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Les
SMNDA au Burundi |
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Les
Surs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique
sont arrivées au Burundi il y a plus de cent
ans.
Depuis
lors elles ont été au service de la
population.
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Le
travail et la mission des SMNDA au Burundi ces dernières
années:
Des
SMNDA Burundaises en mission:
- Sr.
Léocadie Kana (au Burundi)
- Sr.
Béatrice Miburo (au Burkina Faso)
- Sr.
Agathe Ngendakumana (en RD Congo)
- Sr.
Gratienne Ndizeye (au Burkina Faso)
- Sr.
Victoire Niyonzima (en Sambie)
- Sr Liberate Harerimana (au Burkina Faso)
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Sr.
Maite Oiartzun avec un groupe de jeunes
filles intéressées à la vie missionnaire. |
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Animation
des jeunes
Sr.
Maite Oiartzun a travaillé pendant des années
dans l'animation de groupes de jeunes à Navarre,
son pays natal.
Après
différentes expériences avec les missionnaires:
camps d'été, marche missionnaire, et
un contact plus fort avec les Surs SMNDA, elle
a senti un appel à "aller plus loin".
Après un temps de discernement elle décida
de dédier sa vie au service des Africains dans
la Congrégation des Surs Missionnaires
de Notre-Dame d'Afrique.
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Aujourd'hui
Maite est une soeur. Elle travaille avec les jeunes
au Burundi. Elle est responsable de l'Animation Missionnaires
des SMNDA au Burundi. Elle organise des week-ends,
des rencontres et des retraites pour les jeunes femmes
intéressées à la vie missionnaire.
Elles passent un peu de temps à réfléchir
sur leur vie et à connaître la vie des
Surs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique.


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Sr.
Maite (au centre) avec un groupe de
jeunes femmes burundaises réunies
pour discerner leur vocation.
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Les SMNDA et les victimes du SIDA
Les
SMNDA ont une communauté à GITEGA, dans
un quartier populaire, plein de vie mais aussi où
la mort est bien présente à cause du
SIDA.
Sr.
Feli Garcia (d'Espagne) et Sr. Jeanne d'Arc Ouattara (du Burkina Faso) travaillent avec les victimes
du SIDA: femmes, hommes, familles, orphelins, les
malades et leurs familles et les équipes qui
s'occupent des malades.
Sr.
Feli procure des médicaments dans un petit
dispensaire et organise les soins à domicile.
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Sr.
Feli et Sr. Jeanne avec des orphelins
du SIDA.
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Au
Burundi boire la bière du même pot est
un
signe de partage et d'amitié. Sr. Dolores partage
la boisson avec des moniteurs lors d'une fête.
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Des
maisons pour améliorer la santé
Dès
son arrivée au Burundi, Sr. Dolores Huarte,
une infirmière espagnole, a travaillé
dans le Service de Médicine Interne de l'hôpital
de Bujumbura, la capitale du Burundi.
A
un moment, on lui a demandé de remplacer une
autre soeur dans un dispensaire rural, près
de la frontière de la Tanzanie. En visitant
le village et la région, en écoutant
les gens au dispensaire et lors de ses visites, elle
a pris conscience de ce qui produisait beaucoup de
maladies les plus courantes. C'est alors qu'elle a
eu l'idée de travailler à un autre niveau:
prévenir au lieu de guérir. Faire comprendre
à la population qu'avec plus d'hygiène,
de l'eau potable, une meilleure nourriture et des
latrines bien construites, beaucoup de ces maladies
dont ils souffraient pourraient disparaître.
Sr.
Dolores a eu la chance de vivre ce projet dans la
communauté de Gisuru.
Regardons
ce qu'elle nous raconte.
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Je
voulais faire comprendre aux gens que beaucoup de
maladies peuvent être évitées
par l'hygiène, l'eau potable, la nourriture,
des latrines,
Quelle joie lorsque j'ai été
nommée à la nouvelle communauté
de Gisuru, près de la frontière avec
la Tanzanie!
Dès mon arrivée j'ai visité les
gens et j'ai regardé autour: leurs maisons
en herbes sèches ou en pisé, leurs points
d'eau, des latrines ou pas,
leurs champs pour
savoir ce qu'ils mangeaient
Dans une petite
salle de la maison j'ai commencé par leur apprendre
à soigner les plaies, les maladies des yeux,
à organiser une pharmacie familiale,... le
danger d'acheter des médicaments au marché...
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Sr.
Dolores visite de nouvelles maisons.
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La population, attendaient un dispensaire, mais puisqu'il
y en avait un à 4 km, le besoin d'un Centre éducatif
était plus urgent. Nous avons commencé par
l'éducation socio-sanitaire pour des femmes avec
des enfants en âge préscolaire . Chaque colline,
par groupes de 30 à 50 femmes venaient une fois par
mois pour un jour. Il y avait la pesée des enfants
et la prévention des maladies.
Le but du Centre était de rendre la population consciente
de leurs ressources et de prendre leur responsabilité
vis à vis de leur santé. Pour former il fallait
informer, et apprendre à éviter les maladies
avec des moyens disponibles: hygiène du corps, vêtements
et maison, nourriture saine et équilibrée,
utilisation des médicaments simples à la maison
(pharmacie familiale), mesures d'assainissement (latrines,
aménagement des sources, habitat
.) Vite de
femmes leaders, choisies par leurs compagnes sont devenues
des animatrices bénévoles sur leurs collines.
Le jumelage de la paroisse de Gisuru avec une paroisse belge
nous a permis de lancer
le projet " Améliorer ses conditions de vie
en partant de l'habitat ".
Lorsque une famille, avec un petit salaire, ou sans travail
rémunéré finissait la construction
d'une maison en matériaux durables : pierres ou briques
cuites (Il y avait beaucoup de pierres dans la région),
bonnes fenêtres, charpente en bois solide, trois pignons
au moins, murs bien construits, avec une latrine faite selon
les normes d'hygiène (6 à 8 m de profondeur)
et 0.80 m de diamètre, écoulement des eaux
de pluie, sol dallé de pierres plates,
alors
ils recevaient gratuitement une toiture de tôles et
une dalle de béton pour la latrine.
Toute la population connaissait le projet et ceux qui n'avaient
un salaire périodique pouvaient en bénéficier.
Plus de 2,500 familles éparpillées dans les
22 collines de la commune se sont inscrites. Quelques uns
ont aussi reçu de l'aide pour la cuisine extérieure
avec four pour la cuisson des repas
Les inscriptions
firent boule de neige. En 5 ans plus de 800 maisons étaient
terminées, la plupart ayant une cuisine extérieure
et une latrine, et quelques unes même un petit étable.
Lorsque la maison est propre et belle, on commence à
désirer d'autres choses : des lits, des chaises,
une table, des armoires, des étagères,
Les gens épargnaient pour acheter tout cela et les
menuisiers avaient beaucoup de travail !
Avant de donner l'aide l'équipe en charge du projet
contrôlait la construction. L'état de santé
s'améliorait peu à peu et on pouvait voir
le changement pas seulement dans les maisons, mais dans
les personnes et dans la santé de la population en
général.
Après la guerre a détruit une partie de ce
qui avait été construit, mais la conscientisation
dans le cur et l'intelligence des gens cela ne peut
pas être détruit.
Sr. Dolores Huarte
Logroño (Espagne)


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Un
des nouveaux ponts avec des
piliers en pierre et ciment, plus
élevés que les plus hautes crues
connues. |
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Une
Surs SMNDA
construit des ponts
Mugera,
au Burundi,à 20 km de Gitega, est l'endroit
où la rivière Ruvubu se jette dans la
Ruvyironza.
A
Mugera il n'y en avait pas de pont!
Les
chrétiens, les enfants des écoles, et
les malades devaient faire des détours de plusieurs
heures pour venir à la paroisse.
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"L'ancien
méthode" de traverser la
rivière: sur un flotteur de papyrus,
poussé par "le passeur". |
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Des
hommes qui savaient nager avaient fabriqué, avec
des papyrus, de petits flotteurs sur lesquels on pouvait
s'étendre et, en nageant, un homme les poussait jusqu'à
l'autre rive. Ceci servait pour les bien-portants, mais
c'était inaccessible, parce que dangereux, pour les
malades graves, les femmes enceintes
ou avec des enfants, car l'eau avait une profondeur de trois
mètres.
Un don d'une paroisse de Belgique nous a donne l'idée
de construire un pont ! Un Père nous conseilla pour
l'emplacement et la façon de construire dans l'eau.
Les travaux en vue d'un pont de 27m. de long commençaient
!
Toute la population a pris part au travail en apportant
les pierres et le sable pour la construction des 5 piliers
sur la Ruvyironza. Ils avaient 1,80 m de haut pour que les
troncs d'arbre qui font le pont ne puissent pas être
soulevés par l'eau, même dans les plus grandes
crues.
Nous avions besoin de troncs longs et gros. Nous avions
pris des arbres de la mission, mais il nous en fallait davantage.
J'ai demandé au Gouverneur de nous donner des eucalyptus
d'une plantation de l'État, proche du pont. Le jour
de la coupe, deux grands camions avec une quarantaine de
soldats arrivaient afin de nous aider à transporter
les arbres jusqu'à la rivière. Je leur donnai
des bâtons secs d'environ 3 m pour glisser sous les
arbres et les y attacher afin que 2 ou 3 hommes puissent
prendre place de chaque côté du tronc pour
le soulever. En voyant ces bâtons secs les soldats
ont dit qu'ils se casseraient. Ils sont allés en
chercher d'autres, de petits arbres tout frais, qu'ils attachaient
aux troncs mais en les soulevant ils se courbaient et le
tronc glissait !)
Les hommes du village ont intercalé les bâtons
secs avec les jeunes arbres et ont aidé à
soulever les troncs. Au grand étonnement des militaires,
ces bâtons ne cassaient pas et soutenaient très
bien. Les militaires ne savaient pas que ces hommes avaient
déjà transporté d'autres troncs jusqu'à
la rivière.
Avec l'aide des hommes du village les militaires sont arrivés
à mi-chemin lorsqu'une pluie torrentielle les empêcha
d'aller plus loin. Quelle honte pour ces militaires qui
n'ont même pas pu transporter un seul tronc jusqu'à
la rivière ! Comble de contretemps : leurs camions
laissés à mi-chemin de la colline s'étaient
embourbés ! Ils ont dû les laisser sur place
et repartir à pied sur la grand-route en faisant
de l'auto stop pour arriver à Gitega. C'est la seule
" aide " que nous avons reçue de l'État
pour la construction du pont.
Un
accident, et un autre pont
Le passage sur la rivière Ruvubu, construit par la
paroisse en 1956, avec deux piliers et deux troncs d'arbre
bien branlants, avait été à l'origine
de certains accidents. Le 8 septembre des femmes qui venaient
à la paroisse pour la célébration traversaient
le pont, lorsqu'un des troncs a culbuté et plusieurs
femmes sont tombées à l'eau. La plupart ont
pu être sauvées, mais deux se sont noyées.
Nous avons cherché l'argent pour la construction
d'un nouveau pont. Nous avons commencé par construire
une route jusque l'emplacement du future pont. Nous avons
consulté les anciens afin de connaître la hauteur
atteinte par l'eau durant les grades crues. Il y avait 4
piliers de 1.50 m de hauteur et la longueur du pont était
de 24m. Comme il n'y avait pas de rochers dans l'eau comme
pour le premier pont, nous avons dû faire le vide
avec des sacs de terre pour éloigner l'eau pendant
la construction. Il fallait inventer une nouvelle façon
de procéder !
Le pont a été construit dans un endroit très
dangereux où les tourbillons sont nombreux et où
l'eau emporte souvent des gens à la saison des pluies.
Nous avons reçu des eucalyptus vieux de 25 ans, mais
il a fallu transporter les troncs sur une distance de 4
km montant et descendant les collines !
En 1985 le pont était achevé en pleine saison
des pluies. Quelle fête ! Le premier à y passer
fut un catéchiste qui n'avait jamais pu passer sur
le pont précédent parce qu'il avait un problème
d'équilibre. Maintenant il avait de la place, car
le pont était large de 4,50 m.
Gabrielle
De Bent, (Belgique)


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