Nos
Surs défuntes
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Elles
ont vécu leur mission jusqu'au bout...
Leur
vie est encore aujourd'hui une inspiration pour les SMNDA ....
Invoquez-les
et priez-les pour la mission et l'Afrique
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Séraphine
BARUNGUZA
Née le 20 Janvier 1970 au Burundi,
Décédée le 30 Décembre 2000, à
Nairobi, Kenya
Séraphine
était étudiante à Tangaza College à
Nairobi, afin de se préparer à sa mission
lorsqu'elle est morte dans un accident. Née au Burundi,
elle fit son noviciat à Arusha (Tanzania). Elle y
fit ses premiers voeux en 1999.
Le
30 décembre,Séraphine et une autre sur
attendent au milieu d'un grand boulevard à double
voie, prête à traverser et prendre un bus.
Un chauffeur de bus de l'autre côté de la route
leur fait signe de venir. Séraphine se lance, Boni
sa compagne essaie de la retenir disant qu'il y avait une
voiture qui s'approchait en vitesse, mais Séraphine
fonce vers le bus. Elle a été cognée
par une voiture. Boni est allée vers elle et s'est
occupée d'elle comme elle était couchée
sur la route. Une dame s'est arrêtée et les
a amenées toutes les deux à l'hôpital
le plus proche. Le médecin déclarait que Séraphine
était déjà morte. Le coup avait été
si fort qu'elle a du mourir à l'instant..
Les
funérailles ont été célébrées
à l'Eglise Notre Dame Reine de la Paix à South
B à Nairobi. L'Archevêque, Monseigneur Ndingi
Mwana'a Nzeki, présidait la très belle Messe.
Parmi les 12 concélébrants étaient
des Missionnaires d'Afrique, des Jésuites et d'autres.
Nos surs de South B et les autres étudiants
de Tangaza College avaient préparé la liturgie
et le programme a été imprimé d'une
façon significative.
La chorale et les porteurs étaient des camarades
de classe. L'Eglise était archi pleine.
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Sr.
Séraphine Barunguza, SMNDA
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Maria Rita Valente pendant sa maladie. |
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Maria Rita Valente
Née
le 2 janvier 1951 à Taviano (Lecce), Italie
Première profession le 15 septembre 1982 à
Cuire,
France.
Décédée le 17 janvier 1999 à
Rome, Italie
"Que
je décide ou non d'être des vôtres,
je sais maintenant avec certitude
que ma vie future sera pour les autres."
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Jeune fille moderne, indépendante, n'ayant peur de
rien, Maria Rita, à l'âge de 26 ans, se sent
interpellée par la perspective d'un service missionnaire
en Afrique. Où? Comment? Elle ne le sait pas encore,
mais le découvrira dans la fidélité
à chaque étape.
Née
dans le sud de l'Italie, elle n'a que trois ans quand la
famille émigre en Belgique. Cette expérience
de la condition d'émigré lui donnera plus
tard cette vive sensibilité aux problèmes
sociaux. A l'âge de 17 ans, elle retourne en Italie,
et travaille comme secrétaire.
Ce
nouvel environnement l'éloigne de la foi. Mais Dieu
veille. Elle entre en contact avec une équipe de
Missionnaires d'Afrique qui, eux, l'orientent vers notre
communauté de Rome. Elle parle alors de " conversion
foudroyante ". Elle demande de vivre en communauté
pour réfléchir à ce qui se passe en
elle et songer sérieusement à son avenir.
En 1977 elle passe un certain temps à Rome, Londres
et Toulouse dans des communautés SMNDA avec d'autres
jeunes. Elle est très heureuse, se sentant pleinement
acceptée, libre d'être elle- même, vraiment
en famille.
Elle
part en Afrique, à Burhale, au Congo, à 60
kms de Bukavu, où les surs ont une Ecole Secondaire
avec un internat. Maria Rita travaille dans le secrétariat
et la bibliothèque de l'Ecole. Disponible, ouverte
à tous, elle est vite à l'aise, tant avec
les professeurs qu'avec les étudiantes. Une vie simple
ne l'effraie pas et elle sait se faire proche des plus pauvres.
Elle passe ses vacances au Maniema, afin de connaître
d'autres milieux.
Après
ce temps elle veut vivre l'esprit des SMNDA. En septembre
1980, elle fait des études doctrinales à Rome,
suivis du noviciat à Lyon-Fourvière, en France.
en 1.981 elle prononce ses premiers vux.
Elle
retourne à Bukavu, au Congo, pour l'étude
de la langue kiswahili. Nommée à Goma, en
1983, Maria Rita travaille comme assistante sociale, avec
le Centre des Handicapés moteurs (des suites de la
polio surtout). Maria Rita réalise son rêve
d'être proche des plus démunis. Elle visite
régulièrement les familles des jeunes de retour
dans leurs villages et encourage les Communautés
chrétiennes à soutenir les parents. Elle participe
à la formation des jeunes auxiliaires qui aident
les familles dans les villages. "Ce
que j'ai apprécié d'elle à Goma, écrit
une sur, c'était sa grande proximité
avec les handicapés avec lesquels elle travaillait.
Pendant ses longs safaris dans le diocèse pour aller
les rencontrer, elle vivait avec eux, comme eux." Elle
visite aussi les prisonniers, hommes et femmes. "C'est
une riche expérience, dit-elle, et je voudrais tellement
être parmi eux signe de la miséricorde infinie
de Dieu."
Maria
Rita aimait inviter les visiteurs à partager la prière
de la communauté. " Un jour Dieudonné,
hémiplégique, après avoir chanté
avec nous "Ta nuit sera lumière de midi",
nous dit tout souriant: " ça met du soleil dans
le cur"...C'est ainsi que Maria Rita savait créer
des occasions pour réconforter ceux qui étaient
dans la peine."
"Un
jour de Noël, elle a eu l'idée géniale
d'inviter tous les voisins (qui pouvaient entrer dans le
tout petit living) pour chanter et partager un morceau de
gâteau. Cela semblai un peu fou, vu l'exiguïté
de la pièce, mais c'est devenu une tradition très
appréciée..."
"Ce
qui est important pour les gens, disait-elle, ce qu'ils
attendent de nous au plus profond d'eux- mêmes, c'est
que nous les aidions à étancher leur soif
de Dieu... Comme les Apôtres des débuts, mettons-
nous donc au service de la soif des "peuples de Dieu."
En
septembre 1988, elle s'engage définitivement dans
la Congrégation pour l'annonce de l'Evangile en Afrique.
Elle consacrera quelques années à l'animation
missionnaire et vocationnelle en Italie, dans son pays d'origine,
à Vérone, et à Foggia. Elle essaia
de transmettre aux jeunes son zèle apostolique et
l'idéal qui l'habite.
En
1992, elle part à Kikimi, village à la périphérie
de Kinshasa. Elle étudie la langue Lingala, et fait
des visites dans les villages pour créer des liens
d'amitié. Avec ses compagnes, elle découvre
la difficile situation économique et sociale de la
région et cherche le moyen d'aider les femmes à
obtenir des prix justes pour les produits de leur travail.
La justice lui tient à cur. Malgré la
chaleur, elle va de village en village pour sensibiliser
les femmes et finalement aboutir à un projet de coopératives.
Elle se soucie également des jeunes menacés
par le Sida et essaie de les réunir pour des temps
de formation et des récollections.
Elle
est la responsable de la communauté. Maria Rita est
une femme épanouie qu'on trouve partout où
des appels se font entendre. En 1995, elle ressent certains
symptômes inquiétants mais elle ne trouve pas
le temps de penser à elle et néglige de consulter
un médecin. Quand elle se décide à
le faire, son départ devient urgent, le mot `cancer'
est prononcé...
Rentrée
à Rome elle est opérée et suit un traitement.
Elle fait preuve d'un courage extraordinaire, demeurant
attentive à tous, avec le souci de ne gêner
personne au moment de ses traitements. Son dynamisme missionnaire
continue à la pousser vers les jeunes, elle organise
pour eux, rencontres, récollections et même
un séjour en Afrique. "Grâce à
elle, j'ai un peu mieux compris comment, à notre
place, nous pouvions travailler à ce que diminue
l'injustice ou à ce que les pays nantis en prennent
conscience et agissent dans ce sens...et nous avec."
écrit une soeur.
Elle
croit et espère: elle voudrait tant vivre et il y
a tant à faire! Mais la maladie progresse. Il lui
faut accepter, douloureusement, d'être admise en Clinique
pour y recevoir les soins voulus.
Les
deux derniers mois de 1998, Maria Rita les vivra (sous la
surveillance d'une équipe médicale) chez une
de ses surs et auprès de sa maman, incapable
de se déplacer. Revenue à Rome, elle diminuera
très vite et peu à peu ne pourra même
plus parler. Le jeudi 14, elle reçoit le Sacrement
des Malades dans un moment de conscience extraordinaire.
Durant la récitation du Notre Père, elle lève
les mains d'un geste énergique, comme si elle rassemblait
toutes ses forces pour une ultime offrande. Trois jours
plus tard, dans la nuit du 16 elle quitte cette terre très
paisiblement.
"Qu'importe,
mais qu'importe tout le reste,
le Seigneur m'aime!

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Soeur María Jesús López Chalezquer
Née
le 3 avril 1939 à Carcar (Navarre), Espagne
Première profession le 31 juillet 1977, à Frascati
Décédée le 8 août 1997 à Madrid,
Espagne.
"Nous
avons envie de crier vers le ciel quand nous voyons des jeunes
comme toi arrêtées en pleine activité apostolique.
Mais nous voulons croire de toutes nos forces que le Maître
de la Moisson sait, Lui, ce qu'Il attend de ses ouvrières,
même quand nous ne comprenons pas." (Le Conseil Général
à Maria Jesús, sept. 1996)
"Tout
le bien qu'elle a fait au nom de Jésus." ; "Consacrée
aux enfants malades d'une manière hors du commun."
Ces deux témoignages de ceux qui l'ont connu pourraient
résumer la vie de notre sur Maria Jesús. Sa
vocation de religieuse - missionnaire, elle l'a vécue tout
entière en Afrique à travers son service de médecin
pédiatre; elle fut ainsi 9 ans en Algérie, 11 ans
en Mauritanie et une année, la dernière de sa vie
active, en Guinée Equatoriale. Ici ou là, les cadres
de son travail ont varié et elle est entrée dans
toutes les structures: consultations de pédiatrie, consultation
pré et post natales, éducation sanitaire, hôpital
de jour pour les enfants accompagnés de leur mère,
tournées dans les villages; services dans les P.M.I. (Protection
Maternelle et Infantile) les Centres Mères-Enfants, les
CREN (Centres de Récupération et Education Nutritionnelle);
collaboration à divers programmes: Caritas Mauritanienne,
Terre des Hommes, Coopération sanitaire Hispano-Mauritanienne.
Les conditions
de travail sont parfois difficiles, l'organisation laisse souvent
à désirer et le climat, avec les vents de sable
et les grands écarts de température, est éprouvant.
Intelligente et adroite, Maria Jesús a beaucoup de cordes
à son arc et elle réalise tout ce qu'elle veut.
En soignant les enfants, elle a le souci constant d'une éducation
sanitaire à offrir aux mamans et aux familles. Au cours
des dernières années, quand il lui devient possible
de travailler dans de meilleures conditions, elle s'en réjouit
surtout pour les malades qui sont mieux accueillis.Très
compétente au plan professionnel, elle a la réputation
de ramener à la vie des enfants mourants. Dans les villages
éloignés, ses visites sont les bienvenues: grâce
à elle, les gens sentent qu'on s'occupe d'eux.
Maria Jesús
a porté le trésor de sa foi dans des vases d'argile.
Son trésor était sa grande foi en Jésus-Christ,
sa fidélité à sa famille, à ses amis,
son intégrité, sa compétence et sa conscience
professionnelle, tout le bien qu'elle a fait au nom de Jésus
comme SMNDA, son énergie dans la souffrance, son amour
de l'Eglise, sa capacité à pardonner. Son être
d'argile, la rendait solidaire de l'humanité: fragile,
vulnérable et limitée.
Douée
d'une riche et forte personnalité, la collaboration avec
des personnes ayant d'autres vues, ne lui est pas toujours possible.
Pourtant, au-delà de ces difficultés personnelles,
on découvre chez elle un profond attachement au Christ,
une grande sincérité de vie religieuse et une recherche
loyale de la vérité.
A l'annonce
du décès de Maria Jesús, sa communauté
et sa famille ont reçu de nombreux témoignages de
douleur et de solidarité, signes de l'impact que Maria
Jesús a pu avoir dans la vie de tant de personnes qui l'ont
connue ou ont travaillé avec elle en Afrique. Ainsi, par
exemple, le Directeur, le personnel médical, les malades
et l'ensemble des travailleurs de la Polyclinique de Nouakchott
soulignent avec une vraie admiration, comment " elle s'est
consacrée au travail et aux malades, d'une manière
hors du commun avec une affection qui ne faisait pas de différence
entre les personnes: pour elle, tous étaient égaux
", affirment-ils.
" Nous
ne dirons jamais assez, nous écrit une famille, combien
Maria Jesús était pour nous une école pour
apprendre à vivre la vie. Bien qu'elle nous ait quittés,
elle continue cependant de vivre en Mauritanie à travers
nous, car elle nous a légué tout le pouvoir de son
amour et de sa disponibilité pour aider le prochain et
nous avons la ferme intention de ne jamais oublier cet héritage
si précieux. "
" Auprès
d'elle, je me sentais heureuse et j'ai beaucoup appris, nous dit
une de ses amies, en Guinée Equatoriale. "Les derniers
jours que Maria Jesús a passés à Ebebiyn,,
sa santé se détériorait. Mais à travers
elle, j'ai découvert plus forte et plus vive, la présence
de Jésus. Son grand trésor était Jésus
et elle savait le partager. Ce qu'elle a laissé de meilleur
dans ces terres d'Afrique, c'est son amour et sa vérité."
En
1995, après deux interventions suivies de traitements,
elle accepte une demande de service en Guinée Equatoriale.
"C'est une recherche de la volonté de Dieu."
écrit-elle. A Ebebiyn, au cours des longues soirées
sans électricité, elle a le temps de réfléchir:
" cette vie de "solitaire" est une expérience
nécessaire à cette étape de mon existence.
C'est un temps de purification et de plus grande connaissance
de moi-même et de ma vie de relation. J'expérimente
comme dans ma chair cette réalité que Dieu seul
suffit. De plus, marquée par la maladie, l'unité
de ma vie se fait sans échappatoire: je ne cherche qu'à
accueillir ce que me donne le moment présent." Après
un an, elle doit rentrer en Espagne, sans espoir de retour. Sa
maladie a beaucoup évolué et elle en est consciente;
avec paix et courage, sans se plaindre, elle s'astreint aux traitements
prescrits. Elle écrit: "Pour ce qui est de mon corps,
demeure de mon âme, je peux dire qu'il se porte assez bien.
Je continue à faire l'expérience de l'évolution
imprévisible de la maladie. Parfois, je me demande si je
n'aurais pas autre chose à faire que prendre soin de moi-même...
Je m'entraîne à l'inutilité d'une missionnaire
ouverte à ce que Dieu voudra."
Les surs
d'Espagne qui l'ont accompagnée jusqu'à la fin,
nous disent que ces onze mois de maladie furent pour elles une
forte expérience: "Nous avons touché de près
la souffrance, mais aussi la foi de notre soeur, son attachement
à la personne de Jésus, sa lucidité face
à la vie, face à elle-même. Celle dont on
connaissait la `forte personnalité' au temps de sa vie
active s'est montrée une affectueuse et agréable
compagne, reconnaissante à chacune de tout ce qu'on faisait
pour elle et du temps qui lui était consacré. Même
aux heures de grande fatigue, elle savait accueillir avec un bon
sourire."
Le 8 août 1997, notre soeur Maria Jesús entrait dans
la plénitude de le Vie, dans la plénitude de l'Amour.
"Oui, Père, je viens à Toi,
Vers ton Amour
Ton Amour qui m'attend."

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