Engagement
définitif
Vux perpétuels chez les MSOLA
Après
une préparation de quelques années, les Surs
Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique font leur engagement définitif
de leur vie à Dieu. Elles vivent ce don au service des
peuples Africains.
Le
don de leur être à Dieu est exprimé par les
vux.
Pour
se préparer à cet événement, les surs
passent quelques mois à réfléchir, dans la
prière et la relecture de leur expérience missionnaire.
Noms et dates des voeux perpétuels des surs en 2008

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Sr Margareth Kibola Ephraim de la Tanzanie, fera
Son engagement définitif
le 3 janvier 2009 dans sa paroisse d'origine en Tanzanie. |
Sr Véronique Hégron
a fait son engagement définitif le 13 septembre 2008 dans le diocèse de Nantes, France.
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Le Peuple de Dieu se rassemble pour le célébrer !
Le 13 septembre, il est 4h30 du matin ! le peuple des Missionnaires d’Afrique (29 sœurs, trois pères et une famille amie) monte dans l’autobus qui le portera en cinq heures de temps de Sceaux à Le Bignon ! Accueil chaleureux de la famille de Véronique ! Et nous prenons place dans les places réservées à l’église où le puits de Jacob et un magnifique panneau aérien sont là pour nous dire : « Si tu savais le don de Dieu ! ». De nombreux parents, amis, paroissiens, jeunes, sont là. Il est 10h30, l’Eucharistie des Vœux perpétuels de Véronique commence. Cécile Dilé nous donnera le sens de toutes les étapes.
Dans la procession d’entrée cinq de nos sœurs portent vers l’autel les symboles de notre Congrégation qui sont expliqués à l’assemblée qui sera très attentive et participante jusqu’au bout. Il s’agit de « Tenir en éveil la mémoire du Seigneur… »
Le Curé de la paroisse, le Père Albert, un Rwandais, nous accueille et nous invite à rejoindre Véronique autour du puits de Jacob. Interrogée par Marie-José Blain, elle va nous dire comment la Source d’eau vive a bouleversé sa vie. Par son baptême elle a été plongée dans les eaux vives. L’assemblée est alors invitée à se laisser purifier, par « l’Esprit de vérité, le vent qui fait revivre, l’Esprit de Dieu ». Devenue enfant de Dieu, Jésus est pour elle une lumière qui lui est à nouveau remise au moment de sa démarche à tout quitter pour suivre le Christ.
Marie-José continue le dialogue avec Véronique. Ayant reçu au sein de sa famille une belle éducation chrétienne, elle l’a mise en œuvre par divers engagements : dans le scoutisme, auprès des jeunes notamment comme enseignante, dans les équipes d’hospitalières de Lourdes, en coopération à Haïti, etc. Elle a été saisie par Jésus Christ et a senti en elle le fort désir de se donner aux autres. Mais comment ? Quel est le sens de cet appel ? Peu à peu le Seigneur se fait plus explicite ; c’est compris ! Elle sera religieuse missionnaire dans la congrégation des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique pour transmettre à tous l’eau vive qui remplit sa vie « d’un feu qui ne s’éteint pas » !
Nous sommes à la première lecture. Elle est prise dans nos Constitutions.
Le livre de la Parole de Dieu, lumière sur nos vies, arrive accompagné par les enfants – neveux, nièces et filleuls de Véronique – revêtus de pagnes et portant un lumignon.
Vous l’avez deviné, il s’agit de l’Evangile de la Samaritaine selon Saint Jean. Le Père Guy Vuillemin, Provincial de France, sera le lecteur, le Père Sébastien de Groulard sera Jésus et une jeune fille sera la Samaritaine. La scène est mimée autour du puits. A la fin les jeunes confirmands de l’année déclarent eux aussi que c’est sur la Parole de Jésus qu’ils croient en Lui.
C’est alors que le Père Georges Jacques, assistant général des Missionnaires d’Afrique, venu exprès de Rome pour présider la cérémonie, donne son homélie. Il nous montre combien Jésus est libre pour rompre les barrières et vivre pleinement la rencontre au-delà des frontières. Comme pour la Samaritaine, il nous révèle ce que nous sommes et nous envoie en mission. L’eau vive de l’amour de Dieu, reçue gratuitement, ne peut se garder dans une jarre ; elle doit jaillir et se répandre sur tous ceux et celles qui aujourd’hui sont assoiffés d’amour. C’est ce que va faire Véronique et c’est ce que nous sommes tous appelés à vivre.
C’est maintenant le moment où Véronique va s’engager pour la vie à répandre les dons de Dieu autour d’elle, principalement en Afrique. Prostration, avec le chant des litanies des saints, dialogue avec Marie-José sur les trois vœux, engagement, bénédiction et remise de l’alliance. L’assemblée communie intensément et avec beaucoup d’émotion pour éclater ensuite en applaudissements de joie !
L’Eucharistie continue. Les fruits de la terre du Bignon et du Ghana sont portés, avec le pain et le vin, par des jeunes filles revêtues de pagnes et dansant au rythme du chant : « Prends nos vies pour ta louange… Accepte tout ce que nous sommes… » Le Seigneur Jésus est là vivant au milieu de nous et nous communions à son corps pour « devenir ce que nous recevons ».
« Rassasiés par le pain de Vie, nous n’avons qu’un cœur et qu’une âme.
Fortifiés par l’amour du Christ, nous pouvons aimer comme il aime. »
Oui, Magnificat car le Christ aujourd’hui nous appelle, il nous envoie pour être ses témoins sur les pas du Serviteur !
En sortant de l’église, l’assemblée est invitée à un « pot de l’amitié » et donne libre cours à sa joie d’envoyer une jeune du pays pour porter la Bonne Nouvelle de Jésus en Afrique !
Le repas familial rassemble tous les proches parents et amis. Il révèle la chaleur familiale, la joie simple, les cœurs tournés vers la Mission !
En route les missionnaires d’Afrique. Reprenez le chemin vers Sceaux ! Nous y arriverons fatiguées mais pleines de joie et d’espérance !
Sr Marie-Vincente Brouca |
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Sr Celina Natanek
a fait son engagement définitif le 7 septembre 2008 en Pologne.
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Sr Celina (à droite) recoit l'anneau des mains de
Sr Piluca Benavente, Supérieure général. |
Sr Celina Natanek |


En haut : La "table d'honneur"
En bas : une danse folklorique de la Pologne
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« Je me suis fait tout à tous,
parce que j’ai dit au Dieu de tous,
je suis tout à toi »
« Je m’engage à suivre le Christ « jusqu’à la mort »,
dans la Congrégation des
Sœurs missionnaires de Notre-Dame d’Afrique. »
Le 7 septembre 2008, était un grand jour pour Celina Natanek et toute la congrégation. Elle s’est engagée à suivre Jésus pour toute sa vie dans cette congrégation des sœurs missionnaires de Notre-Dame d’Afrique. Cette célébration a eu lieu dans sa paroisse natale à Tarnawa, dans l’archidiocèse de Cracovie, où elle a été baptisée et a fait sa première communion. La paroisse, sa famille et ses amis s’étaient engagés à préparer la fête. Notre supérieure générale, sœur Piluca, sœur Gertrud provinciale de la province d’Europe, sœur Agnès Nouyrigat de France, et un groupe d’amis (es), sont arrivés la veille à Tarnawa. ( 50 km. au sud de Cracovie.)
Le samedi soir, veille de la célébration, les postulantes et candidates on préparé une prière spéciale afin de rendre grâce à Dieu pour son l’appel dans la vie de Celina,
pour ses parents et grands-parents et pour la formation chrétienne qu’elle a reçue. A cette occasion, la congrégation a été présentée à l’assemblée. La prière s’est terminée par une « danse de la lumière » exécutée par les neveux et nièces de Celina. Le plus jeune du groupe avait 5 ans !
Le lendemain, jour de fête, Celina, ses parents et un goupe de fillettes arrivèrent en procession à l’église. Les petites étaient habillées de vêtements traditionnels et portaient une couronne et des guirlandes, fabriquées de feuilles de chênes. (Rappel dans l’histoire de l’hommage que les Polonais rendaient à leurs héros)
Les parents ont ensuite allumé un cierge admirablement bien décoré, l’ont présenté à Celina pour qu’elle se souvienne que la consécration religieuse est un prolongement de son engagement baptismal. Celina a alors donné un témoignage très significatif de son cheminement dans la foi et la raison de son choix en faveur de notre congrégation. Plusieurs prêtres de Tanzanie étaient présents dont Fr. Paterni Patrik Mangi qui a donné un beau témoignage sur le travail de nos sœurs en Tanzanie. Plusieurs autres prêtres sont venus du diocèse et de différentes congrégations, amis de Célina.
Au moment de l’offertoire, différents groupes de la paroisse ont chanté et dansé au rythme de danses africaines tout en acheminant les offrandes vers l’autel. Après l’Eucharistie, à la porte de l’école, (où le repas fut servi) Piluca et Gertrud ont accueilli Célina avec du pain et du sel, symboles d’une vie fructueuse. Puis, les gens furent conviés à table pour un délicieux repas qui fut servi dans différentes salles de l’école. Le directeur de l’école qui a enseigné à Célina dans sa jeunesse a voulu exprimer sa joie d’avoir pu contribuer à faire éclore une vocation missionnaire. Plus tard, dans la cour de l’école, des sketches et des danses de la tradition polonaise, exécutés par des jeunes et des enfants, virent réjouir les invités. On sentait bien que toute la paroisse avait été impliquée dans la préparation de cette fête. Même la température était belle et chaude. C’était la première expérience de ce genre dans la paroisse de Tarnawa ! |
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DU JAMAIS VU AU BURKINA
par
Sabine Dakouo |
La procession d'offrandes |

Jeanne d'Arc Ouattara |
"Je fais vu sur l'Evangile..." |
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C’est en effet pour la première fois qu’une burkinabè, Jeanne D’Arc Ouattara fait son engagement définitif dans la congrégation des Sœurs Missionnaires de Notre Dame d’Afrique. C’était le 6 septembre 2008 que prêtres, religieux (ses), laïcs et bien d’autres personnes se sont rassemblés à Toussiana, sa paroisse d’origine, pour célébrer cet évènement unique. SMNDA, novices et postulantes étaient fortement représentées en nombre et en nationalités pour soutenir notre sœur dans son don total à Dieu.
La procession d’entrée accompagnée uniquement du son du balafon et des danses traditionnelles nous a ainsi introduits dans la célébration selon la culture toussian. Pendant ce temps Jeanne d’Arc est entourée de sa maman, de son oncle, de sa marraine et de ses paroissiens, tous heureux de l’introduire à Mgr Anselme, l’Archevêque de Bobo. Après dialogue entre elle et l’évêque, s’ensuit le rite d’accueil dans l’institut. Cela est symbolisé par le bangui, une boisson locale faite à base des fruits du rônier. Le bangui, bénit par le célébrant est ensuite offert à Jeanne D’Arc par la régionale qui, à son tour en boit. Ce geste réciproque traduit non seulement l’accueil de Jeanne D’arc dans sa nouvelle famille religieuse mais aussi de son milieu et de sa culture.
L’évangile, si bien choisi en Jean 15 nous fait méditer sur Jésus la vraie vigne et sur le sens de notre appartenance première à Dieu qui appelle. Le célébrant dans son homélie rappelle la vocation comme un don de Dieu par grâce, à travers l’Eglise et la foi baptismale, par l’éveil des vocations… Et quand Dieu appelle ce n’est pas pour être tranquille à côté de lui. C’est pour une mission prophétique. Le prophète dit ce qui est vrai même si ce que les hommes disent est contraire. Il montre aussi que les barrières ne sont rien. Avec humour l’évêque fait remarquer que les sœurs blanches ont récolté là où elles n’ont pas semé car elles n’ont jamais œuvré à Toussiana. Plusieurs symboles ont été apportés au pied de l’autel en signe d’offrande à Dieu. Ce sont les photos du Cardinal Lavigerie et de Mère Marie Salomé, l’Afrique, le pélican et, en plus, la calebasse avec la louche représentant la femme Toussiane (Jeanne D’Arc).
A la fin de la messe Jeanne d’Arc résume brièvement sa vocation en s’adressant particulièrement aux enfants. Elle était partie inscrire son petit frère au catéchuménat à l’aumônerie de Sia (à Bobo). Elle y a rencontré une sœur blanche. Dit elle : « c’est là que le Seigneur m’a attrapée. Il m’a pris d’abord un doigt, puis deux ensuite trois…et aujourd’hui tout le corps ». Comme c’était beau aussi d’écouter son curé témoigner de la sienne qu’il a eue grâce à une sœur missionnaire de notre Dame d’Afrique : Alma Maier.
Après avoir partagé l’Eucharistie nous avons eu le repas de la fête dans les locaux des frères des écoles chrétiennes grâce à leur accueil exceptionnel. Dans l’après- midi nous avons été invités un moment dans sa famille. Ce soir même nous avons ramené Jeanne d’Arc avec nous à Bobo pour la fêter au cours d’une soirée récréative animée aussi bien par les sœurs que par les jeunes en formation.
« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais c’est moi qui vous ai choisis pour que vous alliez et portiez du fruit ». Jeanne d’Arc nous prions pour toi et pour ta mission au Burundi. Que le Seigneur te garde fidèle à son appel et te donne beaucoup de petites sœurs ! |
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Engagement définitif de Zawadi et de Lucile
Le 17 août 2008, nos sœurs Zawadi Barungu et Lucile Habimana prononçaient leurs vœux définitifs à l’église
St François Xavier de Kadutu, Bukavu, RD Congo. |

Les sœurs reçoivent l'anneau des mains de Sr Marivi Elia Ansa, Supérieure Régionale de l'Afrique Centrale.
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« Du tout à Toi a jaillit le tout à tous... » Ces quelques mots plein de signification nous ont accueillis en ce jour de fête et nous ont mis dans l'esprit de la célébration du jour. Aussi bien spirituellement que matériellement, nous nous sommes toutes, Sœurs Missionnaires de Notre Dame d'Afrique, engagées dans l'organisation de la fête. Nous avons pratiqué le conseil de notre Vénérée Mère Marie Salomée : "Soyez des vraies soeurs les unes pour les autres".

Les sœurs chantent leur joie et leur action de grâce à Dieu.
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L'église paroissiale nous a offert un accueil chaleureux pendant que la chorale Lavigerie entonnait les plus beaux chants de son répertoire. " Que c'est bon d'accéder à ta demeure... » La célébration fut des plus joyeuses par le rythme et la variété de chants en différentes langues : français, swahili, mashi, lingala et même en latin!. Les petits danseurs et danseuses exécutaient, au rythme des tams tams, des danses culturelles adaptées à la liturgie. La célébration fut présidée par Son Excellence Mgr. L'Archévêque de Bukavu, François Xavier Maroy. Dans son homélie il a invité l'assemblée à la fidélité d'écoute et à la mise en pratique de la Parole de Dieu. La foi de la femme Cannanéenne fut donnée en exemple.
Notre sœur Marivi Elia Ansa, régionale, a accueilli les voeux de nos deux soeurs, moment très impressionnant et très attendu. De la foule a jaillit des félicitations et applaudissements, accompagnés de "vigelegele" (youyoux). Moment touchant aussi lorsque nos deux soeurs entonnaient le chant de consécration :
"Seigneur tu m’associes à ton oeuvre d'amour
Je me consacre à toi, pour le monde.
Accueille-moi que je sois une offrande parfaite;
Puis vint le temps d'accorder la parole aux parents, au conseil paroissiale et à nos soeurs. Tous et toutes ont exprimé leur joie de voir des jeunes s'engager pour toujours dans la vie missionnaire, pour annoncer le Christ. Ils ont reconnu qu'il faut prier pour les soutenir sur leur chemin et pour que le Seigneur éveille dans le coeur des jeunes le désir de Le servir.
Soeur Sophie Kitoga, au nom de Marivi Elia Ansa et de nous toutes, prononça un mot de reconnaissance pour tous ceux et celles qui se sont joints à la fête, en insistant sur le fait que dans l'engagement, c’est nous tous et toutes qui prenons cet engagement avec Zawadi et Lucille. Lors de son mot de la fin, Mgr. Maroy a insisté très fort sur le grand besoin de la présence missionnaire dans son diocèse et en Afrique."Vous les Pères et les Soeurs missionnaires, vous avez fondé ce diocèse, aujourd'hui vous êtes devenus peu nombreux. Pourtant les besoins d'annoncer le Royaume de Dieu persistent. Prions le Maître de la moisson d'accorder à notre Eglise des vocations missionnaires. Tous nous sommes missionnaires de par notre baptême, mais il en faut qui ont la vocation spécifique pour entretenir la flamme. Vous les jeunes écoutez la voix du Seigneur et suivez-Le, afin que tous Le connaissent et L'aiment". Cet évènement nous invite, chacune de nous, à renouveler notre engagement personnel en vivant le "Tout à Toi, pour vivre vraiment le tout à tous". Après cette liturgie, longue mais pleine se vie, les invités se sont retrouvés dans la cour de la communauté de Kadutu pour les Agapes fraternelles.
Tina Antonissen |
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Engagement définitif de Sr Hortência Sizalande Filipe
Son engagement définitif a eu lieu le 10 août 2008 dans sa paroisse d'origine au Mozambique. |
Sr Hortencia est amené par sa maman et reçu
par Sr Vicky
dans la famille des SMNDA. |
La prostration est un signe du don total
au Christ et à sa mission.
Sr Hortencia signe la formule des voeux en
présence de
Sr Vicky Munyerenkana,
Supérieure Régionale de l'Afrique de l'Est.
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ENGAGEMENT DEFINITIF D’HORTENCIA SIZALANDE
Vicky Munyerenkana
Au début de cette année, nous sommes entrées en contact avec le curé de la paroisse d’Hortencia, au Mozambique, ainsi qu’avec les Sœurs de St Joseph de Cluny qui ont une communauté dans sa paroisse. Nous y avons reçu un accueil très chaleureux. A l’approche de la date fixée, nous sommes allées plusieurs fois à la paroisse St François Xavier pour mettre la dernière main aux préparatifs.
Enfin, le 6 août, nous nous sommes mises en route à trois du Malawi (Chimwemwe Mgangira, Revocata Kabahuma et moi-même) pour aller là-bas superviser les préparatifs immédiats. Nous logions dans l’ancien postulat des Sœurs de St Joseph ; de cette façon, nous étions indépendantes et pouvions nous mettre au travail sans déranger personne.
Trois jours avant la fête, la chorale n’a cessé de répéter les chants. Le curé et tous ceux et celles qui étaient directement concernés par les préparatifs se sont vraiment donnés à fond. La plus grosse journée fut le samedi 9, la veille du grand jour. Comme les Saintes Femmes le jour de Pâques, nous courions dans tous les sens, tout excitées et nous demandant si les choses allaient bien se passer.
Le « comité de restauration » dirigé par Revocata, (8 personnes : hommes et femmes) arriva à 3h de l’après-midi. Ils se sont installés à la paroisse pour la nuit afin d’être à pied d’œuvre le lendemain. Nos frères Missionnaires d’Afrique du diocèse de Chimoyo mirent deux jours à nous rejoindre et s’installèrent avec nous dans la maison des Sœurs. L’ancienne cuisinière des Sœurs à Espungabera a aussi passé 2 jours sur la route avec ses deux petites filles (3 ans et 1 an) pour arriver jusqu’ici. Il faut vraiment aimer quelqu’un pour faire cela…La nuit fut courte : nous nous sommes couchées tard et levées de bonne heure pour terminer ce qui pouvait l’être avant la messe fixée à 10 heures.
Le dimanche 10 août, à 8h30, gros arrivage à la paroisse : nos Sœurs de Lilongnwe, accompagnées d’une forte délégation des « Theresian Sisters », des Sœurs de la Présentation et d’un certain nombre d’amis. Quelle joie de se retrouver ! Enfin, à 10 heures commençait l’Eucharistie, toute en chichewa. Les 8 Sœurs du Malawi (dont Hortencia) faisaient partie de la procession. En tête, devant les prêtres : Hortencia, sa mère et un oncle. C’était un spectacle émouvant que de voir cette maman offrir courageusement sa fille à la Congrégation. Vicky l’accueillit avec gratitude en notre nom, au milieu des chants et applaudissements de toute l’assemblée. La célébration était à la fois priante et très animée. Le célébrant principal, un Jésuite mozambicain, encouragea Hortencia à demeurer enracinée en Celui auquel elle avait publiquement remis sa vie. Rien ne devait pouvoir la détourner de sa consécration au Christ. « pas même les problèmes de sa mère », ajouta-t-il !
Ensuite, ce fut le dialogue entre Vicky et Hortencia, tel qu’elles l’avaient répété avant, puis la cérémonie se déroula, comme nous la connaissons. C’était simple, mais tout le monde pouvait comprendre que cet engagement n’était pas une petite plaisanterie. Il était le fruit d’un long et sérieux discernement. Puis ce fut le tour de la maman d’Hortencia de prendre la parole. Elle s’exprima d’une voix profonde ; on pouvait sentir tout son amour pour son aînée et sa fierté de l’offrir au Seigneur. Oui, c’était clair : ce que l’on célébrait là était une extraordinaire histoire d’amour entre Hortencia et son Dieu. Rien n’avait pu mettre obstacle à cette histoire, pas même la longue guerre au Mozambique ni les années de souffrance d’une vie de réfugiée au Malawi. Elle encouragea ensuite les autres mamans à ne pas s’opposer au Seigneur s’il appelait un de leurs enfants. Elle envoya Hortencia porter la Bonne Nouvelle aux autres peuples de l’Afrique et lui recommanda de ne pas se faire de souci. Dieu prendrait soin d’elle et de toute la famille. Quand on sait que cette femme avait perdu son mari l’année précédente, on mesure ce que cela signifie ! Quel défi et quel encouragement pour chacune d’entre nous ! Seule une femme de foi pouvait parler ainsi.
Un autre moment important de la cérémonie fut celui des offrandes. Il était émouvant de voir tant de gens, grands et petits, s’avancer en procession pour apporter le peu qu’ils avaient : nourriture, argent, etc…Cela m’a fait penser à l’offrande de la veuve ! Simple et beau ! Ici, au Malawi, nous vivons encore des offrandes de ce jour-là !
Hortencia était rayonnante, nous aussi d’ailleurs ! La cérémonie a duré 4 heures. Le curé nous a dit que cela avait été plus long qu’une ordination épiscopale ! Mais le temps ne nous a pas semblé long, tellement nous étions prises par la beauté de la célébration ! A la fin de l’Eucharistie, Revocata nous a invitées à entrer dans la salle paroissiale pour le repas. Tout le monde a reçu sa part de nourriture, un peu comme le jour où Jésus a multiplié les pains ! Là où il y a de l’amour, il y a de quoi manger ! Le clou du repas fut la présentation de 3 magnifiques gâteaux, confectionnés à Lilongwe et apportés au Mozambique par un couple de nos amis. Ces gâteaux étaient en forme de cœurs pour rappeler l’amour qui liait Dieu et Hortencia. « Haut les cœurs », nous disaient-ils. Il fallait voir les enfants essayant de tricher pour avoir des morceaux en plus. Après quoi, les gens se sont mis à chanter et à danser
pour exprimer leur joie.
Plusieurs d’entre nous devaient reprendre l’autobus de Lilongwe, celui qui avait amené nos Sœurs et nos invités la matin-même. Ce fut la course pour arriver à la frontière avant 6 heures du soir. Rita est restée sur place pour assister à la fête donnée à la maison le lendemain. Quant à nous, nous nous sommes mises en route vers 5h30. Nous étions fatiguées mais vraiment pleines de reconnaissance envers Dieu et tous ceux qui nous avaient aidées à faire de ce jour un vrai cadeau pour nous toutes.
Nous rendons grâce au Seigneur pour Hortencia, pour ce cadeau qui nous est fait, à nous et à toute la Congrégation. Sa profession a été pleine de sens pour nous et nous a aidées, chacune, à renouveler notre don total à Dieu et à son peuple. Que nous soyons vraiment sœurs les unes pour les autres comme nous le recommandait instamment Mère Marie-Salomé. |
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Sr Hortencia avec sa maman lors de la célébration

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VOEUX PERPETUELS 2008
Les sœurs suivantes feront leurs vœux perpétuels en 2008
(par date des vœux) :
Sr Hortência Sizalande Filipe du Mozambique, elle a travaillé au Mozambique et en Tanzanie.
Son engagement définitif a eu lieu le 10 août 2008 au Mozambique.
Sr Barungu Namakoma Zawadi de la R.D. du Congo, elle a travaillé en Algérie et au Rwanda.
Son engagement définitif a eu lieu le 17 août 2008 à Bukavu, R.D. du Congo.
Sr Lucile Habimana Nzigire de RD Congo,elle a travaillé au Burkina Faso.
Son engagement définitif a eu lieu le 17 août 2008 à Bukavu, R.D. du Congo.
Sr Jeanne d'Arc Ouattara du Burkina Faso, elle a travaillé au Burundi.
Son engagement définitif a eu lieu le 6 septembre 2008 à Ouagadougou, Burkina Faso.
Sr Celina Natanek de la Pologne, elle a travaillé en Tanzanie et en Pologne.
Son engagement définitif a eu lieu le 7 septembre 2008 en Pologne.
Sr Véronique Hégron de France, elle a travaillé au Ghana.
Son engagement définitif a eu lieu le 13 septembre 2008 dans le diocèse de Nantes, France.
Sr Margareth Kibola Ephraim de la Tanzanie, elle a travaillé au Ghana.
Son engagement définitif aura lieu le 3 janvier 2009 dans sa paroisse d'origine en Tanzanie.
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Les sœurs qui feront leurs
vœux perpétuels :
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Profession finale en 2007 chez les SMNDA
- Sr. Laurence Huard , de la France, a fait son engagement
définitif dans la congrégation le 25 mars 2007, à Petit Mars, France.
Professions
finales en 2006 chez les SMNDA
- Sr.
Julie Prudence Nkanda Wasey, de la R.D. du Congo, a fait son engagement
définitif dans la congrégation le 11 juin 2006, dans la Paroisse St. Gabriel, Yolo-Kinshasa.
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Sr.
Florence Mwamba Malunga, de la R.D. du Congo, fera son engagement
définitif dans la congrégation en Juillet 2006,
dans sa paroisse natale de Kalemie (RD Congo).
Professions
finales en 2005 chez les SMNDA

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