes
UNE SMNDA - MAÎTRISE L'ART DES ICÔNES
Juliette Christiaens, d'Antwerpen, l'une des artistes de la Congrégation, nous partage ce qui l'a tenue en haleine pendant tout le mois de mai dernier : à Antwerpen, dans une librairie, une exposition d'icônes qu'elle avait elle-même réalisées. Un dépliant annonçant l'exposition conviait à venir contempler et acheter ses icônes. Le produit de leur vente en était destiné aux SMNDA. Juliette était invitée à présenter sa vie de missionnaire en Afrique, Tunisie puis Congo et Rwanda, et comment elle en était arrivée à cet art des icônes.
Lors de mon retour définitif en Belgique, en 1996, explique Juliette, j'avais exprimé mon fervent désir d'apprendre à faire des icônes. Cela me fut accordé. Quelques jours avant Noël, il y avait à Herne chez les Carmélites, une session d'iconographie à laquelle je me suis inscrite. Le moine oriental sous la direction duquel devait se dérouler la session s'étant dédit, une de ses élèves se chargea de le remplacer. Nous étions quatre à y participer, et chacune a pu exécuter son icône, avec des résultats tout à fait différents les uns des autres, les quatre réalisations étant toutes fort jolies. C'est ainsi que j'ai appris à utiliser des pigments et à les mélanger avec de l'eau et du jaune d'œuf. Et je me suis mise au travail pour en confectionner de nouvelles.
J'ai découvert que " écrire des icônes ", c'est écouter attentivement. C'est écouter la Tradition, dialoguer avec le Saint que l'on veut rendre présent. C'est surtout écouter l'Esprit Saint en son propre cœur. C'est une amie qui m'a une fois parlé d'une exposition ; l'idée est restée en l'air, et j'ai tout simplement continué à peindre... Et voilà le résultat.
Les quinze premiers jours de l'exposition ont été très calmes. Les clients de la librairie passaient sans y porter grande attention. Puis est venu un professeur de Bunia, ami de la communauté, intéressé et content d'admirer, qui a même acheté une icône. Ce fut pour moi comme un nouveau début, et mon commentaire a gagné en animation. Je n'avais pas peur d'avouer mes recherches et mon ignorance du monde copte. Une dame frœbelinenne (1) ayant travaillé six ans dans des villages coptes en Egypte, m'a comblée d'explications et m'a apporté des albums, icônes et dessins. Par leur visite, Begoña Iñarra et Madeleine Dierckx, qui ont œuvré quinze ans en Ethiopie, m'ont donné en surabondance. Une amie iconographe m'a passé un document incomparable sur l'histoire des icônes éthiopiennes qui sont à la base de toute icône. Contacts et conversations sur l'Afrique ont fait l'unité de tout cela. Je me sentais SMNDA à cent pour cent.
Une fois l'exposition finie, j'en ai refait une brève édition pour les sœurs anciennes du deuxième étage de St-Camillus. Dans leur chaise roulante ou avec leur petit déambulateur, elles ont fait le tour des tables. L'intérêt qu'elles ont montré et leur joie sont mon plus grand remerciement.
Juliette Christiaens,
Antwerpen - St-Camillus
(1) Frœbel, pédagogue allemand du 18ème s. a lancé les jardins d'enfants et a composé une méthode pour eux.
Promenade à travers les archives
CENT ANNÉS DE PRÉSENCE
AU KENYA
Cette " Promenade à travers les archives " est en grande partie tirée de l'article de Margaret Kennedy " One Hundred Years in Kenya - Past and Present " (Cent ans au Kenya - Passé et présent) paru dans White Fathers and White Sisters (Royaume Uni) d'octobre-novembre 2007. Il a pu être complété par d'autres informations tirées des archives de la Maison généralice. Merci à Margaret d'en avoir autorisé la reprise.
Lucie Pruvost
Revenir sur nos cent années de présence au Kenya et notre place dans l'histoire de l'Eglise de ce pays, c'est rendre hommage à toutes les sœurs qui y ont vécu. Elles y ont enseigné, soigné, l'ont aimé et ont su de tant de manières créatives céder la place.
Au commencement...
Le 21 avril 1907, les six premières sœurs (1) abordaient la côte exotique de Mombasa. Je me suis souvent demandé ce qu'elles avaient ressenti à cet instant. Mgr Allgeyer, Père du St-Esprit, alors vicaire apostolique de Zanzibar avait demandé des SMNDA pour ouvrir une mission à Mangu (Thika), à cinquante kilomètres au nord de Nairobi. En 1909, elles allaient retourner à Mombasa où elles transformeraient l'éducation des filles de la côte kenyane.
Il est bon de rappeler que l'installation de SMNDA au Kenya avait été lancée par M. Marie-Salomé et son Conseil en raison des circonstances. Il fallait remédier aux conséquences sur les Congrégations religieuses de plusieurs lois françaises, nettement anticléricales, s'appliquant à l'Algérie. Celle de 1901 concernait les associations et créait déjà quelques difficultés aux instituts religieux. Celle de 1905 instaurant la séparation de l'Eglise et de l'Etat entraîna pour nous la fermeture de plusieurs maisons en Algérie. D'autre part, en Afrique Occidentale alors sous régime colonial français, les effets d'un climat très meurtrier venaient s'ajouter aux tracasseries de l'administration française. Il fallait donc envisager de nouvelles fondations dans des régions plus accueillantes. C'est pourquoi, M. Marie-Salomé répondit volontiers aux appels des Vicaires apostoliques. Elle voulait aussi avoir un lieu d'accueil pour les sœurs malades et ayant besoin de repos. Elle fait donc rechercher des terrains salubres et fertiles, même hors des régions dirigées par des MAfr. On pourrait y entreprendre des cultures et avoir ainsi des revenus qui serviraient à l'entretien des sœurs et aux besoins de la mission un peu partout. Un retour aux sources en quelque sorte ! (2)
Mangu... " Couvent de la Sainte Famille "
Le 6 juin 1907, les SMNDA arrivaient à Mangu, Thika, leur première communauté au Kenya. Elles achetèrent un terrain et y plantèrent café et arbres fruitiers pour répondre aux désirs de M. Marie-Salomé et procurer ainsi de quoi financer à la fois le nouveau projet et d'autres besoins de la mission. Elles apprirent le kikuyu et les coutumes du lieu. Les débuts furent laborieux. Elles commencèrent par visiter les gens et enseigner le catéchisme. Puis, ce fut une maternité, un dispensaire, un orphelinat et une école, où furent donnés les enseignements de base. L'école devint l'école primaire de Madaraka, avec le foyer Maria-Goretti. Tandis que l'éducation était donnée aux Africains, aux Asiatiques et aux Européens, peu était fait pour les familles interculturelles dont les enfants étaient souvent marginalisés. Un pensionnat commença à accueillir des enfants des trois pays d'Afrique de l'Est. Il devint plus tard l'école secondaire Mary Hill. Les deux pensionnats rendirent service aux élèves de toutes races. En 1976, ils furent remis aux Sœurs de l'Assomption et à du personnel kenyan. A Keriko, près de Thika, un dispensaire fut ouvert, et les sœurs enseignèrent et dirigèrent une école " Harambee " (" travailler ensemble " en kikuyu). La communauté locale finança l'école. Nous avons transmis l'école en 1989.
D'autres communautés furent ouvertes à Kiambu en 1909, pour quelques mois, et à Limuru en 1931. Le pensionnat ouvert à Limuru fut cédé en 1934 aux Sœurs de Lorette. Quelques-unes de ces pensionnaires constituèrent le noyau d'une nouvelle Congrégation locale, les Sœurs de St Joseph de Bura, dans l'actuel archidiocèse de Mombasa. Cette Congrégation est aujourd'hui largement développée et reste très proche de nous. Les sœurs travaillent dans l'éducation et la pastorale.
Naissance des Sœurs de l'Assomption
En 1955, Mgr McCarthy, Père du St-Esprit, alors archevêque de Nairobi, confia la formation d'une nouvelle Congrégation kenyane aux SMNDA. On les connaîtrait comme Sœurs de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie de Nairobi. En 1970, le gouvernement de la Congrégation fut remis à Sr Marie Theresa Gacambi et son Conseil. Aujourd'hui, ce groupe vivant est devenu Congrégation de droit pontifical. Ces sœurs travaillent dans plusieurs diocèses du Kenya : éducation, médical, pastorale et administration, toujours au service des populations non privilégiées. Elles portent une attention particulière aux femmes. Elles ont aussi fondé des communautés à la Jamaïque, aux Antilles et aux USA.
A Mombasa en 1909 - Un creuset de cultures
En mai 1909, cinq sœurs commencèrent à enseigner sur la belle île de Mombasa, au milieu de temples, mosquées et églises entourées par l'azur étincelant de l'Océan Indien, le balancement des palmes et une saveur spéciale d'hospitalité. Mgr Alleyer avait demandé aux sœurs d'ouvrir une école catholique de langue anglaise. Les sœurs ouvrirent aussi un dispensaire et se mirent à visiter l'hôpital du gouvernement. On installa également une petite ferme pour procurer quelques revenus. En 1927, un nouveau projet fut lancé à Makupa, un autre quartier de Mombasa où furent enseignées aux femmes couture, cuisine, hygiène, soin des enfants, religion et morale.
Les " Etoiles "
Les sœurs s'engagèrent dans de nombreuses activités. Mais le centre principal restait " L'école du couvent des Sœurs Blanches ", devenue en 1954 " Etoile de la mer ", avec jardin d'enfants, primaire et secondaire. Cet établissement, ouvert à toutes les religions, favorisa le dialogue interreligieux, spécialement avec les musulmans. Il fut peu à peu transmis aux Srs de St Joseph de Mombasa. Il avait permis d'établir avec femmes et familles de précieux contacts approfondis au fil des ans. Plusieurs SMNDA y ont fait leurs études : Tecla de Souza, Cecilia Commissariat, Vivien de Souza, Edith Quadros, Filomena Pereira et Daphne Alphonso. C'est aussi à Mombasa que Zita Cardozo, d'une famille originaire de Zanzibar, nous a connues.
Cent années d'expansion et de transformation
Parler en quelques mots de cent années de présence est impossible. C'est pourquoi d'autres développements sur l'ensemble des cent ans de cette histoire seront donnés dans un prochain Partage Trentaprile. Nous ne pouvons que dire " Merci " à toutes celles qui ont semé et à celles qui continuent à planter, arroser et récolter. Nous sommes fières d'avoir pris part à cette vivante Eglise du Kenya. Après la remise progressive des écoles à des Kenyans, de nouvelles activités ont vu le jour sous le signe de " l'Option pour les pauvres ". Aujourd'hui, présentes uniquement à Nairobi, les SMNDA y poursuivent leur mission avec un dynamisme tout autant créatif qu'au début de leur présence au Kenya.
Margaret Kennedy,
Royaume Uni
(1) Les Srs Restitute, allemande, 52 ans, St Martial, française, 30 ans, St Yves, française, 31 ans, Maximilienne, allemande, 38 ans, Thomas de Villeneuve, canadienne, 28 ans, St Guillaume, française, 29 ans.
(2) Voir Marie-Madeleine Guillaumin, Mère Marie-Salomé au service de la Congrégation, Smnda, Frascati, 1988, p. 14 et 15.
Savez-vous que ?
CONFÉRENCE INTERNATIONALE DES FEMMES SUR LE SIDA -
NAIROBI JUILLET 2007
L'Association chrétienne mondiale des jeunes femmes (YWCA) a accueilli plus de 1.800 participants au premier Sommet international des femmes sur le VIH/Sida de Nairobi.
Le Sommet international des femmes sur le VIH/Sida, organisé en partenariat avec la " Communauté Internationale de Femmes vivant avec le VIH (ICI) ", s'est tenu du 4 au 7 juillet. Le Sommet avait pour thème " LEADERSHIP DES FEMMES SUR LE VIH /SIDA ". C'est la toute première conférence internationale à se concentrer sur les femmes et le Sida. Le sommet débuta le 4 juillet avec un " Forum des femmes positives " - rencontre d'une journée organisée par des femmes positives, qui leur était exclusivement réservée. Le 5 juillet, le Président de la République du Kenya, Son excellence Mwai Kibaki, ouvrit officiellement le Sommet.
Trois jours d'ateliers, d'assemblées plénières et autres événements en à-côté, comme la réunion très attendue à l'Hôtel de Ville, informèrent, stimulèrent et appelèrent les femmes à prendre le leadership dans la réponse au VIH. Des experts, des militants, des dirigeants internationaux et des femmes travaillant au niveau des collectivités envoyèrent des délégués de haut niveau sur les questions relatives au VIH comme la sécurité économique, le commerce, les droits à la santé sexuelle et reproductive ainsi que la promotion par des femmes des méthodes de prévention. Soixante-dix ateliers avec des séances sur " Comment raconter votre histoire " pour des femmes positives et " Créer des communautés de soutien pour la prévention, les soins et le traitement du VIH " équipèrent les participants des associations et organisations des compétences nécessaires en leur donnant une information pratique.
Pendant 48 heures, un concours de film pour jeunes participants fut organisé du 3 au 5 juillet en partenariat avec MTV*. Le concours surnommé " 48 Fest " vit trente jeunes préparer le scénario, filmer et produire un film de trois minutes sur divers points relatifs au VIH.
Le Sommet international des femmes se termina le 7 juillet avec le lancement de l'Appel à l'action de Nairobi 2007. Mettant en évidence dix domaines d'action, l'Appel a pour objectif d'appeler les personnes à s'activer pour apporter des solutions effectives à l'extension croissante du VIH et du Sida dans le monde.
LES DIX DOMAINES-CLÉS DE L'APPEL À L'ACTION PORTENT SUR :
1. Etre solidaires des femmes et des filles affectées par le VIH ;
2. S'assurer d'une implication active des femmes et des filles affectées par le
VIH ;
3. Promouvoir l'égalité des genres et des droits humains des femmes et des filles ;
4. Garantir la sécurité physique, sexuelle et psychologique des femmes et des filles ;
5. Promouvoir la santé sexuelle et reproductive et les droits des femmes et des filles ;
6. Garantir aux femmes et aux filles éducation, sécurité économique et accès aux ressources ;
7. Etendre l'accès aux tests volontaires de santé, aux traitements, aux soins et au soutien des
femmes et des filles et réduire le coût des tests sur les femmes ;
8. Promouvoir les droits humains des jeunes femmes et des enfants ;
9. Soutenir la capacité des femmes pour mener au changement en matière de VIH et de Sida ;
10. Promouvoir le leadership des femmes dans tous les domaines de la vie.
Source : Internet
* Chaîne de télévision américaine spécialisée dans la diffusion de vidéo-clips musicaux et dont le public a une moyenne d'âge de 20 ans.