Les
SMNDA avec les réfugiés et les migrants
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 | | Un
groupe de réfugiés mozambicains au Malawi. | |
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Les
Surs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique ont souvent travaillé
parmi les nombreux réfugiés qui fuient leurs pays ou leurs regions,
dans les situations de conflits.

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Dans un camp de réfugiés en Zambie
Sr.
Monique Racine Suite
aux événements dans la R.D. du Congo, l'Association des Religieuses
de la Zambie avait lancé un appel a pour collaborer avec le Service des
Réfugiés des Jésuites (JRS) dans les camps organisés
dans le Nord de la Zambie pour accueillir les réfugiés venant de
la R.D. Congo. La congrégation de Surs Missionnaires de Notre-Dame
d'Afrique a répondu à cet appel et Sr. Monique Racine, canadienne,
est allée à Meheba pour se rendre plus tard dans les trois nouveaux
camps. Son travail est de coordonner les programmes de santé du Service
des Réfugiés des Jésuites (JRS).
Le
"luvale" et le portugais sont les deux langues importantes dans ce camp
de réfugiés du Nord Ouest de la Zambie. MEHEBA rassemble
31.000 réfugiés de 11 nationalités. Les plus anciens, au
nombre de 27.000, sont de l'Angola d'où viennent aussi les nouveaux arrivés
des derniers mois.
L'endroit a un passé célèbre : la première route du
camp fut construite par l'armée MPLA pour la conquête de l'indépendance
de l'Angola. Mais c'est en 1971 que le lieu fut officiellement identifié
" camp de réfugiés ", avec l'arrivée des Mozambicains.
En 1998 ce fut l'accueil de 2000 Rwandais. Ils sont les premiers dans la triste
histoire mondiale des réfugiés à avoir parcouru à
pied une distance d'environ 4000 km. De plus, ayant fui du côté ouest
du Rwanda, ils ont rencontré deux autres guerres sur la route : en RDC
et en Angola. J'ai parlé avec ces Rwandais quelques jours après
mon arrivée ici. On m'a présenté la personne la plus importante
du groupe, celle qui unifiait et encourageait le plus pendant le long trajet :
la sage-femme. Elle est encore aujourd'hui la personne digne de respect malgré
les nouvelles conditions du tarif pour accouchement : 300 kwachas ($1.50 USA)
A Meheba nous habitons dans le camp même, devenu avec les années,
un endroit semblable aux villages de la Zambie. Dans mon équipe JRS, nous
sommes cinq, de cinq nationalités différentes. Nous travaillons
en collaboration avec la Conférence Épiscopale de la Zambie, en
vue de lui confier, d'ici quelques années, les multiples services aux réfugiés.
L'adaptation à mon nouveau milieu se fait assez facilement. Après
mon séjour en Belgique je comprends mieux les réfugiés des
Grands Lacs. Je continue à observer et à poser des questions pour
mieux saisir ce qui se vit autour de moi. Le respect des différences est
le premier pas vers l'inculturation. 

| |  | | Sr.
Marguerite-Marie Luc accueille une femme africaine arrivée à Marseille. |
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Avec
les migrants et sans papiers en FranceSr.
Marguerite-Marie Luc Après
des années passées en Tunisie, en Algérie et au Mali, trois
pays marqués par l'Islam , Sr. Marguerite-Marie Luc (française)
est, depuis bientôt 7 ans, Déléguée Épiscopale
à la Pastorale des Migrants du Diocèse de Marseille. C'est là,
dans cette ville qui est une véritable mosaïque de gens de toutes
cultures, races, langues, peuples et nations, qu'elle vit actuellement sa vocation
missionnaire.
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Un
service d'ÉgliseCe
service d'Église, je le vis sous plusieurs dimensions: - service
de l'écoute et de la vigilance en portant attention à ce que
vivent les immigrés à Marseille, ce qui se vit dans les cités,
les quartiers périphériques, le monde des marins, mais aussi le
soutien des chrétiens qui sont plus directement au cur de ces situations.
- service
de la catholicité avec l'accompagnement des communautés catholiques
d'origine étrangère (Vietnamiens, Cambodgiens, Laotiens, Africains
de différentes nationalités, Malgaches, Italiens, Espagnols, Polonais,
Antillais, Mauriciens...). Nous cherchons à les aider à se retrouver
entre eux pour garder leurs racines et maintenir vivante la richesse de leur expérience
de foi. Aussi nous voulons favoriser leur intégration dans l'Église
de Marseille. C'est ainsi que deux d'entre eux (vietnamien et sénégalais)
font partie du Conseil Pastoral Diocésain
.
- service
de la justice par la participation à la défense des droits des
immigrés.
- service
de la rencontre avec d'autres traditions religieuse, avec une attention particulière
à l'Islam.
- service
de l'accueil et de la sensibilité des communautés chrétiennes.
C'est bien là que se joue la crédibilité de notre Église
et sa fidélité à l'Évangile. Six mois qui m'ont marquée!
Avec
les "sans papiers" Cet
aspect du service de la justice, avec la défense des droits des immigrés,
a été marqué pour nous, Église de Marseille, par l'occupation
du Centre Diocésain, par un groupe de "sans papiers" et ce, durant
six mois et demi.
Durant tout ce temps, j'ai été personnellement au cur de cette
situation, notre Archevêque ayant demandé à la Pastorale des
Migrants d'accompagner ces personnes en détresse. Alors quotidiennement,
durant 6 mois et demi, j'ai été appelée à découvrir
des visages d'hommes, de femmes, de familles (Comoriens, Sub-Sahariens, Maghrébins)
qui avaient un nom, une histoire, un avenir souvent dramatique et qui criaient
leur détresse. Quel avenir, quelle vie, quelle dignité pour
des gens dont l'identité se décline par l'appellation "sans
papiers"?
J'ai été témoin d'un "vivre ensemble réussi"
même s'il y a eu des tensions.
J'ai été traversée par des questions: que faut-il faire?
que pouvons-nous faire? comment sensibiliser davantage les chrétiens, la
société qui feignait d'ignorer cette situation et qui assimilait
ces gens à des "clandestins" ?.
J'ai été traversée par des peurs:peur de l'avenir, peur de
la grève de la faim (qui a duré 3 semaines), peur devant la récupération
du mouvement qu'en faisaient certains groupes, etc.
Longs mois qui se sont achevés dans la cordialité, la reconnaissance
unanime des "sans papiers" vis à vis de l'Église et de
l'accueil qui leur a été réservé, même s'il
y a eu parfois des réticences de notre part. Et aux dires des "Sans
Papiers" eux-mêmes: "l'Église nous a permis de nous connaître
entre nous si différents, de nous accepter, parce que engagés dans
la même lutte, parce que en sécurité dans un lieu privé,
nous avons appris à lutter, à nous respecter dans notre lutte, et
à respecter les autres et nous avons acquis une dignité."
Même si l'occupation du Centre est terminée, la détresse des
hommes et des femmes sans papiers, sans droit, est toujours là sous nos
yeux et sollicite une présence chrétienne, une proximité,
une solidarité.
N'est-ce pas au cur même des situations ambiguës que se
lèvent des solidarités? N'est-ce pas au cur même des
ambiguïtés qu'un témoignage de Jésus-Christ peut être
donné? Pour
moi, ces mois m'ont "coûté cher", mais le prix payé
m'a enrichie. J'ai acquis des valeurs de rencontre, de dialogue, de partage avec
les pauvres, les exclus, les gens que nos sociétés rejettent souvent
dans l'ombre. Mais ce sont eux qui deviennent des phares dans notre vie. "
L'autre " est la partie de moi-même que je ne connais pas encore, alors
comment ne pas l'aimer Sr.
Marguerite-Marie Luc


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