Soeurs Missionnaires de Notre Dame d'Afrique (SMNDA)

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Rencontrez les SMNDA

Des rencontres personnelles avec des
Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique

Faites connaissance avec
les sœurs et leur riche expérience de vie missionnaire.
La visitation, dessin fait par
Sr. Gyslaine Dubé, SMNDA


Sr. Anna Brigitta

Sr. Anna Brigitta est née aux Pays Bas. Elle a passé la plupart de sa vie en Tanzanie comme Sœur Missionnaire de Notre-Dame d'Afrique. Elle travaille actuellement avec les jeunes femmes dans des écoles secondaires et avec des personnes en besoin.

Sr. Anna Brigitta est actuellement à Mwanza, la deuxième ville de Tanzanie, au bord du Lac Victoria. Elle enseigne cuisine et restauration dans une école secondaire où les jeunes femmes sont préparées pour le service d'hôtellerie.

Des étudiantes de 4ème année secondaire au Séminaire pour filles de Mwanza (Tanzanie). Elles apprennent à faire et présenter un plat.

Sr. Anna Brigitta visite Monika, à l'hôpital de Bukumbi (Tanzanie). Monika habite le camp de lépreux dont lasœur prend soin.

La région est en train de développer le tourisme. Cela peut devenir une source de revenus, mais il faut des gens qui soient préparées pour cela. C'est là une partie du travail de Sr. Anna Brigitta.

Elle visite aussi un camp où habitent des familles qui ont un member malade de la lèpre. Elle s'occupe surtout de l'éducation des enfants, assurant la possibilité de scolarisation pour tous les enfants des malades. Elle apporte aussi une partie de la nourriture au camp. Elle veille à ce que les malades et leurs familles aient un apport de protéines et de calories nécessaires.


Sr. Elisabeth Villemure

Je viens partager avec vous une histoire d'amour qui est vieille de quelques années mais encore bien vivante. Je vous invite à entrer dans le mystère d'un appel.

Mon nom veut dire " maison de Dieu" et je l'aime!

L'histoire de ma vocation a commencé quand j'avais 10 ans. Une sœur est venue nous parler de sa mission. C'est avec une grande émotion que je l'ai écouté prier le" Notre Père" dans une langue qui nous a beaucoup fait rire...

Sr. Elisabeth visite une malade à Kangemi.

La graine a été plantée et l'idée de devenir missionnaire a commencé à grandir en moi. J'ai eu des doutes, des hésitations, des luttes. J'étais professeur et j'étais fiancée. Lors d'une retraite la lumière s'est faite en moi. J'avais la certitude d'un appel missionnaire et une profonde paix intérieure. Cela m'a donné le courage de devenir missionnaire et religieuse.

Je suis rentré au postulat des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique à Québec. Nous étions 12 jeunes femmes. Je n'ai jamais regretté cette décision. Dieu a été patient avec moi. Il a respecté mon cheminement. Il faut du temps pour préparer une missionnaire !.

En 1971 j'arrivais en Ouganda! Quelle beauté dans la nature et chez les gens ! Et j'y étais envoyée pour apporter la Bonne Nouvelle. J'étais jeune, enthousiaste, et prête à tout donner tout afin que le Christ soit connu et aimé. J'enseignais les maths dans deux lycées: dans un internat pour filles et dans le séminaire. J'ai mis tout mon cœur pour connaître ces jeunes. Je découvrais un pays merveilleux, leurs valeurs et leur culture.

En voyant comment ils vivaient c'était moi qui était évangélisée! J'étais émerveillée de leur foi. Ils marchent des kilomètres chaque dimanche pour venir à Église. Des célébrations joyeuses et pleines de vie. L'importance donnée aux salutations montre comment ils sont attentifs à la personne…

En 1982 je suis rentrée au Canada pour l'animation missionnaire dans le Québec. Trois belles années où je vis une autre dimension de ma vocation missionnaire: être pont entre deux cultures. J'essaie de faire découvrir aux Canadiens les richesses des Ougandais. Ma mission me fait être un signe de l'universalité de l'Église.

Sr. Elisabeth à Kangemi (Kenya) achète du mais grillé, d'un vendeur de la rue.

En 1985, je reviens au Kenya. J'apprends la langue " kiswahili". Je suis à Kangemi, une paroisse dans les alentours de Nairobi, plutôt un " bidonville" où habitent plus de 50.000 personnes. Il y a 15 petites communautés chrétiennes, avec leurs animateurs, des volontaires qui rendent différents services : comme catéchistes, pour les visites aux malades, prennant soin des pauvres et des nombreux réfugiés. Je travaille avec les jeunes, les catéchistes et les lecteurs. Je suis responsable de la formation pour les différents ministères. En travaillant avec eux je découvre leur courage pour faire face à leur vie et être fidèles à leurs engagements.

Et de nouveau je suis évangélisée par leur foi et leur témoignage.

Je suis heureuse à Kangemi, mais on me demande de revenir en Ouganda. Le pays se reconstruit après des années de guerre. Je suis à l'aise dans ce milieu où les gens sont fiers de leur identité et heureux de vivre en dépit des difficultés et des souffrances. C'est un peuple enraciné dans leur culture, leur foi et qui a le courage de ses Martyrs.

Je suis heureuse d'y vivre ma vocation missionnaire.

En regardant en arrière je vois comment il a été bon de vivre au service des Africains. Avec eux j'ai appris la joie de vivre et le sens du partage.



Sr. Pauline Gastonguay, avec les lépreux, en Zambie
et avec les malades du SIDA aux USA

De mes 19 années en Afrique, mes six années en charge de la léproserie de Minga en Zambie ont été les plus satisfaisantes.

J'ai découvert le pouvoir de l'amour et du sourire, la joie d'aider des gens à retrouver leur dignité et le sens de leur vie. Ils avaient été repoussés par la société, même craints. Je me suis trouvée remplie d'un amour profond, inconditionnel et il m'a été rendu en retour.

Quand mes collègues africains faisaient mieux que moi, je le leur disais. Nous formions une équipe merveilleuse. Les résidents aimaient mon sourire et me le rendaient. L'amour coulait du profond de nous, et le sens de notre valeur personnelle a grandi.

Après mon séjour à Minga, ma santé s'est détériorée et j'ai rendu d'autres services.

Depuis mars 1999 je travaille avec d'autres gens qui sont aussi repoussés et craints, parce qu'ils sont séropositifs. Je les aime aussi vraiment !

J'ai commencé comme volontaire dans une maison pour des personnes atteints du SIDA. Après quelques années, on m'a demandé de faire partie du comité pour la Pratique et Assistance Matérielle et Financière (PAMF). J'aide encore les malades selon leurs besoins et je les aide à mourir.

J'ai accès à un ordinateur dans leurs quartiers généraux et je suis en train d'y écrire mes mémoires.

Je souris beaucoup et les gens se rendent compte de mon amour pour chacun d'eux. J'en ai des échos de temps en temps. " Justement nous parlions à votre sujet. Quelque a dit : " Quand Pauline marche dans la chambre, c'est comme si le soleil y entrait " Une personne nouvellement arrivée a dit: " Comment se fait-il que Sœur Pauline aime chacun ? Le " mentor " de mon computer a dit: " Elle sait que nous sommes tous les enfants du même Père. " Beaucoup parmi eux sont des homosexuels et se sentent repoussés par l'Église. Je sens comment Jésus que je reçois dans l'Eucharistie journalière est là en moi et c'est Son Amour pour eux que j'exprime.

Sr. Pauline Gastonguay, SMNDA

 

 

Webmaster: Gisela Schreyer
website.gis@smnda.org

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