Les
SMNDA en Mauritanie
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| Sr.
Brigida Gutiérrez avec un groupe de femmes dans
l'atelier de tissage où elles apprennent à
faire des tapis. |
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| La
communauté des SMNDA de Nouakchott. |
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Le
travail des Surs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique
en Mauritanie
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Le sens de la présence des SMNDA dans un pays
musulman
La
Mauritanie est un pays musulman avec une minorité
de chrétiens, provenant surtout des pays voisins
et d'autres continents.
La
présence des SMNDA auprès des populations
musulmanes adresse un appel à l'Église
de notre temps. Les surs, suivant l'inspiration
du Cardinal Lavigerie, leur fondateur, vivent la gratuité
et l'universalité du témoignage chrétien,
dans une attitude de service aux peuples musulmans
au milieu desquels elles habitent.
Leurs attitudes concrètes en apprenant la langue
et les coutumes locales, mais surtout à travers
des relations quotidienne de rencontre et de service,
se faisant proches des populations musulmans, permet
une vraie découverte de l'Islam.
Lavigerie nous a envoyé vivre un témoignage
auprès des musulmans. La mission en milieu
musulman souligne davantage la gratuité et
l'universalité du témoignage chrétien.
C'est une vocation commune à toutes les églises
locales du Maghreb : celle d'être Église
locale d'un pays musulman, par solidarité humaine
et spirituelle avec une société dont
l'Islam est la tradition religieuse et culturelle.
La relation du monde chrétien à celui
de l'Islam est devenue, après l'effondrement
de l'idéologie marxiste, l'un de tous premiers
défis adressés à l'Eglise de
notre temps.


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Sr.
Mia Dombretch avec des jeunes à Nouakchott
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Une
paroisse pour le dialogue à Nouakchott
Le
pays: La Mauritanie
La
Mauritanie est une République Islamique
et les Mauritaniens sont tous des musulmans.
Pourtant il y a deux paroises catholiques
en Mauritanie, avec des Chrétiens
venus de l'étranger. Ils appartiennent
à plus de 20 nationalités,
surtout de l'Afrique. Beaucoup de ces familles
chrétiennes sont en Mauritanie à
cause de leur travail (personnel des Ambassades,
ONGs, etc), ou bien elles sont à
la recherche d'un travail comme cuisinier,
jardinier, gardien, femme de ménage
C'est
ainsi que les deux paroisses organisent
des séances de catéchèse
pour enfants, jeunes et adultes.
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Une
paroisse d'étrangers
A
Nouakchott, 200 enfants et jeunes du Primaire
et du Secondaire viennent à la paroisse
pour une heure de catéchèse toutes
les semaines. Une
quinzaine de catéchistes bénévoles
- des mamans et des jeunes - les accompagnent
à grandir dans la foi chrétienne.
Certains de ces enfants se préparent au
Baptême, à la première communion,
à la confirmation. Mais le but principal
de cette formation est de leur donner des bases
solides pour qu'ils puissent tenir en ce milieu
100% musulman ! Souvent ils sont les seuls chrétiens
dans leur classe et les remarques et les questions
ne manquent pas. Pour les Lycéens la catéchèse
prend la forme d'une initiation au dialogue Islamo-Chrétien.
Comment répondre aux questions qu'on nous
pose ?
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Sr.
Mia avec un groupe de jeunes
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Les cérémonies
des sacrements sont souvent émouvantes : des enfants
espagnols, français, libanais, béninois, sénégalais,
guinéens, de toute classe sociale s'avancent ensemble.
Il y a aussi un catéchuménat à la paroisse
de Noukchottoù une cinquantaine de personnes, la plupart
de la Guinée Bissau cheminent vers le baptême.
Ainsi cette République Islamique devient terre de première
évangelisation pour ces guinéens fortement ancrés
dans la religion
traditionnelle africaine.
La Mauritanie
une terre de passage de l'Afrique vers l'Europe
La Mauritanie
est pays de passage pour beaucoup d'Africains qui revent d'arriver
en Europe. Ils se rendent au port de Nouadhibou, dans le Nord
du pays et en groups achètent des pirogues pour traverser
la mer ou bien se chachent à bord de grands navires.
Parmi eux il y a ceux qui fuinet la guerre, une situation
familiale difficile, ou qui cherchent un avenir meilleur.
Dans la traversée de la mer on calcule que la moitié
meurt dans la mer sans atteindre " El Dorado " tant
désiré.
Pour
nous SMNDA, présentes dans les pays d'où ils
partent (Mali, Burkina, Ghana, etc), là par où
ils passent (Maghreb), et là où ils rêvent
d'y arriver (l'Europe), cela nous questionne profondement.
Dialogue
Islamo-Chrétien
Depuis
il y a quelques années la paroisse de Nouakchott a
organisé un groupe de réflexion où des
chrétiens refléchissent à ce qui nous
rassemble et aux différences entre Chistianisme et
Islam, afin de mieux vivre avec les Mauritaniens musulmans
qui nous accueillent et pour dévélopper la compréhension
et la tolérance. Quelques des sujets étudiés
sont : Dieu dans l'Islam et dans le Christianisme ; la prière
; le ramadan et le careme ; Jésus et Marie dans les
Évangiles et dans le Coran; sens du dialogue ; comment
Jésus a-t-il rencontré les non-Juifs ; les documents
du Concile Vatican II qui parlent du dialogue inter-religieux.
Ces réflexions permettent aux chrétiens de faire
un cheminement intèrieur, de laisser tomber les préjugés,
d'avoir un à priori favorable envers les musulmans.
Le groupe prépare les chrétiens à un
dialogue de vie, et à trouver des réponses aux
multiples questions reçues. Lorsque à la fin
de chaque année nous prenons le temps de regarder ce
que nous avons découvert, nous constatons de petits
miracles dans le coeur de chacun.
Anniversaire
de l'église de Mauritanie
En Novembre
2005 l'église de Mauritanie a célébré
le 40ème anniversaire de son existance. C'est un age
adulte, meme si l'église de Mauritanie, étant
formée seulement des étrangers, doit compter
sur des églises soeurs pour son personnel. Ainsi le
Sénégal a envoyé deux pretre Fidei Donum
depuis 3 ans. Cette situation a fait naître un groupe
vocationnel animé par un comité formé
par des religieuse des congrégations présentes.
Chaque mois une vingtaine de jeunes et d'enfants répondent
à l'invitation. Qui sait si Dieu les appellera pour
devenir prêtre, religieux, religieuse ?
Les SMNDA
nous avons fait une première visite d'animation missionnaire
vocationnelle au Sénégal, à l'Université
de St. Louis, afin de sensibiliser cette église à
notre charisme de Surs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique,
et pour ouvrir les jeunes étudiants aux besoins de
toute l'Afrique.


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| Sr.
Carmen Garcia avec un groupe de femmes de l'atelier. |
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Centre
de Promotion féminine à NOUAKCHOTT
Sr. Carmen Garcia
Sr. Carmen Garcia travaille au Centre de promotion
féminine du "PK10" , un quartier
périphérique de Nouakchott, pauvre
et délaissé. La population de
ce quartier est en majorité négro-africaine,
avec aussi quelques maures.
"A
mon arrivée le Centre était fréquenté
par une quinzaine de femmes et une trentaine
d'enfants. L'extrême misère que
je côtoyais me prenait aux entrailles
! J'ai essayé de réorganiser le
Centre qui compte aujourd'hui 70 femmes et 130
enfants.
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| Sr.
Carmen enseigne aux femmes comment tenir les
comptes du magasin et de l'atelier, ainsi
que d'autres connaissances de base pour continuer
leur formation professionnelle. |
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Le
but du Centre est de donner aux femmes
une formation à la couture et à
la teinture, qui leur permettra aussi
de gagner un peu d'argent à partir
de leur production. La formation dure
trois ans, au bout desquels les femmes
passent un examen et obtiennent une attestation.
Les femmes y attachent une grande importance.
Une équipe de 10 monitrices, dont
4 de mes anciennes élèves,
sont devenues "mes yeux et mes mains"
et assurent la formation de base. Mon
rôle consiste à compléter
leur formation et à veiller à
la bonne marche de l'ensemble. La réussite
du Centre est due à la bonne volonté
de toutes ces femmes. Nos visiteurs sont
frappés par cet esprit de fraternité
et de travail entre les femmes de différentes
ethnies!
Dans
ce mouvement de confier plus de responsabilité
à des mauritaniens, suivant l'avis
de notre fondateurs: "Le vrai travail
sera réalisé par les Africains
eux-mêmes" nous avons ouvert
une Boutique pour vendre les articles
produits au Centre. La boutique est gérée
par les femmes.
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Cette
boutique ouvre de meilleures perspectives d'avenir pour
les femmes en formation, ainsi que pour celles qui ont déjà
terminé. À partir de la deuxième année,
les femmes peuvent vendre leurs travaux à la Boutique.
L'apport économique que cela représente constitue
une forte motivation.
20 femmes,
anciennes du Centre, travaillent pour la Boutique, sans
en dépendre: elles financent tout le matériel
nécessaire pour leur travail. Nous sommes aussi attentives
à la mode et constamment nous présentons de
nouvelles créations. Y veiller, c'est le rôle
de l'équipe des formatrices.
L'activité
du Centre a un grand retentissement dans le quartier : la
vie des femmes en est vraiment transformée. Il leur
arrive de me dire : " Carmen, quand nous sommes venues
ici, nous ne savions pas grand-chose, mais maintenant, avec
ce que nous avons appris, nous pouvons nous débrouiller
! ".
Le Centre
commence aussi à avoir une certaine renommée
: chaque jour des femmes du centre-ville prennent le bus
pour suivre la formation. La Boutique sert également
de modèle, et collabore ainsi au programme de lutte
contre la pauvreté. Il n'est pas rare d'entendre
dire à nos nombreux visiteurs: " Voilà
quelque chose qui réussit bien avec peu de moyens
".
Si
les ventes continuent au rythme actuel, la Boutique sera
bientôt capable de s'autofinancer, pendant que le
Centre a encore besoin d'aide financière pour assurer
les salaires des monitrices et la " cantine "
des enfants.
Ce
qui fait ma joie dans tout cela, c'est de voir " grandir
" les monitrices, dans tous les domaines : celle qui
hier ne savait pas lire est maintenant capable d'assurer
la gestion du stock qui lui est confié ! La gestion
financière du Centre est aujourd'hui entre les mains
des monitrices, chacune ayant sa part de responsabilité.
Tout fonctionne bien et j'en suis très heureuse !
Sur
Carmen Garcia, Nouakchott (Mauritanie)


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Les
SMNDA dans les services de santé
Dès
leur arrivée en Mauritanie, les SMNDA
ont été présentes et ont
mis leur "savoir-faire" au service
de la santé, dans un effort de rendre
les services de santé à tous,
surtout des populations les plus pauvres.
Beaucoup
de Surs ont travaillé dans la santé
pendant ces années de présence
en Mauritanie:
Sr.
Piluca Benavente,
infirmière a travaillé dans un
dispensaire de Nouakchott.
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Sr.
Micheline Laroche dans un dispensaire, prenant
soin de jumaux.
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Sr.
Maria Jesus Gomez Chalezquer, a travaillé
comme pédiatre au service des enfants et dans
la santé publique, de Septembre 1983 à
Octobre 1994. C'est à Nouakchott qu'elle fit
son "engagement définitif", un Jeudi
Saint - la seule occasion où les prêtres
se réunissent autour de leur évêque.
Sr.
Micheline Laroche, infirmière a travaillé
dans un dispensaire.
Sr.
Marie-Christine Rousseau, médecin travaille
avec Caritas Internationale pour améliorer
la santé des enfants.


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Sr.
Marie-Christine Rousseau avec des infirmières
de son service, lors d'une fête.
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Sillonnant
l'Aftout au service de la santé
Sr. Marie-Christine qui est médecin,
fait des séjours réguliers dans
l'Aftout avec l'équipe de Caritas, allant
de village en village, afin d'améliorer
l'état de santé des enfants. Dans
des rencontres avec les villageois, ils discutent
leurs problèmes et, ensemble, ils élaborent
des solutions avec des techniques que les villageois
connaissent bien.
La présence d'une femme européenne
leur pose question. Ils l'interrogent souvent,
et cela permet à Marie-Christine de dire
le sens profond de sa présence
,
et être témoin (certes discret
)
de l'amour de Dieu pour tous, spécialement
les plus démunis.
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Aider
ces hommes et femmes à prendre conscience
de leur dignité profonde, les aider à
recréer un environnement qui leur soit
plus favorable, n'est-ce pas faire advenir ici-bas
le Royaume ?
L'Aftout est une région semi-désertique
au Sud-est de Nouakchott, une des plus pauvres
de Mauritanie et la plus touchée par la
famine et la malnutrition.
Caritas
avait demandé mon aide pour les volets
nutrition et santé du programme mis en
place.
Tous
les deux mois, je passe 6 à 10 jours dans
ce secteur, allant de village en village pour
sillonner la région. Mon but est d'apprécier
l'état de santé des enfants, de
rencontrer les villageois et de participer aux
rencontres au cours desquelles ils parlent de
leurs problèmes.
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Sr.
Marie-Christine dans une de ses tournées
discute avec la population locale les stratégies
à suivre pour les enfants.
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Ensemble,
nous essayons d'élaborer des solutions où
la participation des villageois soit la plus grande
possible, avec des techniques qu'ils connaissent bien
(réparation, renforcement des digues ou des puits
traditionnels,
etc). Sillonnant cette région
longtemps délaissée par les autorités
du pays, j'avais été frappée de
la quasi-inexistence de structures de santé.
Nous
avons réussi à ce que les autorités
médicales de la région décident
d'implanter un système de santé de base
dans les villages qui en étaient dépourvus.
Ces voyages m'ont ainsi permis de soutenir l'effort
des villageois pour mettre sur pied leur système
de santé communautaire.
Pour
moi, sur missionnaire de Notre Dame d'Afrique,
ces visites m'ont permis une meilleure acculturation:
je connais mieux maintenant la réalité
complexe de la société mauritanienne.
Chaque
voyage me permet de comprendre davantage les rapports
entre différentes castes, ethnies, races qui
forment la Mauritanie. C'est aussi l'occasion de partager
pendant quelques jours les conditions de vie très
dures de cette population - en majorité haratine
(anciens esclaves).
Pour tous ceux et celles que je rencontre, je suis la
" nasrania " (chrétienne/blanche)
C'est souvent l'une des premières fois qu'ils
voient passer une " blanche " dans leur région
considérée comme reculée, inintéressante
et
cela leur pose question. Ils m'interrogent sur mon identité,
mes motivations et ainsi ils m'ont permis de dire quelque
chose du sens profond de ma présence ici
,
et être témoin (certes discret !
)
de l'amour de Dieu pour tous, spécialement les
plus démunis. Aider ces hommes et ces femmes
à reprendre conscience de leur dignité
profonde, les aider à recréer un environnement
qui leur soit plus favorable, n'est-ce pas faire advenir
ici-bas le Royaume ?


FETE
A DAR NAÏM - Au revoir Marie-Christine
Dans
un quartier périphérique de Nouakchott,
il y a un Centre de santé, construit et financé
par Caritas. On l'appelle le "Centre Pilote".
Marie-Christine Rousseau y a travaillé plus de
7 ans, soignant enfants et adultes.
A l'occasion de son départ pour l'Algérie,
tout le personnel a tenu à organiser une très
belle fête.
A voir les deux magnifiques tentes dressées sans
la cour, on eût dit qu'il y avait un mariage,
avec la musique entraînant jeunes et moins jeunes
a danser ... Toute la communauté des SMNDA a
accompagné Marie-Christine dans ce départ
difficile.
Monsieur Bâ, responsable de ce Centre, avec tous
les services de santé, remercia vivement Marie-Christine
pour sa compétence et sa grande collaboration.
Applaudissements nourris, expression de la reconnaissance
du personnel. Au nom de tous, Monsieur Bâ lui
remet alors un gros cadeau: un service à thé,
symbole de l'accueil mauritanien. Il termina en lui
disant :" Nos chemins se croisent et, à
un moment donné, se séparent." L'Algèrie
est proche , on ne peut dire: jamais.
Un autre discours, du Président de la Mutuelle
de Santé mise sur pied par une équipe
dont Marie-Christine fut la cheville ouvrière.
Il fallait à la fois conscientiser la population
du quartier et rencontrer les autorités. Que
de démarches jusqu'à ce que ce projet
prenne corps ! Mais maintenant il est bien lancé,
et Marie-Christine a été remerciée
pour sa grande collaboration et tant d'énergies
dépensées. Il avoue humblement: "Bien
des fois j'ai eu envie de tout laisser tomber, mais
rien qu'à regarder le visage de cette femme,
je reprenais courage". Toute l'assemblée
était émue de ces paroles venant du cur.
Ensuite, Monsieur le Président de la Mutuelle
de Santé a remis un diplôme d'honneur à
Marie-Christine. Les applaudissements parlaient d'eux-mêmes.
Le dernier discours fut prononcé par Marie-Christine
visiblement émue. Elle a remercié chaque
personne responsable des services de santé, soulignant
la fraternité et l'engagement de chacun au service
des malades. Elle dit aussi qu'elle avait beaucoup reçu,
qu'elle se sentait chez elle, parmi eux, en Mauritanie
et qu'elle avait travaillé avec beaucoup de joie
avec des personnes motivées qui voulaient améliorer
les conditions de vie des malades. Elle part rassurée,
leur dit-elle, car elle sait que tout va continuer,
y compris la Mutuelle de Santé.
La musique reprend, les femmes, les hommes dansent pour
manifester leur joie et leur reconnaissance à
Marie-Christine.
Pendant ce temps, on étale les nappes et le repas,
excellent, est partagé dans la fraternité
et l'ambiance familiale.
Il se fait tard... Tous disent : au revoir et bon voyage
à Marie-Christine. Ils garderont un bon souvenir
de cette fête inoubliable.


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sr.
Brigitta enseigne la broderie à une femme mauritanienne
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Une
artiste de l'aiguille
Sr.
Brigitta Altmeyer est une artiste de l'aiguille
Elle fait des broderies magnifiques. Elle est responsable
d'un atelier où elle apprend à des jeunes
femmes mauritaniennes l'art de broder des motifs de
leur propre culture. Les jeunes suivent un cours de
trois années. La vente de leurs produits leur
permet de gagner un peu d'argent.
"En
Octobre toutes les jeunes de l'atelier étaient
enchantées de recommencer le travail de broderie.
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| Sr.
Brigitta enseigne l'art de la broderie aux femmes. |
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Les 16 jeunes femmes de 2ème et 3ème années
sont de retour. Cela est très significatif! Elles
veulent travailler pour gagner un peu d'argent. Cela
me demande beaucoup de travail pour obtenir le matériel
et préparer le travail et les dessins. Mes journées
sont souvent trop courtes
J'ai pris 6 nouvelles apprenties. Il y avait tellement
de demandes que j'ai dû innover. J'ai demandé
à une de mes compagnes du Service social, qui
est très bonne en couture, de m'aider.
Une
salle d'exposition va être ouverte en ville, où
les femmes pourront exposer leurs produits. J'espère
que ceci sera un bon moyen pour écouler ce qu'elles
réalisent avec tant d'enthousiasme.
Brigitta
Altmeyer (Allemagne)
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Sr.
Brigitta enseigne les comptes à un groupe de
femmes
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Sr.
Jeanne Guérid avec un groupe de femmes
de la coopérative. Elles produisent des
tissus qu'elles vendent pour obtenir un revenu
pour leurs familles.
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Les
SMNDA ont fait une différence
dans la ville minière de Zouérate
Les
SMNDA ont été présentes
à Zouérate, une ville minière
dans le Nord de la Mauritanie, pendant 19 ans
en offrant différents services à
la population. C'est de là qui partent
les longs trains chargés de minéral
jusqu'à la mer où des bateaux
prennent la relève.
Pendant
ces 19 ans les Surs ont surtout pris soin
des femmes et des enfants handicapés.
Le
témoignage du Directeur de la Société
minière qui a fait la demande aux surs
de revenir sur leur décision "car,
dit-il, les surs ont su attirer notre
attention sur un problème social qui
n'était pas pris en compte à Zouérate.
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Sr. Jeanne Guérid, en commençant son
travail à partir de rien, elle a su mobiliser
les notables, les élus locaux, les responsables
de la mine pour l'aider à mettre sur pied un
Centre pour handicapés physiques. Et ce centre
donne maintenant depuis des années, la possibilité
à des hommes et des femmes qui se traînaient
par terre auparavant et gagnaient leur pain en mendiant,
de se nourrir à partir de leur travail... Elle,
chrétienne, a su impliquer des musulmans dans
ce projet, les amener à en prendre la responsabilité.
Pendant toutes ces années, elle nous a amenés
à collaborer dans le respect de nos différences".


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Le
Dieu des grands espaces et des larges horizons
"
Tu es le Dieu des grands espaces et des larges horizons
", chantons-nous. Voilà deux ans que j'ai reçu
ma première nomination pour le Maghreb. En faisant
profession, nous avions choisi la houe comme symbole de
notre désir profond d'être " un instrument
libre entre les mains du Père ". Le cultivateur
choisit la houe selon le sol dont il dispose, et c'est à
force de travailler avec, qu'elle se transforme et devient
un bon instrument. J'en fais la découverte au jour
le jour, grâce à la prière, la vie en
communauté internationale et la rencontre avec les
peuples qui nous accueillent.
Avant
de m'installer en Mauritanie je suis allée en Tunisie
pour l'apprentissage l'arabe dialectal, et j'ai vécu
la rencontre de nos surs qui depuis le début
de la congrégation tiennent allumé le flambeau
de notre présence dans cette partie de l'Afrique.
Puis ce fut la découverte jamais finie d'un autre
monde arabo-musulman avec sa spécificité et
ses manières de vivre l'islam et enfin l'émerveillement
de fouler un sol sacré de l'histoire de l'humanité
et surtout de l'Eglise. Carthage, lieu du martyre des saintes
Perpétue et Félicité, basilique du
cardinal Lavigerie, cimetière où reposent
quelques-unes de nos premières surs, Kairouan
un des berceaux de l'islam.
Cette
première expérience m'a ouverte davantage
à la spécificité de notre charisme,
notre présence en monde musulman et au dialogue interreligieux
et islamo-chrétien en particulier. Ce qui me dynamise
dans cette mission, c'est la rencontre avec des gens simples.
Ils nous interrogent et nous poussent à vivre et
à approfondir nos convictions.
Un exemple
: après m'être occupée d'un bébé,
la maman me dit : Pourquoi fais-tu cela et tu ne veux pas
devenir musulmane ? Ma réponse : Mon Dieu me donne
la grâce de lui appartenir par le Christ et c'est
ce que je choisis. Alors désormais, c'est cette maman
qui comme la samaritaine, va dire aux autres : Voilà
ce qu'elle a fait pour moi, elle connaît ce que le
prophète nous demande de vivre mais elle est chrétienne.
A ce moment, toutes les théologies perdent leur place.
Ou encore,
je dis Salem alékum et une femme me demande : - Pourquoi
utilises-tu cette salutation alors que tu n'es pas musulmane
? - Ne désires-tu pas la paix ? Pour moi, c'est une
aspiration profonde, est ma réponse. Elle ne sait
que me dire si ce n'est : C'est vrai !
Les
uvres et les activités de tous genres sont
importantes et cependant je crois que ce qui parle le plus,
c'est notre manière d'être et de vivre. En
effet, certaines personnes voudraient te pousser à
te convertir mais dès lors qu'elles se rendent compte
que tu es sincère dans ton choix, elles l'acceptent.
La relation alors se fidélise et on arrive à
s'interroger mutuellement sur notre manière de vivre
notre foi : prière, jeûne, célibat etc.
Il s'agit aussi pour moi d'une mission dont la simple présence
dit le Christ et met en évidence l'appel à
voir et à accepter la différence.
Pour
moi, une chose est très importante dans ces rencontres
- ici comme ailleurs - c'est l'apprentissage de la langue,
je ne dis pas connaissance, car on n'a jamais fini d'apprendre.
Les premiers missionnaires chrétiens ont laissé
un héritage exceptionnel de relations et de valeurs
transmises dont nous sommes les bénéficiaires
aujourd'hui. Ceci est un soutien énorme et nous ouvre
bien des portes.
Comme
missionnaires, c'est en ce Dieu des grands espaces et des
larges horizons que nous sommes appelés à
croire : Dieu Amour qui offre son salut à tous et
nous appelle à collaborer avec Lui.
Valérie
Kaboré,
Nouadhibou
- Mauritanie

Week-end
de prière à Nouakchott
A
la fin du mois notre communauté s'est transformé
en maison de prière et de réflexion pour les
15 jeunes qui avaient répondu: oui ! Quel joie d'ouvrir
notre maison S.M.N.D.A. à ce groupe de jeunes chrétiens
en cette République Islamique de Mauritanie!
La
rencontre avait été préparée
depuis longtemps et les surs avaient réfléchi.
Je voulais faire goûter aux jeunes les différentes
formes de prière pour nourrir leur prière
personnelle par la suite. Où faire la rencontre ?
à la paroisse ? En comrnunauté? Garçons
? Filles ? J'ai porté ce projet dans la prière,
et au fur et à mesure que la date approchait, je
sentais grandir en moi la paix et la confiance pour le réaliser.
Le
jour J, un vendredi après-midi, tous les 15 jeunes
que j'avais invités personnellement sont venus au
rendez-vous ! Pour la plupart des lycéans avec qui
je travaille dans la paroisse : des Béninois, des
Togolais et des Sénégalais. Parmi eux, plusieurs
soeurs et fréres.
Le
thème de ce week-end d'école de prière
était affiché devant nous : "Seigneur,
apprends-nous à prier". Le premier soir, dans
une atmosphère de prière, chacun a dessiné
le fleuve de sa vie et, ensuite, nous avons prié
à partir de ce dessin. Après nous avons regardé
la première partie du film 'Marie de Nazareth".
Comme il faisait déjà nuit, chacun et chacune
a été ramené chez lui jusqu'au lendemain
matin. Le samedi matin, nous avons fait une méditation
avec la scène de l'appel des premiers disciples dans
I'Evangile de St Jean, pour apprendre à prier avec
la Parole de Dieu. Chacun a partagé ce qui I'avait
touché. La deuxième partie de I'avant-midi
nous avons prié à partir d'une image choisie
qui dit quelque chose de mon rêve de vie. J'ai été
très touchée par la profondeur et le sérieux
avec lesquels les jeunes sont entrés dans cette prière.
Le
dernier après-midi était consacré au
chapelet médité, une causerie sur les signes
que Dieu fait dans notre vie et comment les reconnaître.
C'état émouvant de voir ces jeunes, dans le
silence écrire les signes reçus pendant le
week-end. Avant le souper, je les ai introduit dans le relecture
de la journée, et le tout s'est clôturé
avec une demi-heure d'adoration devant le Saint-Sacrement.
En ramenant les jeunes à la maison, nous sentions
en eux la joie profonde pour ce temps passé ensemble,
en compagnie du Seigneur. Joie qu'ils avaient envie de partager
par des cris et des rires avec les musulmans trouvés
le long du chemin ! C'était comme s'ils revenaient
d'une grande fête !
"Cela a été le plus beau week-end des
vacances", nous a confié une jeune fille. Quelques
parents aussi nous ont remercié pour cette initiative.
Aventure à renouveler !
Mia
Dombrecht, smnda
Nuackchott


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