Soeurs Missionnaires de Notre Dame d'Afrique (SMNDA)

MSOLA site
in English


Communautés Chrétiennes
Dialogue Inter-religieux
Groupes de femmes
Animation des jeunes
Justice et Paix
Réfugiés et immigrés
Victimes d'abus
Santé
SIDA / HIV
Éducation
Religieuses africaines
Animation Missionnaire


Notre spiritualité

Priez avec nous
Spiritualité en Dessins
Prier avec le mondee



Rencontres personnelles
Des histoires vraies
Nos responsables
Nos soeurs défuntes


Partage notre mission
Témoignages
Missionnaires laïques
Aidez-nous



Engagement à vie
Laïques Associés
Laïques Affiliés


Nos fondateurs-trices
Nos premières soeurs
Nos soeurs défuntes
Album de famille


Les artistes de la saison
Artisanat Africain









Les SMNDA en Belgique

Les Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique sont présentes en Belgique presque depuis le début du 20e siècle.

Beaucoup de femmes belges ont donné leurs vies pour l'Afrique comme SMNDA. Aujourd'hui encore, plus de 200 sœurs " gardent la flamme missionnaire " allumée.

Ce que font les SMNDA en Belgique :

Sr. Maria Alexis avec un groupe de jeunes qu'elle a préparés aux sacrements

Sr. Maria Alexis avec un groupe d'animateurs missionnaires à Louvain-la-Neuve


Sr. Rose Sintobin

UNE PRESENCE AMICALE PARMI LES DÉMUNIS

Sr Rosa Sintobin a quitté Leuven à 78 ans. Là, elle a vécu sa mission parmi les plus démunis. Elle a passé la plus grande partie de sa vie dans la R.D. Congo.

Par Sr. Rosa Sintobin

"Lampeke" est un centre d'accueil pour les démunis. Ma présence dans ce centre a été une expérience fascinante. Je voulais apporter une présence amicale et gratuite dans le Centre de Santé qui est fréquenté par un grand nombre de personnes pauvres, d'origines très diverses et multiculturelles. J'ai eu tant d'occasions d'être avec ces gens. Je passais de longs moments à l'accueil.

Mes relations avec le personnel étaient très amicales. J'ai pu participer aux repas communs du centre et rencontrer les gens quand ils se rassemblaient pour des fêtes, des funérailles, quand ils allaient en voyage, parfois dans la rue ou bien chez eux à la maison.

Beaucoup de ces personnes qui vivent dans le centre ont été blessées par des situations dures de la vie.

Elles n'ont pas connu l'affection pendant leur enfance et jeunesse. Cela laisse des traces dans la vie et explique pas mal de maux de notre société d'aujourd'hui : dépendance de la drogue, alcoolisme, abus sexuel, racisme etc…

Pourtant, dans ce milieu simple où les problèmes sont nombreux, j'ai vu beaucoup de gestes d'amour attentif et gratuit.

D'un côté il y avait des situations poignantes et déshumanisantes qui m'ont fort touchée ; mais en même temps, la solidarité, la gentillesse et les signes de compassion ont nourri la joie et l'espoir en moi. Je suis très consciente que j'ai reçu bien plus que je ne pouvais donner.

Dès le début je m'étais engagée pour une période de trois ans. " Il y a un temps pour arriver et il y a un temps pour partir".

En Septembre dernier, il me semblait que le moment de quitter était venu. Et j'ai quitté avec beaucoup d'émotions dans mon cœur, pas seulement à cause des liens amicaux, mais aussi parce que je sentais tant de gratitude pour tout ce dont j'ai pu être témoin.

Oui, cette présence a réellement rempli mon cœur de missionnaire d'une grande joie.

Vivre dans une petite communauté apostolique des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique où nous prions, partageons et causons ensemble, a été une expérience très positive pour moi.

Je viens d'arriver à Oostkamp, un home pour des personnes à la retraite. Là aussi je peux aller vers les démunis. La Bonne Nouvelle peut être annoncée par un gentil " bonjour ", un regard, ou tout simplement par une façon d'être.

Je rends grâces au Seigneur pour le passé et avec confiance je lui remets la route qui me reste à parcourir vers Lui.


 

D'autres sœurs de la Province de Belgique

Un groupe de Sœurs pendant le Chapitre Provincial en 2000.

Sr. Gessy Goose Baniers où elle s'occupe du Pavillon Missionnaires pendant les mois de Pèlerinage.


Aller vers des femmes étrangères dans des prisons belges

A 79 ans, Sr Jeanne Gillerot est toujours très active et son zèle missionnaire l'amène dans des endroits où d'autres n'oseraient pas aller : chez les " mal aimés " de la société.

Jeanne a passé la plus grande partie de sa vie en Afrique. Quand arriva le moment de rentrer en Belgique, elle, comme beaucoup d'autres missionnaires, a décidé que sa retraite serait encore un temps au service de celles qu'elle pensait les plus délaissées de la société belge : les femmes étrangères en prison.

Sr Jeanne Gillerot

Jeanne, qu'est-ce qui t'a poussée à aller vers les prisonniers quand tu es arrivée en Belgique ?

C'est dans l'esprit de fidélité à ma vocation SMNDA que, une fois de retour du Congo dans mon pays, j'ai répondu à l'appel de travailler avec des femmes en prison. Je voulais aller voir les femmes africaines emprisonnées.

Très vite j'ai découvert que ce n'était pas très en accord avec l'Evangile de " choisir " quelles prisonnières je voulais voir, mais qu'il fallait aller vers toutes sans distinction.

Il y a des femmes de l'Afrique subsaharienne, de l'Afrique de l'Ouest et Nord ; mais il y a aussi des femmes belges et de l'Amérique du Sud, de l'Europe et de l'Asie.

Il m'est très facile de rencontrer les femmes catholiques puisque je fais partie de l'aumônerie Catholique des prisons ; mais je vais aussi vers les protestantes, Anglicanes, Musulmanes, Bouddhistes, les Témoins de Jéhovah, quand elles nous appellent.

Quel est le rôle d'un aumônier de prison ?

La plupart des religions ont leurs aumôniers, mais les catholiques sont les plus nombreux : il y a environ 80 aumôniers dans le pays : prêtres, hommes et femmes religieuses, laïcs. Dans la prison où je vais, nous sommes au nombre de trois.

Nous passons des heures juste à écouter avec un cœur qui sait compatir. Ces femmes font souvent un bon bout de chemin avant de reconnaître leurs faiblesses, avant d'accueillir le Dieu de pitié, et d'apprendre à pardonner, aussi étrange que cela peut paraître.

Quand elles arrivent en prison, avec des menottes, les femmes sont vraiment troublées ; puis l'espoir grandit en elles ; puis il y a des hauts et des bas, inquiétudes, angoisses. Quelques unes redécouvrent même la place de Dieu dans leurs vies et la prière.

Est-ce que tu leur offres d'autres service que l'aide spirituelle?

Nous rendons des petits services : un coup de téléphone à leur famille, des courses diverses, une demande discrète aux personnes en charge, fournir des moyens pour combattre la solitude et l'inactivité : laine à tricoter, matériel pour bricolage etc, surtout pour celles qui n'ont pas la permission de travailler.

Quelle est la plus grande souffrance de ces prisonnières ?

Leur dépendance totale, la séparation de leurs familles, une vie de relations avec des étrangers de partout qu'elles n'ont pas choisis, l'angoisse face à l'avenir, soucis pour leurs enfants, leurs familles, leur procès toujours remis à plus tard.

Est-ce que tu vois des liens entre ce que tu vis dans la prison et ta vie missionnaire en Afrique ?

Quand je rends ces humbles services, je sens que j'accomplis la mission qui m'est confiée en communion avec nos sœurs en Afrique.

L'Esprit Saint est là et malgré mon âge avancé, j'essaie de porter fruit là où la main de Dieu a bien voulu me planter.

 

Lobbying dans les Institutions Européennes:
une nouvelle façon de vivre le Charisme SMNDA

Sr. Begoña anime une rencontre

SR. BEGOÑA IÑARRA de l'Espagne travaille dans le secrétariat international du " Réseau Foi et Justice entre l'Europe et l'Afrique " (AEFJN) ; c'est une organisation qui a pour but la promotion des relations équitables et justes entre l'Afrique et l'Europe en changeant les " structures injustes ". 40 congrégations religieuses qui travaillent en Afrique sont membres de cette organisation.Spain

Dans les couloirs du Parlement Européen, dans les rencontres des ONG, on se demande ce qu'une missionnaire peut bien faire dans des milieux pareils… mais on s'habitue.

Le " Réseau Foi et Justice entre l'Europe et l'Afrique " (AEFJN) veut promouvoir des relations équitables et justes entre l'Afrique et l'Europe en vue de changer les " structures injustes ".

Nous travaillons sur des accords, des traités et des documents qui touchent l'Afrique mais où les décisions sont prises en Europe. Parmi les problèmes que nous suivons sont " La Dette Extérieure ", " L'Organisation Internationale du Commerce ", " le Trafic des Petites Armes ", les " Enfants Soldats ", les " brevets sur médicaments et semences ". Ensemble avec d'autres groupes de la société civile, nous essayons d'influencer l'Union Européenne (la Commission et les membres du Parlement), afin que leur politique tienne compte des réalités et des intérêts de l'Afrique.

Le dévouement et la compétence des ONG m'impressionnent ; elles travaillent pour que ce soient les hommes et non pas la " libre échange " qui soient au cœur de la politique, des décisions à prendre et des institutions.

Je visite aussi les " Antennes ", les groupes nationaux du AEFJN, organisés par des religieux et quelques laïcs. Ils font pression au niveau national dans les questions de justice et ils encouragent les religieux/religieuses à s'engager avec eux.

Les sessions sur la justice que j'anime me permettent d'être en contact plus direct avec d'autres religieux/religieuses et des membres des ONG. Ce sont des moments d'enrichissement mutuel où nous partageons le feu qui nous anime. Cela me donne le courage d'aller de l'avant. Quand je vois combien l'engagement pour la justice a augmenté parmi les hommes et femmes religieuses dans les dernières années, je me réjouis profondément. Je crois fermement en ce que je fais, pour moi c'est une façon de vivre la mission aujourd'hui.

Je suis aussi rédactrice du bulletin des SMNDA " Partage Trentaprile ". Ce bulletin est un moyen pour les SMNDA partout dans le monde de s'exprimer, de partager sur leur travail, leur vision, leurs intérêts et tout ce qui touche la vie des sœurs et des communautés.

Quelle joie pour moi de découvrir comment nos sœurs donnent vie au Charisme aujourd'hui, et quel élan de vie les anime !


AEFJN a des antennes nationales dans beaucoup de pays européens et dans quelques pays africains. Sr Maria Alexis, belge, travaille avec l'antenne belge du " Réseau Foi et Justice entre l'Europe et l'Afrique " (AEFJN).

De Sr Maria Alexis

 

Une citoyenne fait de la politique… une nouvelle façon d'engagement missionnaire ?

Sr. Maria Alexis

C'est justement ce qui m'est arrivée quand je suis arrivée en Belgique en 1995 pour faire partie de la nouvelle communauté de Louvain-la-Neuve. La Provinciale m'a demandé de participer aux activités de l'antenne belge du AEFJN. Je le comprenais comme une continuation de mon engagement à Bukavu avec les GRAPES, un groupe de réflexion politique et sociale du diocèse et un groupe de religieux/religieuses oeuvrant pour la paix.

A Bukavu nous avons souvent dit: "Nous sommes la voix de celui qui crie dans le désert ". Il me semble que le projet de l'AEFJN nous aide à soutenir les cris qui viennent de l'Afrique, même si nous avons l'impression que cela n'aboutit à rien.

Ecrire à des ministres et prendre contacts avec des membres du Parlement Européens en Belgique ou en Europe, c'est un encouragement pour les Africain en exil que leurs voix se fassent entendre.

Les gens autour de nous prennent conscience des situations d'injustice dont les pays Africain sont victimes. Parfois nous ne pouvons pas réussir, mais malgré cela on commence À tracer des sentiers vers la paix et l'amour. Souvent nous avons besoin d'une grande foi.

Il est important de collaborer avec d'autres groupes ayant le même but : Pax Christi, "Entr'Aide et Fraternité", organisations qui luttent contre les enfants soldats etc. Parfois il y a des petits succès comme la hausse d'âge minimum à 18 ans pour le recrutement des soldats, adopté par les Nations Unies ; il y a des signes encourageants comme un atelier que j'ai animé pour des enfants de 11 à 12 ans dans le cadre du mois de la Mission au sujet des enfants soldats. Les enfants étaient si impressionnés qu'ils ont signé une lettre adressée à un chef d'Etat Africain avec une copie au Ministre des Affaires Etrangères. Sans doute ils vont être un soutien pour leurs familles et leurs amis.

Je vois un lien très étroit entre l'Animation Missionnaire et l'engagement pour la Justice et la Paix. Mais plus souvent la prière qui surgit de mon cœur est: " Si le Seigneur ne bâtit la maison, c'est en vain que les bâtisseurs travaillent… ". Et aussi : " Il renouvelle ta jeunesse comme celle de l'aigle… "

Ce sont de nouveaux sentiers à explorer en ce temps de mon jubilé d'or comme missionnaire. C'est un cadeau du Seigneur à recevoir avec le cœur d'un enfant qui sait en qui il a mis sa confiance.

 


Une communauté SMNDA dans un milieu multiculturel

 

Etterbeek est situé dans le centre de Bruxellles, pas loin des Institutions Européennes où le flamand et le français font bon ménage avec d'autres langues européennes, avec l'arabe et des langues du Moyen Orient.

Une communauté SMNDA vit dans le voisinage. Les sœurs essaient " d'être pont, de faciliter des rencontres entre des gens venant de différentes cultures, religions, nations… dans le but de nous ouvrir aux différences dans le respect mutuel. "

De gauche à droite: Sœurs Suzy Hadermann, Begoña Iñarra, Madeleine Bouvy, Christiane Simons, de la communauté d'Etterbeek

En nous promenant dans les rues d'Etterbeek, nous rencontrons des mamans voilées qui amènent leurs enfants à l'école, des jeunes de toutes couleurs qui discutent vivement ensemble, des fonctionnaires du gouvernement qui se pressent vers les Institutions Européennes ; enfants de toutes les langues avec leurs bicyclettes, Chaldéens qui sont en train de discuter sur le trottoir ; des Italiens qui jouent aux cartes dans le café du coin ; des belges en route vers l'hôpital… Les magasins du quartier et le marché du dimanche reflète aussi ce pluralisme ; au marché les spécialités belges se mêlent aux parfums Méditerranéens et aux produits d'Asie.

La communauté paroissiale se rencontre dans un vieux garage faute d'église. C'est petit, pauvre et peu fréquenté.

Nous sommes cinq dans la communauté : Sr. Miet de Ridder, (Flamande); Sr. Georgette Osset, (Wallonne), Sr. Christiane Simon, (Wallonne).

Toutes les trois ont travaillé en R.D.Congo. Sr. Suzy Hadermann, (Flamande de Bruxelles), elle, a travaillé au Burundi et a fait partie du Conseil Général pour quelques années; Sr. Begoña Iñarra, (Espagnole), a été en mission au Congo, en Ouganda, en Ethiopie et au Mozambique.

Juste en face de notre maison se trouve l'hôpital " Baron Lambert " où Miet (83ans ) rends des services aux malades qui sont dans le besoin. Elle a découvert que sa mission ici, bien que différente, est semblable 'a celle vécue au Congo. Elle rencontre son " Maître " dans les personnes malades, leurs familles et le personnel.

Georgette a comme mission de faire la cuisine et de faire les courses. Elle fait partie d'un groupe de personnes du troisième âge qui se rencontrent afin de surmonter la solitude. Elle porte la Communion aux personnes âgées.

Christiane donne des cours aux immigrés pour qu'ils puissent s'intégrer plus facilement dans la société belge. Elle fait aussi la catéchèse aux enfants qui se préparent à la première communion. Tous les enfants sont des étrangers : Africains, Chaldéens Latino-Américains.

En tant que membre du Conseil Provincial, Suzy fait des visites régulières aux communautés. Elle participe aux rencontres et aux sessions de réflexion sur le rôle de la vie religieuse dans une Europe unie.

Begoña travaille au secrétariat international du " Réseau Foi et Justice Afrique - Europe ". Elle est aussi en charge du bulletin de la congrégation " Partage Trentaprile ".

Nos voyages et engagements multiples ne facilitent pas " d'être ensemble ". Mais une fois par mois, nous prenons le temps de nous rencontrer, de réfléchir ensemble, de prier et partager. D'habitude nous terminons ce temps en communauté par une récréation ensemble.

Nous avons mis toute une année pour mettre sur papier notre Projet Apostolique. Nous cherchions une expression qui correspond à la réalité pluraliste que nous vivons. Nous voulions qu'elle soit un élément de notre unité. Chacune de nous vit le même projet à travers son engagement particulier.

" ETRE PONT, faciliter des RENCONTRES
entre des gens de CULTURES et RELIGIONS DIFFERENTES…
afin D'ETRE OUVERTES aux DIFFERENCES dans le RESPECT MUTUEL
et pour que LA VIE PUISSE GRANDIR. "

 

Webmaster: Gisela Schreyer
website.gis@smnda.org

Homepage I A venir I Carte d'identite I Communauté I Ecris-nous I Formation I Pays I