Soeurs Missionnaires de Notre Dame d'Afrique (SMNDA)

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Les SMNDA au Canada

Les Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique sont arrivées au Canada en 1903. Depuis lors, plus de 500 femmes canadiennes sont devenues Sœurs Missionnaires de Notre - Dame d'Afrique pour un service en Afrique par la consécration à Dieu.

Quelques unes sont en Afrique pendant que d'autres après avoir vécu la plupart de leur vie en Afrique, son rentrées au pays natal. Là elles continue leur mission. Elles travaillent dans différents apostolat: avec les immigrants, les gens du troisième âge, et ceux qui sont mis au bord de la société.

Rencontrez quelques unes des Sœurs qui travaillent au Canada:

 

Sr. Lise Laurin fait du rattrapage avec
des enfants des immigrants
Sr. Rita Turgeon aide au déménagement
(en avant) d'une volontaire
Sr. Suzanne Plouffe avec une jeune fille dont
les parents sont récemment arrivés au Canada.
Au Centre Africanum.
Sr. Laurette Bégin visite une famille d'immigrants

Un lien entre les membres des familles algériennes à Montréal

Depuis son retour au Canada en 1994, Sr. Cécilia Bergeron après une longue vie en Algérie, elle a maintenu le contact avec des algériens qui vivent actuellement au Canada. Sa connaissance de la langue et la culture algérienne lui ont ouvert beaucoup de portes. Elle nous raconte son expérience des contacts pendant ces années à Montréal, Canada.

Thérèse St-Jean (qui a vécu aussi longtemps en Algérie) et moi, nous nous sentons, nous aussi, liées avec les Algériens. Je continue le dialogue du cœur et de la vie comme je le faisais en Algérie. Le fait que j'y sois resté 46 ans et que je connaisse la langue facilite nos relations. Avec certains, les liens sont plus intimes et nous nous retrouvons autour d'une tasse de café ou d'un couscous. L'amitié se resserre. Nous partageons les mêmes craintes pour ceux et celles que nous avons laissées dans la tourmente. L'adaptation n'est pas toujours facile quand on a tout laissé derrière soi. On est loin du pays, l'hiver est long et froid. Les premiers temps sont difficiles.

Une jeune fille kabyle au Canada

Je suis souvent un lien entre les familles, un soutien et une aide pour ceux et celles qui arrivent ou qui sont dans la peine; une confidente.

Les Algériens sont de plus en plus nombreux à Montréal. En général, ils s'adaptent bien. Ils sont courageux et ne craignent pas de se remettre aux études, s'ils ne trouvent pas de travail. Je connais plusieurs femmes médecins qui ont fait des études d'infirmière. L'une d'elle étant psychiatre, a eu la chance d'être acceptée en Abitibi parce qu'on manquait de psychiatre à cet endroit.

Parmi les nouveaux arrivés, je remarque qu'il y a davantage de couples avec de jeunes enfants. Il m'arrive de retrouver des familles que j'ai connues en Algérie. Les uns sont venus comme immigrés ou réfugiés, les autres pour rendre visite à leurs familles. Ce sont quelques fois de bien belles surprises.

Il y a aussi ceux et celles qui ont connu les Sœurs en Algérie. Ce sont souvent ces dernières qui leur donnent mes coordonnées. L'année dernière, j'ai eu la joie de revoir une de mes anciennes élèves. En visite chez ses enfants aux États-Unis, elle a fait le voyage jusqu'à Montréal uniquement pour venir me voir.

La communauté algérienne est dynamique et active. Plusieurs Associations se sont formées. Ils organisent des fêtes communautaires, des conférences. Ils participent aussi aux évènements du pays d'accueil. Dernièrement, lors d'une fête communautaire, quelqu'un m'a demandé: "Qui êtes-vous pour que tant de personnes viennent vous saluer?" Il est vrai que je connais beaucoup de monde. Au fil des ans, je suis devenue un peu la grand'mère de beaucoup d'Algériens.

Dans la mesure où elle le peut, Thérèse St-Jean m'accompagne. Là où nous allons, nous sentons que nous faisons vraiment partie de la famille. Mes relations avec les Algériens se sont faites un peu comme les rencontres de Jésus en Galilée; au hasard des chemins. Je ne les ai pas cherchées. C'est le Seigneur qui me les envoie, et c'est toujours une surprise et une joie.
Cécilia Bergeron (Ave. Laval, Montréal)


Collaboration avec Missio Canada

Ma présence en terre d'Islam, spécialement en Tunisie, me permet aujourd'hui de partager cette expérience avec Missio Canada (Propagation de la Foi).

Il y a trois volets à mon engagement dans cette forme d'animation missionnaire :

  • Depuis cinq ans je collabore à la Revue Univers, en assurant le commentaire des intentions missionnairesà chaque mois. Différents articles illustrent ma présence en terre d'Islam : " le Clocher et le Minaret" paru en novembre - décembre 1996. J'ai préparé aussi un dossier sur le centenaire de notre arrivée à Québec en 2003.
  • En novembre 1997 j'ai eu la joie de participer à une table ronde avec 5 missionnaires des cinq continents réagissant à l'exposé de François Lapierre p.m. sur : " Mission, nouvelle formule ? " J'ai insisté sur le fait que pour entrer en relation avec le croyant de l'Islam, il faut accepter un certain dépouillement. En novembre 2002 j'ai participé à un Colloque missionnaire à l'Université Laval à Québec.
  • En mars 2001 j'ai participé à une émission de radio, à la Méduse - radio communautaire de la Basse-Ville de Québec - sur la Tunisie, sur notre présence comme missionnaires. En novembre 2001 j'ai eu une interview sur la Femme tunisienne, sur notre rôle auprès de ces femmes. Émissions qui ont connu une bonne quota d'écoute et qui permettent de connaître les pays non seulement comme lieux touristiques, mais comme lieu de présence continue.

Léonie Goulet
Montreal


Madeleine Lacoursière

Mes dernières années en Afrique :

En 1988, après la passation de l'Hôpital de Kisubi aux mains de Sœurs Africaines, Sisters of the Immaculate Heart of Mary, je devais me chercher un autre travail. Le domaine médical m'intéressait toujours.

J'ai eu la chance de me voir offrir un poste de "Field Officer", par la Croix Rouge Danoise. Cet organisme non gouvernemental venait de s'établir à Entebbe, et avait comme mandat du gouvernement du Danemark de promouvoir l'accessibilité des médicaments essentiels à prix raisonnables dans les divers hôpitaux du gouvernement, des dispensaires et maternités de l'Uganda. Le projet intéressait aussi les dispensaires, maternités et hôpitaux des différentes religions chrétiennes, par l'entremise du Service Médical Conjoint. On avait besoin d'une personne pour vérifier sur place l'emploi des médicaments offerts gratuitement. Cela a nécessité des voyages réguliers aux trois semaines en visitant toutes les unités du pays. Ma présence comme Sœur Missionnaire de Notre-Dame d'Afrique s'est avérée très positive. Ma connaissance de la langue a facilité les relations avec le personnel médical. De plus, j'étais rémunérée au même titre que les employé(e)s ougandais. J'étais aussi considérée comme faisant partie de la famille, tant des ougandais que des Européens.

De retour au Canada :

Revenue au Canada, à Ottawa, j'ai pris contact avec l'organisme Développement et Paix. Cet organisme fondé par les évêques canadiens en 1968, a pour but de recueillir des fonds pour le tiers monde. Pour faciliter le développement sur place, l'organisme a plusieurs partenaires locaux, pour assurer la prise en charge et la continuité des projets. Développement et Paix intervient avec beaucoup de succès auprès de la population canadienne dans les levées de fonds au moment de cataclysme partout dans le monde. Je cite en exemple : la famine en Ethiopie, l 'ouragan Mitch, etc. Je continue ce travail bénévole ici à Montréal.

J'ai collaboré à la formation d'un comité de Justice sociale, avec les différentes congrégations religieuses, à Ottawa, pour aider spécialement les femmes de la rue qui avaient un besoin urgent de réadaptation.

Durant mon séjour à Ottawa, par l'entremise du Centre Catholique des Immigrants d'Ottawa, j'ai aidé une famille somalienne réfugiée au pays à s'intégrer, à comprendre notre mentalité canadienne et à faire face aux réalités quotidiennes de notre vie ici.

Madeleine Lacoursière, SMNDA.
Montreal

 

 

Webmaster: Gisela Schreyer
website.gis@smnda.org

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