Le
travail des SMNDA avec
les Petites Communautés Chrétiennes
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Kangemi:
pour une église-famille
Sr.
Elisabeth Villemure
Kangemi
est un quartier pauvre dans les alentours de Nairobi.
Sr. Elisabeth Villemure (canadienne) y a travaillé,
en animant les petites communautés chrétiennes.
Elle partage son expérience dans cet apostolat.
"Les
petites communautés chrétiennes de Kangemi
sont nées d'un "drame"... La mère
d'une famille de huit enfants est morte comme conséquence
de la faim.... Ses voisins," de bons catholiques"
n'avaient pas vu la souffrance à leur porte.
Des
questions surviennent: Que pouvons-nous faire pour
connaître
les besoins autour de nous? Pour nous entr'aider?
C'est alors que la paroisse s'est divisée en
14 communautés qui rassemblent de 20 à
30 familles. Des chefs furent choisis... des besoins
resortent... et des solutions sont trouvées
à l'intérieur des communautés...
Aujourd'hui
la communauté chrétienne visite les
malades, prend soin des pauvres, des réfugiés,
de la liturgie, du catéchisme des plus jeunes,
ils aident les couples vivant des difficultés,
les malades du Sida....
Sr.
Elisabeth est en charge de la formation aux différents
ministères... qui augmentent continuellement...
Elle demande des volontaires et la réponse
est excellente!
Les
femmes, les mamans et les papas découvrent
qu'ils sont capables d'enseigner et de témoigner
à travers leur vie... Ils sentent le besoin
de connaître la Bible, et ils ont le courage
de passer leurs dimanches au Centre Pastoral... Toute
préparation au sacrements est faite en famille
où la transmission de foi a lieu et aussi où
se vit le témoignage de vie...
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Sr.
Elisabeth à Kangemi, elle cause avec les
gens
tout en faisant des visites aux familles . |
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| Sr.
Elisabeth avec un groupe de catéchistes |
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| Sr.
Elisabeth avec des couples catèchistes. |
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Les Africains
sont très proches de la Parole de Dieu. Leurs structures
sont: la vie, le partage, la rencontre des autres... Les missionnaires
qui vivent avec eux sont émerveillés... Ils m'ont
aidé à vivre la mission comme je le désirais:
en vivant avec eux comme une famille. Ils sont pour moi le visage
du Christ, le Christ souffrant qui console, et aime, le Christ
qui prend chair dans le mot des femmes et hommes, des jeunes et
des enfants.
Ces petites
communautés chrétiennes sont l'Église d'aujourd'hui,
et l'Église du futur. Elles ne sont pas identifié
à un bâtiment, non aux structures, mais une Église
qui vit par les gens qui se regroupent autour de la Parole de
Dieu. Cette Église vivra, même quand les prêtres
ne seront pas là, mais elle vivra aussi longtemps qu'il
y aura des personnes engagés à suivre le Christ.
La célébration de Dimanche, est ce une" célébration"
de la vie vécue tout le long de la semaine. 98% de leur
temps est consacré à leur engagement, au service.
Ils ont osé laisser derrière les vieilles structures
pour marcher sans savoir où l'Esprit les menait... Ils
ont fait confiance et leur ouverture leur a apporté une
nouvelle vie..."


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Visites
aux communautés chrétiennes
autour de Dori (Burkina Faso)
Dori,
dans le Nord du Burkina Faso est une ville
peule, entourée d'une mosaïque
d'ethnies dans les deux provinces: le Séno
et le Yagha qui forment notre Paroisse. La
presque totalité de la population est
musulmane. Il y a environ 800 chrétiens,
et la religion traditionnelle africaine existe
toujours chez les mossis et les gourmanchés.
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| Femme
peule avec son enfant |
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C'est
là que naissent de petites communautés
catéchuménales avec des catéchistes
et volontaires alphabétiseurs-catéchistes
" missionnaires ". La communauté
chrétienne de Dori-ville et des petits
centres administratifs est formé par
des fonctionnaires burkinabé étrangers
à la région et nommés seulement
pour quelques années.
Le taux de scolarisation est l'un des plus faibles
du pays. Les enfants sont envoyés à
l'école coranique ou bien gardent les
troupeaux. Cependant une ouverture se manifeste
à Dori et dans les villages proches où
les jeunes désirent se libérer
de la tutelle sociale et religieuse des anciens.
L'Eglise
burkinabée, qui a déjà
célébré son premier centenaire,
se veut missionnaire. A l'initiative des évêques
de Fada et de Ouahigouya, des rencontres d'agents
pastoraux ont lieu depuis trois ans pour une
concertation de l'évangélisation
du Sahel.
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Sr. Alma Maier nous raconte son
travail avec les communautés chrétiennes:
Je pars
toutes les deux ou trois semaines pour trois jours dans
trois villages gourmanchés, à la demande répétée
des femmes de ces petites communautés villageoises
à 65 kms de Dori. Ce sont des cultivateurs, il y
a un bon groupe de catéchumènes, les premiers
baptisés le sont depuis six ans seulement.
Les
femmes, toutes encore analphabètes, expriment leur
désir d'apprendre pour mieux vivre, mieux assurer
leur rôle dans le village comme épouse et mère,
comme chrétienne aussi. Nous échangeons sur
des thèmes choisis
par elles-mêmes : hygiène à tous les
niveaux, la nutrition, la santé, la place et le respect
de la femme ( l'excision par ex.), la vie familiale. J'invite
les chrétiennes à un approfondissement de
leur foi: vie chrétienne dans la famille, l'éducation
chrétienne des enfants. La semence de la Bonne nouvelle
trouve de la bonne terre où germer et grandir.
Depuis
le début de cette animation, j'invite les chrétiens
à s'ouvrir, à aller vers les autres. Ainsi
chaque après- midi, trois ou quatre femmes partent
avec moi pour visiter les gens des autres villages gourmanchés
et dans les campements peuls.
Nous les saluons, nous causons avec eux, demandons des nouvelles
de leur vie quotidienne. Tout geste, tout regard, toute
parole bienveillante est Bonne Nouvelle pour ceux qui nous
accueillent, mais aussi pour nous.
C'est
parfois dans des gestes simples, mais combien significatifs
que nous découvrons que l'Esprit est à l'uvre,
qu'il travaille dans les curs et qui les rend capables
de les remplir de respect et d'estime réciproque.
Ainsi
une jeune femme musulmane appelle une chrétienne
pour l'accouchement de son premier enfant. Une autre femme
peule, musulmane aussi fait cadeau d'une petite tige de
mil tressée nouvellement par elle à la femme
du catéchiste, pour nous remercier de la visite.
Ainsi, peu à peu, l'ouverture à l'autre se
fraie un chemin, les préjugés tombent, la
joie de se connaître davantage grandit et fait naître
la confiance réciproque.
"La
gloire de Dieu c'est l'homme vivant" (St Irénée).
Rien n'est trop petit, tout est grand pour Dieu, si cela
fait grandir en nous sa ressemblance.


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