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Les
SMNDA en Tunisie
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Les
Surs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique sont
arrivées en Tunisie en 1892, peu après
leur fondation à Alger.
Elles
ont ouvert des écoles pour des enfants de toutes
religions et rang social. Elles ont donné une
attention spéciale à l'éducation
des femmes et ont procuré des services de santé
(travail dans des hôpitaux et centres de santé)
et sociaux.
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Sr
Chantal avec quelques
étudiants dans la bibliothèque.
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Le
rôle du Centre de langue de Tunis dans l'acculturation
Avant
de parler d'acculturation des Soeurs, du rôle
joué par les maisons d'études dans
cette acculturation nous voudrions jeter un regard
sur la période antérieure à
la fondation de notre centre.
Il
y eut un temps où on parlait peu - plutot
où on ne parlait pas du tout d'acculturation,
de dialogue ou de choc des civilisations. C'est
aux soeurs de ce temps-là , disons de la
première moitié du vingtième
siècle, que nous voudrions rendre hommage..
Elles étaient des soeurs n'ayant souvent
qu'un bagage intellectuel assez élementaire.
Malgré cela, certaines d'entre elles sont
parvenues à une connaissance de la langue
arabe parlée et écrite qui faisait
l'admiration même des gens du pays.
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Sr.
Inmaculada Estremera (à droite) avec des
monitrices et des élèves. |
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Il
y avait - bien sûr -la nécessité
impérieuse de connaître la langue de ceux
qu'on soignait, des femmes auxquelles on apprenait à
tisser ou à broder, des familles qu'on visitait,
des parents des élèves qui fréquentaient
nos écoles. Mais il y avait surtout que ces Soeurs
avaient reçu "toute chaude encore"cette
composante du charisme, - l'étude de la langue
-, et que certaines phrases du Cardinal : "Le miracle
de la Pentecôte ne s'est accompli qu'une fois,
depuis lors c`est l'effort qui y supplie" résonnaient
encore fort à leurs oreilles. Soulignons, au
passage, l'interdiction faite aux Pères Blancs,
sous peine de péché mortel d'utiliser
une langue autre que celle du pays qui les accueillait.
Les Soeurs étudiaient, notaient des expressions
et des proverbes, interrogeaient au sujet de telle ou
telle coutume et tout cela malgré un travail
harassant, une vie de communauté qui ne laissait
guère de temps au loisir...
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C'est
à cette génération de soeurs,
qui nous a transmis un héritage précieux,
qu'on doit plus tard - vers les années
trente - la naissance de la Maison d'Etudes
à Tunis avec Sr. Elisabeth de la Rupelle,
Sr. Madeleine Coffineau... et tant d'autres
soeurs qui ont fait partie du petit staff de
cette première ébauche de la Maison
d'études. Elles ont laissé une
quantité considérable de textes
en arabe tunisien écrits à la
main, tirés par la suite avec des moyens
plus que rudimentaires. Ces textes, concernant
pour la plupart le monde féminin, reflétaient
de manière assez exacte, la contrainte
que ce monde subissait, mais ... aussi ses espoirs,
les perspectives qui s'ouvraient devant lui.
On conserve aussi des cahiers où on trouve
des cours d'histoire, d'Islamologie, de grammaire...
bref ces professeurs un peu improvisés
se documentaient, travaillaient dur et transmettaient
ensuite aux autres les connaissances nouvellement
acquises.
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Madeleine
Prim enseignant l'arabe au Centre D'Etudes
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Les
débuts ont été modestes:
et on ne s'est jamais départi de ce ton.
Il s'agissait de donner une formation Iinguistique
et une initiation à la connaissance du
pays dans les dimensions historique, sociologique,
religieuse, aux jeunes Soeurs Blanches destinées
à travailler en Afrique du. Nord (Algérie
et Tunisie). Dans ces premiers temps l'aide fraternelle
des P.B. fut précieuse et très efficace.
Bien vite la maison s'ouvrait aux soeurs de toutes
les congrégations travaillant en Tunisie.
Avec
l'indépendance du pays (1956), la nationalisation
des terres (1964) et le départ massif d'une
grande partie de la population européenne.
le visage du pays et celui de l'Eglise changent
notablement.
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Monique
de La Chevrelière avec les bibliothècaires
de la maison d'études de Tunis
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Les
personnes qui fréquentent la maison sont de plus
en plus diverses : professions, pays d`origine, confessions...
Une attention particulière est portée
à celles qui sont unies au pays par des liens
de famille et à tous ceux qui se destinent à
un travail permanent en Tunisie.
Certes, l'arrivée des ordinateurs, de la photocopieuse,
la reproduction en série des cassettes ... ont
facilité de plus en plus un certain aspect du
travail. Dans tous les cas, nous sommes restées
fidèles à la première intuition
de ne pas séparer langue et culture.
Depuis
quelques années, une moyenne de 150 élèves
fréquente la maison. L'enseignement dispensé
jouit d'une certaine renommée (surtout après
la mise en forme d'une méthode très élaborée
pour les deux premières années).L'enseignement
est reconnu comme sérieux et efficace. Nous en
avons la confirmation par les tunisiens eux-mêmes.
Lorsqu'il
s'agit d'évaluer le rôle de la maison dans
la tâche d'acculturation, il nous semble bon de
garder le ton modeste du début, conscientes que
le travail de toutes ces longue années, le nombre
très élevé de personnes qui ont
fréquenté ce centre ne sont qu'une goutte
d'eau dans l'océan. De plus, la langue et la
culture arabes sont elles-mêmes un océan
que nous ne jaugerons jamais.
L'équipe de la Maison d'Etudes,
Madeleine Prim, Imna Estremera, Monique de La Chevrelière,
Malika et Maria Hernandez.


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Surs
Françoise et Josette du Kef entourant sur
Madeleine Prim lors de son jubilé en Mars 2006.
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La
communauté du Kef
La
communauté du Kef fut fondée en 1972,
par désir du Cardinal Lavigerie (d'après
les archives de la congrégation).
El
Kef est situé à la frontière
de l'Algérie. Très belle ville de montagne,
riche en histoire on y dénombre de nombreux
vestiges datant des premiers siècles du christianisme.
Saint Augustin y séjournait régulièrement
lors de ses voyages entre Carthage et Hippone.
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Actuellement
il y a seulement deux surs blanches au Kef: Françoise
Bruneau et Josette Beyou, notre engagement a toujours été
depuis l'origine l'accueil dans notre maison, mais aussi nous
laisser accueillir. D'innombrables liens d'amitié se
sont noués au cours des années, tant dans nos
milieux de travail (école de formation professionnelle
des infirmiers) que dans nos activités extra professionnelles.
Notre
désir a toujours était de tenter de rassembler
des personnes de pays, cultures, langues, religions différentes
dans le respect de chacun. Bien évidemment ce sont
les tunisiens et tunisiennes qui sont largement majoritaires.
Nous vivons actuellement une aventure merveilleuse d'amitié.
Nous venons de faire un voyage dans le sud tunisien 28 personnes
de 4 à 73 ans, avec une belle jeunesse dynamique nous
voyons un royaume de paix et d'amitié se construire.
N'est-ce pas ce que nous appelons royaume de Dieu ?


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Le
Centre Essalem dans la banlieu de Tunis
Dans
la banlieue proche de Tunis, au populaire, le centre
" Essalem " accueille les enfants pour le
soutien scolaire pendant les heures libres de I'école.
Là ils trouvent des monitrices très disponibles
pour leur apporter le complément d'explications
dont ils ont besoin, en arabe ou en français
et une aide appréciable pour renforcer leurs
connaissances et les guider pour leurs devoirs et leçons,
car les parents ne sont pas toujours aptes ou disponibles
(travail) pour répondre à leurs attentes
dans ce domaine.
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Monique
Pouyez avec des enfants au Centre Essalem
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Des
enfants apprennent l'ordinateur au Centre Essalem
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L'initiation
à l'informatique a toujours beaucoup de succès
et permet de retrouver les acquis de I'école
sous forme de jeux ou d'exercices; d'observation,
etc... grâce aux CD adaptés à
leur âge.
Pour
les petits de 5 ans, c'est une année préparatoire
pour I'entrée en primaire et une étape
de socialisation, d'apprentissage de la discipline
et déjà une approche de I'écriture
et de la lecture à travers jeux et activités
manuelles diverses, sans oublier I'observation, la
réflexion et I'expression de tout ce qui les;
entoure (nature, métiers, etc ... )
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Les
enfants jouent et font de l'exercise au Centre Essalem
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A La Marsa avec les handicappés
"
Le monde est mon pays et l'humanité est ma
famille. " (Khalil Gibran)
La
communauté de La Marsa, de 4 surs, se
trouve dans un lieu merveilleux, proche de la mer.
Sr
Brigida Gutierrez est originaire d'Espagne. Elle a
travaillé plusieurs années en Algérie
et Mauritanie et est actuellement en Tunisie.
Durant
les matinées elle reçoit à la
communauté des jeunes handicapés mentaux.
Elle leur enseigne : la couture, la broderie. Ces
jeunes réalisent de petits travaux quils
sont fiers demporter chez eux. Une fois par
semaine, une dame, bénévole, vient faire
avec eux du bricolage où ils se montrent particulièrement
habiles.
En
dehors de cela Brigida donne aussi quelques cours
de couture à des jeunes
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Sr.
Brigida (À droite) avec un
groupe de jeunes filles.
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Sr.
Brigida avec un
groupe de garçons dans le Centre |
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Bibliothèque
de La Marsa
Sur
Bernadette GUESNERIE, française, a elle
aussi travaillé de nombreuses années
comme enseignante en Algérie.
La
bibliothèque est cet espace ou les anciens
initient les nouveaux, où lon sentraide
pour faire une recherche, où lon
apprend à travailler en silence pour respecter
le travail de chacun. Espace où se continue
ce qui est commencé dans les écoles
: découverte du monde, des différents
pays, différentes cultures et participation
à la protection de la nature et de lenvironnement.
Espace favorable à la réussite scolaire
par le prêt des livres et fascicules parascolaires
qui permettent lapprofondissement des cours,
seuls ou en groupes.
Sont
accueillis à la bibliothèque : des
collégiens et lycéens des quartiers
environnants, les plus grands élèves
du primaire, ainsi que des étudiants (anciens
de la bibliothèque) quelques professeurs
qui viennent préparer leurs cours dans
le calme, des mamans avec leurs enfants. La bibliothèque
est ouverte tous les après-midi. On peut
y consulter la documentation, emprunter des livres
et travailler sur place. Une jeune femme tunisienne
assure les permanences avec Sur Bernadette.
Elles sont toutes les deux témoins du travail
personnel de chacun, du sérieux quils
y apportent et souhaitent quils participent
demain à la construction dun monde
plus juste et solidaire.
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Bibliothèque
Montfleury Srs. Micheline Laroche et Maria Hernandez
avec des élèves
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Sr.
Monique de La Chevrelière avec les bibliothécaires
de la Maison d'Etudes de Tunis
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Hassiba
donne un cours d'arabe dans le Centre d'études
de Tunis
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Accueil
des bénévoles.
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Autour
d'un couscous
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Dans
une famille amie
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Des
jeunes filles (étudiantes) sont venues, et viennent
bénévolement rendre service pour une période
de 1 à 3 mois maximum (possibilité de
rester dans le pays sans visa). Ce séjour leur
permet de rencontrer des personnes dune autre
culture, langue, religion tout en rendant service auprès
de jeunes (bibliothèque, handicapés
).
Durant
ce temps elles sont accueillies dans les communautés.
Sur
Lucienne Reynders.
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Habite
ta terre et entre dans une autre culture
Les
religieuses récemment arrivées en Tunisie
se sont retrouvées à La Goulette (banlieue
de Tunis) pour un week-end.
L'ambiance
était à la fête au long de ces
trois jours
accueil chaleureux, joie de la rencontre,
et beauté du lieu.
Nous
étions une quinzaine, de dix nationalités
et de six congrégations différentes
appelées à prendre le bâton de
l'itinérant et à nous déchausser
" En approchant un autre peuple, une autre
culture, une autre religion, notre première
tache est de nous déchausser, car le lieu que
nous approchons est saint. Sinon nous risquons de
piétiner des rêves d'hommes, et femmes
ou pire encore, nous pourrions oublier que Dieu était
déjà présent avant notre arrivée
".
Le
premier jour Sr Inmaculada Estremera (a SMNDA qui
enseigne l'arabe à Tunis) nous a invitées
à "habiter notre terre",
à connaître ce pays pour mieux l'aimer,
connaissance de sa géographie, de son histoire,
de sa culture, du vécu de l'Islam au quotidien.
Le
deuxième jour, nous avons pris le temps de
partager nos premières impressions, nos joies,
nos difficultés, ce que nous voulions vivre
en Église et nos questions
car, "
si le dialogue commence pour chacun par une
question, si l'on est convaincu que l'on doit cheminer
avec l'autre, on est alors conduit, non pas à
relativiser sa propre foi, mais à l'approfondir
en intégrant la vérité perçue
dans l'autre religion ".
Le
troisième jour, le Père Paul Geers (Missionnaire
d'Afrique) nous a permis de mieux connaître
cette Église de Tunisie, nous invitant à
nous situer, à nous enraciner petit à
petit dans une tradition, dans l'histoire de l'Église
qui a su donner un sens à sa présence
et s'ouvrir aux nouveau défis, propres à
cette société.
Nous
sommes reparties avec nos bâtons de pèlerins
sur les routes, les unes à Tunis dans les quartiers
de Mélassine et de Mourouk, les autres à
Bizerte, Sfax, Ain Draham et Gafsa, appelées
à " écouter l'autre pour
mieux accueillir l'Autre, à accepter l'autre
et à le respecter pour mieux reconnaître
l'Autre, et à laisser l'Autre envahir notre
cur pour que nous puissions Le reconnaître
dans les autres, nos surs et frères,
tous aimés de Dieu, créateur de tous
"
Chantal
Vankalck
Tunis- El Mourouj


Session
d'arabe à Mazara del Vallo (Sicilie)
Au
mois de juin, le directeur de "Caritas-Sicile",
le Père Francesco, est venu à la Maison
D'Études pour nous demander d'animer une session
d'initiation à l'arabe tunisien dans le diocèse
de Mazara del Vallo (Sicile) pour un groupe d'employés
et de volontaires siciliens de Caritas". Le diocèse
de Mazara ( A 150 km seulement du Cap Bon) est jumelé
depuis plusieurs années avec le diocèse
de Tunis.
J'ai
assuré cette session de 2 semaines avec une
répétitrice tunisienne pour un groupe
de 12 Siciliens, à raison de 3 heures par jour
(même programme que pour la session d'été
à Tunis). Personnes très motivées,
qui ont très vite mis à profit, dans
les contacts avec les enfants et les adultes tunisiens,
le vocabulaire et les expressions ètudiés.
Mazara
est une ville côtière de 50,000 habitants
où résident de nombreuses familles de
pêcheurs tunisiens venus de Mahdia (entre Sousse
et Sfax, en Tunisie). La plupart de ces familles (environ
800) vivent dans des conditions précaires.
Les membres de "Caritas" les aident à
s'intégrer dans le pays, assurent un soutien
scolaire pour les enfants du primaire et du secondaire
et proposent une aide pour les plus nécessiteux.
Tous, les matins, une assistante sociale est à
la disposition de ceux qui viennent parler de leurs
problèmes familiaux.
L'accueil
des responsables et de la communauté des Petites
Surs des Pauvres, a été très
chaleureux. Nous avons eu aussi la chance de découvrir
quelques beaux sites et les vestiges de nombreuses
civilisations.
Madeleine Prim, smnda
Communauté de Tunis


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