Soeurs Missionnaires de Notre Dame d'Afrique (SMNDA)

MSOLA site
in English


Communautés Chrétiennes
Dialogue Inter-religieux
Groupes de femmes
Animation des jeunes
Justice et Paix
Réfugiés et immigrés
Victimes d'abus
Santé
SIDA / HIV
Éducation
Religieuses africaines
Animation Missionnaire


Notre spiritualité

Priez avec nous
Spiritualité en Dessins
Prier avec le mondee



Rencontres personnelles
Des histoires vraies
Nos responsables
Nos soeurs défuntes


Partage notre mission
Témoignages
Missionnaires laïques
Aidez-nous



Engagement à vie
Laïques Associés
Laïques Affiliés


Nos fondateurs-trices
Nos premières soeurs
Nos soeurs défuntes
Album de famille


Les artistes de la saison
Artisanat Africain









Les SMNDA en Tunisie

Les Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique sont arrivées en Tunisie en 1892, peu après leur fondation à Alger.

Elles ont ouvert des écoles pour des enfants de toutes religions et rang social. Elles ont donné une attention spéciale à l'éducation des femmes et ont procuré des services de santé (travail dans des hôpitaux et centres de santé) et sociaux.

Sr. Chantal with students at the library

Sr Chantal avec quelques
étudiants dans la bibliothèque.

Le rôle du Centre de langue de Tunis dans l'acculturation

Avant de parler d'acculturation des Soeurs, du rôle joué par les maisons d'études dans cette acculturation nous voudrions jeter un regard sur la période antérieure à la fondation de notre centre.

Il y eut un temps où on parlait peu - plutot où on ne parlait pas du tout d'acculturation, de dialogue ou de choc des civilisations. C'est aux soeurs de ce temps-là , disons de la première moitié du vingtième siècle, que nous voudrions rendre hommage.. Elles étaient des soeurs n'ayant souvent qu'un bagage intellectuel assez élementaire. Malgré cela, certaines d'entre elles sont parvenues à une connaissance de la langue arabe parlée et écrite qui faisait l'admiration même des gens du pays.

Sr. Inmaculada Estremera (à droite) avec des monitrices et des élèves.


Il y avait - bien sûr -la nécessité impérieuse de connaître la langue de ceux qu'on soignait, des femmes auxquelles on apprenait à tisser ou à broder, des familles qu'on visitait, des parents des élèves qui fréquentaient nos écoles. Mais il y avait surtout que ces Soeurs avaient reçu "toute chaude encore"cette composante du charisme, - l'étude de la langue -, et que certaines phrases du Cardinal : "Le miracle de la Pentecôte ne s'est accompli qu'une fois, depuis lors c`est l'effort qui y supplie" résonnaient encore fort à leurs oreilles. Soulignons, au passage, l'interdiction faite aux Pères Blancs, sous peine de péché mortel d'utiliser une langue autre que celle du pays qui les accueillait. Les Soeurs étudiaient, notaient des expressions et des proverbes, interrogeaient au sujet de telle ou telle coutume et tout cela malgré un travail harassant, une vie de communauté qui ne laissait guère de temps au loisir...

C'est à cette génération de soeurs, qui nous a transmis un héritage précieux, qu'on doit plus tard - vers les années trente - la naissance de la Maison d'Etudes à Tunis avec Sr. Elisabeth de la Rupelle, Sr. Madeleine Coffineau... et tant d'autres soeurs qui ont fait partie du petit staff de cette première ébauche de la Maison d'études. Elles ont laissé une quantité considérable de textes en arabe tunisien écrits à la main, tirés par la suite avec des moyens plus que rudimentaires. Ces textes, concernant pour la plupart le monde féminin, reflétaient de manière assez exacte, la contrainte que ce monde subissait, mais ... aussi ses espoirs, les perspectives qui s'ouvraient devant lui. On conserve aussi des cahiers où on trouve des cours d'histoire, d'Islamologie, de grammaire... bref ces professeurs un peu improvisés se documentaient, travaillaient dur et transmettaient ensuite aux autres les connaissances nouvellement acquises.

Madeleine Prim enseignant l'arabe au Centre D'Etudes

Les débuts ont été modestes: et on ne s'est jamais départi de ce ton. Il s'agissait de donner une formation Iinguistique et une initiation à la connaissance du pays dans les dimensions historique, sociologique, religieuse, aux jeunes Soeurs Blanches destinées à travailler en Afrique du. Nord (Algérie et Tunisie). Dans ces premiers temps l'aide fraternelle des P.B. fut précieuse et très efficace. Bien vite la maison s'ouvrait aux soeurs de toutes les congrégations travaillant en Tunisie.

Avec l'indépendance du pays (1956), la nationalisation des terres (1964) et le départ massif d'une grande partie de la population européenne. le visage du pays et celui de l'Eglise changent notablement.

Monique de La Chevrelière avec les bibliothècaires de la maison d'études de Tunis


Les personnes qui fréquentent la maison sont de plus en plus diverses : professions, pays d`origine, confessions... Une attention particulière est portée à celles qui sont unies au pays par des liens de famille et à tous ceux qui se destinent à un travail permanent en Tunisie.
Certes, l'arrivée des ordinateurs, de la photocopieuse, la reproduction en série des cassettes ... ont facilité de plus en plus un certain aspect du travail. Dans tous les cas, nous sommes restées fidèles à la première intuition de ne pas séparer langue et culture.

Depuis quelques années, une moyenne de 150 élèves fréquente la maison. L'enseignement dispensé jouit d'une certaine renommée (surtout après la mise en forme d'une méthode très élaborée pour les deux premières années).L'enseignement est reconnu comme sérieux et efficace. Nous en avons la confirmation par les tunisiens eux-mêmes.

Lorsqu'il s'agit d'évaluer le rôle de la maison dans la tâche d'acculturation, il nous semble bon de garder le ton modeste du début, conscientes que le travail de toutes ces longue années, le nombre très élevé de personnes qui ont fréquenté ce centre ne sont qu'une goutte d'eau dans l'océan. De plus, la langue et la culture arabes sont elles-mêmes un océan que nous ne jaugerons jamais.

L'équipe de la Maison d'Etudes,
Madeleine Prim, Imna Estremera, Monique de La Chevrelière, Malika et Maria Hernandez.

Sœurs Françoise et Josette du Kef entourant sœur Madeleine Prim lors de son jubilé en Mars 2006.

La communauté du Kef

La communauté du Kef fut fondée en 1972, par désir du Cardinal Lavigerie (d'après les archives de la congrégation).

El Kef est situé à la frontière de l'Algérie. Très belle ville de montagne, riche en histoire on y dénombre de nombreux vestiges datant des premiers siècles du christianisme. Saint Augustin y séjournait régulièrement lors de ses voyages entre Carthage et Hippone.


Actuellement il y a seulement deux sœurs blanches au Kef: Françoise Bruneau et Josette Beyou, notre engagement a toujours été depuis l'origine l'accueil dans notre maison, mais aussi nous laisser accueillir. D'innombrables liens d'amitié se sont noués au cours des années, tant dans nos milieux de travail (école de formation professionnelle des infirmiers) que dans nos activités extra professionnelles.

Notre désir a toujours était de tenter de rassembler des personnes de pays, cultures, langues, religions différentes dans le respect de chacun. Bien évidemment ce sont les tunisiens et tunisiennes qui sont largement majoritaires. Nous vivons actuellement une aventure merveilleuse d'amitié. Nous venons de faire un voyage dans le sud tunisien 28 personnes de 4 à 73 ans, avec une belle jeunesse dynamique nous voyons un royaume de paix et d'amitié se construire. N'est-ce pas ce que nous appelons royaume de Dieu ?

Le Centre Essalem dans la banlieu de Tunis

Dans la banlieue proche de Tunis, au populaire, le centre " Essalem " accueille les enfants pour le soutien scolaire pendant les heures libres de I'école. Là ils trouvent des monitrices très disponibles pour leur apporter le complément d'explications dont ils ont besoin, en arabe ou en français et une aide appréciable pour renforcer leurs connaissances et les guider pour leurs devoirs et leçons, car les parents ne sont pas toujours aptes ou disponibles (travail) pour répondre à leurs attentes dans ce domaine.

 

Monique Pouyez avec des enfants au Centre Essalem
Des enfants apprennent l'ordinateur au Centre Essalem

L'initiation à l'informatique a toujours beaucoup de succès et permet de retrouver les acquis de I'école sous forme de jeux ou d'exercices; d'observation, etc... grâce aux CD adaptés à leur âge.

Pour les petits de 5 ans, c'est une année préparatoire pour I'entrée en primaire et une étape de socialisation, d'apprentissage de la discipline et déjà une approche de I'écriture et de la lecture à travers jeux et activités manuelles diverses, sans oublier I'observation, la réflexion et I'expression de tout ce qui les; entoure (nature, métiers, etc ... )

Les enfants jouent et font de l'exercise au Centre Essalem


A La Marsa avec les handicappés

" Le monde est mon pays et l'humanité est ma famille. " (Khalil Gibran)

La communauté de La Marsa, de 4 sœurs, se trouve dans un lieu merveilleux, proche de la mer.

Sr Brigida Gutierrez est originaire d'Espagne. Elle a travaillé plusieurs années en Algérie et Mauritanie et est actuellement en Tunisie.

Durant les matinées elle reçoit à la communauté des jeunes handicapés mentaux. Elle leur enseigne : la couture, la broderie. Ces jeunes réalisent de petits travaux qu’ils sont fiers d’emporter chez eux. Une fois par semaine, une dame, bénévole, vient faire avec eux du bricolage où ils se montrent particulièrement habiles.

En dehors de cela Brigida donne aussi quelques cours de couture à des jeunes

 

Sr. Brigida (À droite) avec un
groupe de jeunes filles.
Sr. Brigida avec un
groupe de garçons dans le Centre

Bibliothèque de La Marsa

Sœur Bernadette GUESNERIE, française, a elle aussi travaillé de nombreuses années comme enseignante en Algérie.

La bibliothèque est cet espace ou les anciens initient les nouveaux, où l’on s’entraide pour faire une recherche, où l’on apprend à travailler en silence pour respecter le travail de chacun. Espace où se continue ce qui est commencé dans les écoles : découverte du monde, des différents pays, différentes cultures et participation à la protection de la nature et de l’environnement. Espace favorable à la réussite scolaire par le prêt des livres et fascicules parascolaires qui permettent l’approfondissement des cours, seuls ou en groupes.

Sont accueillis à la bibliothèque : des collégiens et lycéens des quartiers environnants, les plus grands élèves du primaire, ainsi que des étudiants (anciens de la bibliothèque) quelques professeurs qui viennent préparer leurs cours dans le calme, des mamans avec leurs enfants. La bibliothèque est ouverte tous les après-midi. On peut y consulter la documentation, emprunter des livres et travailler sur place. Une jeune femme tunisienne assure les permanences avec Sœur Bernadette. Elles sont toutes les deux témoins du travail personnel de chacun, du sérieux qu’ils y apportent et souhaitent qu’ils participent demain à la construction d’un monde plus juste et solidaire.

Bibliothèque Montfleury Srs. Micheline Laroche et Maria Hernandez avec des élèves
Sr. Monique de La Chevrelière avec les bibliothécaires de la Maison d'Etudes de Tunis
Hassiba donne un cours d'arabe dans le Centre d'études de Tunis


Accueil des bénévoles.

Autour d'un couscous
Dans une famille amie

Des jeunes filles (étudiantes) sont venues, et viennent bénévolement rendre service pour une période de 1 à 3 mois maximum (possibilité de rester dans le pays sans visa). Ce séjour leur permet de rencontrer des personnes d’une autre culture, langue, religion tout en rendant service auprès de jeunes (bibliothèque, handicapés…).

Durant ce temps elles sont accueillies dans les communautés.

Sœur Lucienne Reynders.

Habite ta terre et entre dans une autre culture

Les religieuses récemment arrivées en Tunisie se sont retrouvées à La Goulette (banlieue de Tunis) pour un week-end.

L'ambiance était à la fête au long de ces trois jours… accueil chaleureux, joie de la rencontre, et beauté du lieu.

Nous étions une quinzaine, de dix nationalités et de six congrégations différentes appelées à prendre le bâton de l'itinérant et à nous déchausser… " En approchant un autre peuple, une autre culture, une autre religion, notre première tache est de nous déchausser, car le lieu que nous approchons est saint. Sinon nous risquons de piétiner des rêves d'hommes, et femmes ou pire encore, nous pourrions oublier que Dieu était déjà présent avant notre arrivée ".

Le premier jour Sr Inmaculada Estremera (a SMNDA qui enseigne l'arabe à Tunis) nous a invitées à "habiter notre terre", à connaître ce pays pour mieux l'aimer, connaissance de sa géographie, de son histoire, de sa culture, du vécu de l'Islam au quotidien.

Le deuxième jour, nous avons pris le temps de partager nos premières impressions, nos joies, nos difficultés, ce que nous voulions vivre en Église et nos questions… car, " si le dialogue commence pour chacun par une question, si l'on est convaincu que l'on doit cheminer avec l'autre, on est alors conduit, non pas à relativiser sa propre foi, mais à l'approfondir en intégrant la vérité perçue dans l'autre religion ".

Le troisième jour, le Père Paul Geers (Missionnaire d'Afrique) nous a permis de mieux connaître cette Église de Tunisie, nous invitant à nous situer, à nous enraciner petit à petit dans une tradition, dans l'histoire de l'Église qui a su donner un sens à sa présence et s'ouvrir aux nouveau défis, propres à cette société.

Nous sommes reparties avec nos bâtons de pèlerins sur les routes, les unes à Tunis dans les quartiers de Mélassine et de Mourouk, les autres à Bizerte, Sfax, Ain Draham et Gafsa, appelées à " écouter l'autre pour mieux accueillir l'Autre, à accepter l'autre et à le respecter pour mieux reconnaître l'Autre, et à laisser l'Autre envahir notre cœur pour que nous puissions Le reconnaître dans les autres, nos sœurs et frères, tous aimés de Dieu, créateur de tous "

Chantal Vankalck
Tunis- El Mourouj

Session d'arabe à Mazara del Vallo (Sicilie)

Au mois de juin, le directeur de "Caritas-Sicile", le Père Francesco, est venu à la Maison D'Études pour nous demander d'animer une session d'initiation à l'arabe tunisien dans le diocèse de Mazara del Vallo (Sicile) pour un groupe d'employés et de volontaires siciliens de Caritas". Le diocèse de Mazara ( A 150 km seulement du Cap Bon) est jumelé depuis plusieurs années avec le diocèse de Tunis.

J'ai assuré cette session de 2 semaines avec une répétitrice tunisienne pour un groupe de 12 Siciliens, à raison de 3 heures par jour (même programme que pour la session d'été à Tunis). Personnes très motivées, qui ont très vite mis à profit, dans les contacts avec les enfants et les adultes tunisiens, le vocabulaire et les expressions ètudiés.

Mazara est une ville côtière de 50,000 habitants où résident de nombreuses familles de pêcheurs tunisiens venus de Mahdia (entre Sousse et Sfax, en Tunisie). La plupart de ces familles (environ 800) vivent dans des conditions précaires. Les membres de "Caritas" les aident à s'intégrer dans le pays, assurent un soutien scolaire pour les enfants du primaire et du secondaire et proposent une aide pour les plus nécessiteux. Tous, les matins, une assistante sociale est à la disposition de ceux qui viennent parler de leurs problèmes familiaux.

L'accueil des responsables et de la communauté des Petites Sœurs des Pauvres, a été très chaleureux. Nous avons eu aussi la chance de découvrir quelques beaux sites et les vestiges de nombreuses civilisations.
Madeleine Prim, smnda
Communauté de Tunis

 

Webmaster: Gisela Schreyer
website.gis@smnda.org

Homepage I A venir I Carte d'identite I Communauté I Ecris-nous I Formation I Pays I