Soeurs Missionnaires de Notre Dame d'Afrique (SMNDA)

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LES FONDATEURS DES SMNDA:
Charles Lavigerie et Mère Marie-Salome

Deux Sœurs SMNDA,
et le Cardinal Lavigerie,
fondateur des SMNDA.

A l'origine des SMNDA, une passion…

L'Afrique et le Salut pour tous....

Carte d'Afrique et
Sr. Marie-Salomé
prémière Supérieure Générale
des SMNDA
.
Je suis un homme et rien
de ce qui est humain
ne m'est étranger.
Je suis homme,
l'injustice contre d'autres hommes
révolte mon cœur.
Je suis homme
et ce que je voudrais
que l'on fit pour moi,
je veux le faire pour eux…
(Discours à l'Eglise du Gesu à Rome,
décembre 1888 pendant la campagne anti-esclavagiste)

"Que j'aurais de joie
si je vous voyais toutes
marcher d'un pas ferme et résolu
dans la vocation où Notre-Seigneur vous a appelées,
toutefois en respectant votre liberté,
afin que, née de son inspiration divine,
ell fut cependant de votre part
l'objet d'un choix volontaire"

(Mère Marie-Salomé)




Mère Marie Salomé
(1847-1930)
1ère Supérieure générale des SMDA

Marie-Renée Roudaut qui deviendra plus tard Mère Marie-Salomé est parmi les premières femmes à répondre à l'appel de Monseigneur Lavigerie.

Marie-Renée Roudaut naît en Bretagne (France) en mars 1847, d'une famille d'agriculteurs.

Elle veut être religieuse, mais ne sait pas où le Seigneur l'appelle. Or sa cousine, Yvonne, n'a pas pu terminer son noviciat à Alger, pour raison de santé. A son retour en Bretagne, Marie-Renée lui pose des questions sur sa vie en Algérie. Yvonne raconte le dur travail des champs, pour assurer leur subsistance et celle des orphelines confiées à leur soin à la suite de la famine. Marie-Renée pressent que c'est là que le Seigneur l'appelle.

Elle décide de partir en Afrique. La séparation est difficile. Le 2 octobre 1871 elle part pour le postulat de Vans (France), puis en janvier 1872, pour l'Algérie.

Là-bas, les conditions de vie des sœurs et le dur travail préparent les futures missionnaires aux difficultés qu'elles rencontreront au cours de leur vie d'apôtres. Au noviciat, Marie-Renée reçoit le nom de religion de Soeur Marie-Salomé. Après sa profession, en juillet 1873, elle est chargée pendant un certain temps des jeunes filles orphelines que le Cardinal Lavigerie a recueillies. Elle s'avéra une vraie éducatrice, exigeante et aimable, qui savait comment aimer les filles et les éduquer même lorsqu'elles cultivaient les vignes.

En 1874 elle est envoyée aux Attafs, où le Cardinal a établi un village pour les orphelins devenus adultes.

En 1878, avec deux compagnes, elle est nommée pour la nouvelle fondation des Ouadhias, en Kabylie. Ici, les sœurs ont le strict minimum, mais la pauvreté ne les effraie pas. De plus, leurs journées sont bien remplies avec une école-ouvroir pour fillettes, un dispensaire, et la visite régulière des familles dans les villages environnants. Sr Marie-Salomé y vécut un temps inoubliable, dans une communauté où la joie, le partage et la prière étaient bien présents.

En 1879, elle retourne aux Attafs où elle est nommée supérieure de la communauté.

En 1880 le Cardinal la choisit comme Maîtresse des novices.

Au Chapitre général de 1882, elle est élue Supérieure générale de la Congrégation.

Trois ans plus tard, le Cardinal se croit forcé de supprimer la congrégation qu'il a fondée, parce qu'elle lui semble manquer de sœurs ayant les qualifications requises pour la direction des oeuvres et pour l'administration de ce nouvel Institut.

Forte de la certitude que Dieu veut cette congrégation, Mère Marie-Salomé ose s'opposer au Cardinal. Elle est soutenue par toutes les sœurs qui, comme elle, tiennent à leur vocation missionnaire. Dans la prière, elles demandent l'aide de Marie et le "miracle" s'accomplit. Le Cardinal, ébranlé par le grand désir des sœurs, change d'avis et la congrégation vivra.

En 1894, un premier groupe de sœurs part pour l'Afrique Equatoriale. Au cours des années suivantes, d'autres sœurs suivront vers d'autres pays d'Afrique subsaharienne.

 

Cardinal Charles Lavigerie (1825-1892)

Lavigerie présente UNE ALTERNATIVE
à la société de son temps

A un moment historique où le colonialisme impose en Afrique la culture occidentale, exploite ses ressources, et se tait devant le trafic d'esclaves, Lavigerie proposeà ses missionnaires de se mettre au service de l'Afrique et des Africains.

Il leur recommande : "soyez des apôtres, et ne soyez que cela". Il insiste pour qu'ils étudient et parlent la langue des peuples africains au milieu desquels ils vivent. Il les envoie en communautés internationales.

Il organise en Europe une campagne anti-esclavagistepour susciter un fort mouvement d'opinion qui forcera les gouvernements à légiférer contre l'esclavage et à prendre des mesures humanitaires.Il envoie aux études des jeunes africains qui deviendront des médecins - catéchistes en Afrique.


Charles Lavigerie

Il avait une vision et une clairvoyance uniques pour son temps. Ce qu'il a pensé et rêvé pour l'Afrique pourrait s'appeler aujourd'hui "développement intégral". Le Cardinal Lavigerie voulait que ses missionnaires soient des porteurs d'une aide matérielle, intellectuelle et spirituelle.

C'était l'homme de la liberté: il lutta contre la guerre, la famine et l'injustice au Liban et en Algérie. Dans toutes les capitales d'Europe, il fit une campagne contre la traite des esclaves en Afrique.

Il a compris l'importance de l'apostolat auprès des femmes dont il savait le rôle primordial pour la transformation de la société. C'est pour cela qu'il a fondé les SMNDA.

Lavigerie était un homme d'ouverture: il aspira à une Église universelle et adaptée aux temps modernes, une Église proche des gens.

Né à Bayonne (France), le 31 octobre 1825,
il est mort à Alger le 26 novembre 1892.

Après son ordination sacerdotale à Paris, en 1849, les fonctions qu'il exerça lui ouvrirent de larges horizons: professeur d'Histoire de l'Église en Sorbonne, directeur de l'Œuvre des Écoles d'Orient, auditeur au tribunal de la Roteà Rome, évêque de Nancy.

Devenu archevêque d'Alger et de Carthage, il fonde deux sociétés missionnaires pour l'Afrique.

Son action s'avère d'une particulière importance dans la diffusion de l'Évangile sur le continent africain. Conseiller écouté du pape Léon XIII, il participe aux grandes affaires de l'Église. Il propose une conduite de respect envers les communautés de tradition oriental; il rejette un intégrisme religieux, enfermé dans son archaïsme, qui rend plus difficiles les relations avec le pouvoir anticlérical en France.

En 1888 il lance une vaste campagne antiesclavagiste auprès de l'opinion européenne.

En 1867 Lavigerie accepte le siège épiscopal d'Alger parce qu'il y voit "une porte ouverte sur l'Afrique" à laquelle il veut annoncer l'Évangile.

A cette fin, il fonde deux sociétés ayant pour but l'apostolat en Afrique: l'une d'hommes (les Missionnaires d'Afrique), l'autre de femmes (Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique) pour pénétrer le milieu féminin.

Le "tout à tous" oriente aussi bien la spiritualité des missionnaires que leur comportement apostolique.

Pour transmettre l'Évangile, ils doivent en vivre profondément, dans une union intime avec Jésus-Christ.

Lavigerie a engagé ses missionnaires, Pères et Sœurs, à vivre dans une relation quotidienne de service au milieu des populations musulmanes. Il leur permettait ainsi d'acquérir une plus juste connaissance de l'Islam. Il les a stimulés aussi à l'étude de la langue et de la culture arabe. Leur attitude et leurs activités concrètes rendront possible, près d'un siècle plus tard, une théologie du dialogue islamo- chrétien.

En 1878 Lavigerie envoyait sa première équipe de missionnaires en Afrique Centrale. Ainsi se développaient deux différentes perspectives missionnaires. L'une, par une présence en milieu musulman, soulignait davantage la gratuité et l'universalité du témoignage chrétien par une voie permettant la découverte et le respect de l'Islam. L'autre, dans la rencontre des croyants des religions traditionnelles africaines, accueillait des catéchumènes et établissait l'Église en Afrique en lui donnant son visage africain.

 

 

Webmaster: Gisela Schreyer
website.gis@smnda.org

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