Soeurs Missionnaires de Notre Dame d'Afrique (SMNDA)

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Les SMNDA au Mali

Le travail des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique

Sœur Zawadi (RD Congo) et Sœur Juli (Espagne) vont visiter des familles.

Le pays et son peuple

Partageant les frontières avec l'Algérie et la Mauritanie, le Mali est proche de la province du Maghreb-Yemen, pas seulement géographiquement, mais aussi à cause de sa population en grande partie Musulmane.

Dialogue avec l'Islam et la religion traditionnelle

Par notre présence dans ce pays nous voulons être témoins de l'amour de Dieu pour tous ses enfants.
Beaucoup de Musulmans reconnaissent que la présence chrétienne est une bénédiction.
Nous sommes une Église en minorité en dialogue avec d'autres religions.
Partout où nous sommes, il y a une présence forte de l'Islam et des Religions traditionnelles. Parce que la présence de l'Église est très fortement reconnue, nous nous sentons encouragées à être au service de tout le monde et à encourager un dialogue entre religions.

L'Église locale devient de plus en plus ouverte à ce dialogue, en se déplaçant d'une co-existence naturelle et quotidiennement à un dialogue basé sur une connaissance plus profonde de " l'autre ".

Un climat pénible

Nos communautés sont situées dans des régions où le climat est sévère et difficile à endurer de mars à mai et aussi en octobre.
Le paysage: des savanes arides pendant 8 mois par an; argile rouge et routes sablonneuses; champs récents, débroussés au coût d'arbres; régions de buisson brûlés qui hâtent l'extension du désert. Mais la verdure est abondante immédiatement après les premières pluies.

Quatre-vingt-dix pour cent de la population rurale

Dans cette région saharienne, c'est agriculture qui regroupe la majorité de la population. Cependant, les villes attirent de plus en plus des gens de la campagne qui cherchent un travail rémunéré. Comme leur espoir est souvent déçu, le nombre des chômeurs grandit dans les villes. Les quartiers à loyer s'étendent, sans créer cependant des bidonvilles comme cela arrive dans d'autre pays.

Sr. Pilar Vigil (d'Espagne) apprend à
jjouer le tambour.

Des femmes déterminées à gagner leur liberté

En dépit des problèmes multiples créés par la pauvreté, nous restons stupéfiées devant la créativité de la population de ce pays qui est parmi le plus pauvre du monde.

Pour nous il est évident que les gens sont vraiment " debout ", grâce surtout à l'initiative, le courage et la solidarité des femmes. Elles deviennent de plus en plus conscientes que leurs souffrance viennent surtout des coutumes injustes (manque de scolarisation pour les filles, mariages forcés, excision, la chasse aux sorcières, etc.), et c'est pourquoi elles se réunissent pour former un grand nombre d'associations. Beaucoup de nos sœurs sont impliquées dans la formation des femmes et se joignent à leurs joies, leurs peines et leurs espoirs.

Sr. Juli Alonso avec la famille du
président de la communauté
chrétienne de Kalabankura.

Kalabankura, un faubourg de Bamako

Les sœurs de Kalabankura sont heureuses de voir que la communauté chrétienne a commencé à réaliser leur rêve: construire une chapelle dans la région. C'était déjà un projet à l'établissement de notre communauté dans Kalabankura.

Sr. Henriette dans une fête avec les catéchistes de Kalabankura
Sr. Juli Alonso avec les enfants de
la Première Communion de
Kalabankura, qu'elle a préparé.
Sr. Jacqueline Piron anime un séminaire
pour un groupe de femmes catéchistes.
Sr. Finita Martinez enseigne la couture, le crochet et le tricotage à des femmes du quartier en vue d'un gagne-pain pour leurs familles.

ACTION " SOJA" Sr. Marie-Madeleine Mériot

Sr. Marie-Madeleine montreles graines de soja recoltées par les femmes.
Sr. Marie-Madeleine Mériot avec un enfant
nourris avec le melange de soja.

Dans la region de Kolokani et ses nombreux villages, les femmes avaient des difficultés pour nourrir leur famille.

La malnutrition des enfants, a interpellée Sr. Marie-Madeleine Mériot qui travaillé dans la region.

Le souvenir d'un article sur comment la culture du soja en Inde, avait été un apport très bénéfique pour la nutrition, fut le début d'un changement.

Mais il fallait introduire une nouvelle culture, tâche pas facile.

l'Union Nationale des Femmes Maliennes (UNFM) avait un champ collectif, à la saison des pluies. J'ai proposé d'y faire la culture du soja pour améliorer la nutrition.

Le médecin chef duCentre de Santé où je travaillais fut heureux de cette idée. Alors s'imposait de former une équipe dynamique et soudée, pour établir un plan d'action et mener ce projet à la réussite.

L'animateur du Centre de Développement et Lalla Fofana, présidente de l'UNFM et épouse du chef de village furent de très précieux collaborateurs, car ils connaissaient parfaitement le milieu.

Nous avons fait un travail de préparation. Nous avons obtenu du soja qui fut testé au centre nutritionnel. La bouillie préparée serait-elle acceptée par ces enfants malnutris ? Les animatrices mélangèrent deux parts de farine de mil (aliment de base du pays) et une de soja ; procédèrent à la cuisson, tout ceci devant les mamans. Les enfants acceptèrent cette préparation, dès la première démonstration. Grand soulagement pour nous !

Deux cassettes en langue du pays, le bambara, furent élaborées: " Le soja, comment le cultiver " et "Comment utiliser le soja " Les nombreux duplicata demandés montraient leur importance.

Quand arriva la saison des pluies, les femmes vinrent sur le champ de deux hectares qui avait été préparé par le Centre d'animation rurale (CAR). Les jeunes gens du CAR en stage, préparèrent le champ, et ce fut l'occasion de sensibiliser tous ces jeunes, venus en volontaires de différents villages, pour améliorer leur connaissance de la culture qui, traditionnellement, se fait à la main avec la houe. Puis ce furent les semailles, dès la première pluie. La pluie arriva, les femmes firent le sarclage pendant que la griotte était là avec son tambour, elle chante et les femmes dansent au rythme des battements. La joie est là! Vint le moment de la récolte. Toutes les femmes furent convoquées.

Le soja coupé, les femmes l'apportèrent par brassées et en firent une belle meule. L'aide du directeur de la prison nous fut précieuse : il nous envoya des prisonniers pour battre, au fléau, la récolte. Ils furent heureux d'en recevoir une part, ce qui améliora leur " ordinaire ". Et l'année suivante, ils cultivèrent du soja !

Notre récolte, était de près de 2 tonnes, fruit du travail de tous et de toutes, de la solidarité et de l'espérance qui nous ont soutenus. Nous faisons la répartition du soja, selon les prévisions faites avant la culture. Bonheur des femmes, bonheur des familles.

Nous avons fait des tournées en brousse pour faire connaître le soja, et informer les femmes dans les villages. Sensibilisation avec démonstration nutritionnelle. De même à travers les différentes sessions à la mission catholique : catéchistes, épouses de catéchistes, JAC (Jeunesse agricole catholique), préparation au baptême, au mariage et aussi avec le centre de santé et ses diverses formations : accoucheuses traditionnelles, matrones rurales, hygiénistes, secouristes, etc… Chaque fois : information, démonstration, et remise à chaque participant, d'un petit sac de soja.

Les bons résultats au centre nutritionnel, avec le sourire qui réapparaît sur les visages de ces enfants qui reprennent des joues et perdent leurs oedèmes. Des orphelins et des jumeaux sauvés par le lait de soja. Les jeunes filles du collège qui, lors de leur exposition de fin d'année, m'invitent à goûter tous les plats préparés à base de soja. Les femmes vendent leur " sumbala " (condiment), améliorant leur budget, sans compter que la cuisine familiale en bénéficie.

En 1990, le Directeur national de l'agriculture, m'appelle à Bamako, pour m'informer que : " vu le résultat des femmes de Kolokani, dans la culture du soja, celle-ci passe au rang des cultures nationales ". Pour nous, cela marque la reconnaissance de la réalisation de notre projet. Et c'est la joie de notre équipe scellée dans le travail persévérant et dans l'amitié.

Sœur Marie-Madeleine MERIOT

 

D'autres aspects de la vie SMNDA

Sr. Adoracion Bolivar dans une liturgie.
 
Pères et sœurs Missionnaires d'Afrique
à Kolokani.
   
Sr. Pilar Vigil avec un groupe de filles renvoyées des écoles. Elle leur donne des leçons pour qu'elles puissent trouver du travail et avoir une formation.

Centre Foi et Rencontre : Au service de la rencontre entre différentes religions

Françoise Dartigues partage sa joie de la mission qui lui a été confiée à Bamako.

Le Centre Foi et Rencontre de Bamako a été officiellement inauguré le 12 octobre 2004 par Mgr Jean Zerbo, au cours des journées pastorales du diocèse.

Le Centre veut etre Nous sommes une équipe de 4 permanents : 3 Missionnaires d'Afrique et moi-même, le Père Jupp Stamer en étant le directeur. Nous assurons à tour de rôle une présence au centre afin qu'il y ait toujours quelqu'un pour accueillir ceux et celles qui y viennent. Notre travail consiste à répondre aux appels émanant des paroisses, des CCB, des groupes de jeunes, etc.Pour ma part, en équipe avec le Père Stamer, nous assurons la formation sur la connaissance de l'islam. C'est, le plus souvent, sous la forme de sessions plus ou moins longues que nous répondons aux appels reçus.

D'autres demandes sont faites à l'un ou à l'autre de l'équipe et nous y répondons. Cette année, le centre a organisé des conférences qui ont lieu tous les premiers samedis du mois. En général, une quarantaine de personnes viennent y participer.J'aime bien ce travail qui me permet de rencontrer différents groupes : jeunes, femmes, hommes. Il y a parfois des moments de vraie catéchèse car le Modèle de la Rencontre est Jésus qui a lui-même accueilli tous ceux qui venaient à Lui, sans distinction de race ou de religion, ne voyant en chacun de ceux qui venaient à Lui, que des fils bien-aimés du Père. Cela me permet aussi, parfois, de dire ma foi et mon attachement à ce Jésus qui est ma Vie. Merci à la province qui m'a demandé ce travail.
Françoise Dartigues
Bamako - Mali

 

Webmaster: Gisela Schreyer
website.gis@smnda.org

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