Les
SMNDA aux Pays Bas
|
 |
Malgré
être de retour dans son pays d'origine, arriver
à un " certain age ", être
dans une maison de retraite, sentir les douleurs et
les limitations de l'age
, nos surs ne
perdent pas le feu missionnaire qui les habite. Elles
continuent à vivre leur charisme, leur mission,
jusqu'au bout. Oui, notre charisme est bien présent
en nous et nous modèle n'importe où
que nous soyons.
Nos
surs des Pays Bas tout en habitant dans des
maisons de personnes âgées, se maintiennent
actives, et mettent leurs habilités et leurs
connaissances au service de ceux qui en ont besoin.
|
|
 |
| Sr.
Henriette Eppink et Sr. Alice Baningdom (du Ghana) animent
un groupe de dames dans un home (foyer). |
|
|
|
|
|
|
Nos
surs au travail :
Surs
des Pays Bas en mission
|
|
 |
| Sr.
Dymphna prépare la peinture et le matériel
pour la classe. |
|
Peindre
- une thérapie
Sr
Dymphna est une artiste. Elle a découvert l'aide
que les activités créatives comme la
peinture peut apporter à des malades psychiques.
Elle
a pris ses couleurs et pinceaux et a fait de la peinture
une thérapie.
Un
bon nombre de malades viennent dans son atelier. L'activité
et l'emploi de couleurs et formes pour s'exprimer
les aide à améliorer leur qualité
de vie.
|
|
|
 |
|
Sr.
Dymphna conduit un des malades psychiques à l'atelier
de peinture. |
|
|
|
|
|

|
Avec
les "sans-abri"
Avec
les " sans-abri "
On
est au mois de mars. Il a plu toute la nuit et ce
matin le ciel pleure toujours ses larmes. Je parts
en vélo pour le " Centre d'accueil pour
les sans-abri ".
Il
est 9.30 h quand Hubert entre. L'eau coule de ses
habits et son sac de couchage est trempé. Partout
où il passe, il laisse un ruisseau d'eau derrière
lui. Il a passé la nuit dehors, dans une tente
surement pas imperméable.
|
|
 |
| Sr.
Leny van Bentun avec une des personnes qui viennent au
Centre. |
|
|
 |
| Sr.
Joanna Dekkers joue avec un enfant. |
|
|
On
l'accueillerait volontiers pour dormir dans le Centre,
mais il croit qu'il n'est pas bon de dormir dans une
maison. Quelques membres du Centre pensent qu'il devrait
quitter, ils ne sont pas d'accord qu'il vienne tous
les jours au Centre pour une tasse de café chaud.
On peut entendre des chuchotements. Je l'invite à
commencer par une douche. Il refuse. Il veut une tasse
de café. Une flaque d'eau se forme autour de
lui. Je l'invite une deuxième fois : " Viens,
mets tes affaires dans la douche et puis tu auras ta
tasse de café ". Il accepte.
Anthony,
un jeune homme de 17 ans, s'exclame : " Ma Sur,
donnez-moi une serpillière que je ramasse cette
eau. Ce n'est pas à vous de le faire. Je peux
vous aider, car Hubert ne peut pas le faire étant
trempé comme ça. Qu'il aille à
la douche et se change. Sans doute vous avez des habits
pour lui. " Les autres dans le hall murmurent:
" Ce que tu fais pour la soeur est bon, Anthony,
mais pourquoi tu le ferais pour lui? Il n'a qu'à
faire " comme nous " (le " nous "
du ghetto qui exclut l'autre qui est différent).
Anthony les regarde sans répondre mais essuie
seulement le sol du hall. Petit à petit le calme
revient. Hubert va à la douche, son sac de couchage
est mis dans le séchoir à linge et sa
tente est suspendue au large séchoir. Après
sa douche je prends le temps pour parler avec Hubert
et j'apprends un tas de choses ! A midi, sur un bol
de soupe chaude, la conversation se poursuit entre les
hôtes et les bénévoles. Quelques
uns d'entre eux disent : " La sur ne s'est
pas fâchée ave Anthony. C'est pourquoi
il n'y avait pas de bagarre. "
Sr.
Joanna Dekkers (Pays Bas)
|
|
|

|
|
Vieillir
" gracieusement "
En
Afrique, nous étions toujours partie prenante
des activités d'une région. Aujourd'hui,
à Reuver, nous continuons à nous intéresser
aux événements autour desquels les gens
se rassemblent dans la joie et l'amitié.
Nous
faisons vraiment partie de la vie du village ici :
nous sommes membres de l'organisations des personnes
âgées, nous nous joignons à la
chorale du lieu, nous rendons visite aux personnes
seules et aux familles du personnel laïc. Nous
appartenons vraiment à Reuver, nous pouvons
accueillir nos amis et parents. Tous sont les bienvenus.
Sr
Huberte est l'aînée de nos surs.
A 95 ans, elle prend à cur les relations
fraternelles avec le personnel laïc de la maison.
C'est cela sa mission.
|
|
 |
| Les
surs de Reuver visitent une exposition de fleurs.
|
|
 |
|
La
communauté de Reuver.
|
|
Bien
souvent elles l'approchent pour parler de leur foi,
des doutes, des problèmes de famille
Elle leur promet de prier pour elles et en effet chaque
jour elle passe beaucoup d'heures dans la chapelle.
Nous
lisons et discutons les documents de la congrégation.
Même si notre participation est limitée,
nous sommes toujours heureuses de connaître
ce qui se passe ailleurs. Cela nous rappelle notre
" mission commune ". Nous continuons à
la vivre ici, pendant que d'autres la vivent en Afrique
ou ailleurs.
Nous
apprenons à mieux nous connaître nous-mêmes.
La connaissance de soi doit être approfondie
même à notre âge.
|
|
|
L'Afrique
et ses populations, et en particulier les femmes africaines,
ont une place privilégiée dans nos curs
et dans nos vies. Nous gardons aussi un intérêt
pour le monde extérieur. Les média nous aident
beaucoup pour cela ; en plus, nous participons aux soirées
oecuméniques qui sont organisées autour de
thèmes sociaux, spirituels, culturels ou bibliques.
Pourtant,
le troisième âge peut être parfois très
douloureux : Les enterrements sont fréquents dans
la maison et dans nos familles, et nous sommes conscientes
des diminutions de toutes sortes. Mais il y a beaucoup d'occasions
de faire des efforts courageux et de vieillir " gracieusement
" : en gardant le cur et l'esprit ouvert pour
les besoins et les joies des autres ; en montrant de la
sympathie les uns pour les autres par des petits services
et en maintenant un sens d'humour malgré tout.
Sr
Josephine Jansen (Reuver, Pays Bas)

|
|
|
|
|
|
| |