Soeurs Missionnaires de Notre Dame d'Afrique (SMNDA)

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LES SMNDA AVEC LES VICTIMES ABUSÉES:
enfants et femmes

 

 

 

Sr. Lea Ackerman (à gauche) avec des collaboratrices, à droite, Sr. Rita Hieble, qui travaille actuellement au Malawi avec les enfants de la rue.

 

Combattre le fléau de la prostitution internationale

Après avoir vu les effets du " tourisme sexuel " en Afrique
Sr. Lea Ackermann a fondé SOLWODI, une organisation pour aider les femmes étrangères, victimes des réseaux de prostitution.

Chaque année quatre millions de personnes se trouvent dans des situations de trafic sexuel. Cela génère 7.000 millions de dollars de bénéfices. Parmi ces personnes, un nombre grandissant de femmes sont victimes du " trafic humain". Il y a des réseaux organisés, où les femmes sont trompées, et il y a aussi ceux qui " profitent " de la situation de pauvreté dans les pays du Tiers Monde pour ramener des jeunes femmes et les utiliser comme des objets sexuels.

SOLWODI (Solidarité avec les femmes en situation de détresse) a été fondé par Sr. Lea pour lutter contre ce
fléau et pour aider celles qui en sont victimes.

Aujourd'hui, un réseau de volontaires collabore dans l'organisation.

La police, les voisins ou les femmes elles-mêmes, contactent SOLWODI qui leur procure une assistance juridique pour protéger et aider ces femmes à présenter correctement leur requête devant le juge, car elles sont illégales et ont peur.

SOLWODI est arrivé à changer certaines lois allemandes pour que ces femmes, même en situation illégale, ne soient pas expulsées car elles sont victimes d'un délit plus grave.

Si les femmes désirent retourner dans leur pays, SOLWODI les aide financièrement en vue d'une formation. Quand elles retournent chez elles, des communautés religieuses les accompagnent et les soutiennent. SOLWODI a des collaborateurs/trices dans 95 pays.

Un des rôles de SOLWODI est d'informer le public allemand sur ce fléau de l'exploitation sexuelle des femmes.

Sr. Lea reçoit le prix de "Femme d'Europe des mains de Mme Ursula Schleicher, vice-présidente du Parlement Européen

 

Sr. Lea a été nommée" Femme d'Europe " en 1999.
Elle a reçu le prix des mains de Mme Ursula Schleicher,
vice-présidente du Parlement Européen.

 
Babu (au centre) est un Agent Social de la rue. Il fait partie de l'équipe de Sr. Madeleine Dierckx qui travaille au service des enfants dans la rue de Mwanza. Babu qui a connu la rue lui-même, sait comment agir avec ces enfants. Ici il reconduit un des enfants dans sa famille.

Des enfants dans la rue à Mwanza (Tanzanie)

Sr. Chimwemwe Mgangira a commencé à travailler avec les enfants dans la rue à Mwanza, la 2ème ville de la Tanzanie.

Plus tard Sr. Madeleine a organisé une équipe de laïcs, avec Babu, et une"mamam" pour s'occuper des enfants.

Des enfants dans la rue avec Babu. Il est très populaire parmi les enfants. Il les aide à prendre leurs responsabilités.
Sr. Chimwemwe Mgangira (du Malawi) avec des enfants dans la rue à Mwanza (Tanzanie). Ils sont en train de préparer leur repas.

La lutte contre le trafic d'enfants au Burkina Faso

 

Sr. Paca Reche (d'Espagne) après avoir dédiée sa vie aux jeunes dans l'enseignement secondaire, collabore actuellement dans un projet pilote de lutte contre l'exploitation des enfants dans la ville de Bobo Dioulasso.

Avec six autres personnes de différents milieux : président de la communauté musulmane et du syndicat de transporteurs, deux enseignants et un éducateur de rue, membre du comité, Sr. Paca a été invitée à participer au travail fait à la mairie de l'arrondissement de Dafra où les SMNDA ont une communauté.

Sr. Paca Reche (à gauche) dans une réunion.

Le travail des enfants au Burkina Faso

Le problème du travail précoce des enfants n'est pas nouveau au Burkina. Traditionnellement, le travail des enfants avait une dimension d'éducation en vue de les préparer à des responsabilités futures.

Parfois, des familles pauvres confiaient des fillettes à des parents plus riches pour qu'elles aident dans la maison, en échange de nourriture et la possibilité de préparer le trousseau de mariage. Dans certains cas, ces petites bonnes étaient considérées comme des enfants de la maison, mais la plupart étaient surchargées de travail, premières à se lever et dernières à se coucher. Même dans ces cas, la situation n'était pas perçue comme injuste. On considérait que leur situation était meilleure que si elles étaient restées au village. Les cas d'abus sexuels n'étaient pas rares.

L'exode rural, la grande pauvreté des familles, le manque de conscience des droits des enfants et le désir d'un avenir meilleur pour leurs fils et filles d'une part, et la convoitise de personnes qui ont vu dans le trafic d'enfants, un moyen de gagner de l'argent, contribuent à aggraver le problème. Encouragés par les parents ou à leur insu, des enfants de huit à 20 ans, partent en ville pour chercher un mieux-être. Les filles sont employées dans des familles pour le travail de la maison, les garçons en général pour le petit commerce ambulant pour améliorer les revenus des familles qui les emploient. Ils doivent faire beaucoup de kilomètres, mal nourris, peu ou pas payés.

Depuis quelques années, avec l'apparition des intermédiaires dans le placement des enfants, le travail est devenu une vraie exploitation. Certains enfants sont attirés par les fausses promesses des traitants qui les conduisent dans les plantations des pays voisins ou dans les sites d'orpaillage où le travail est très dur. Les accidents et les maladies sont fréquents, comme le montrent les enquêtes faites par le BIT et le Programme international pour l'abolition du travail des enfants, en 1996.

Le Burkina Faso a souscrit à la convention sur l'élimination des pires formes de travail des enfants, de l'OIT de 2000 et les programmes régionaux de lutte contre l'exploitation des enfants. Des comités de lutte contre le trafic des enfants ont été mis en place et le Ministère de l'action sociale et de la Solidarité Nationale en collaboration avec l'UNICEF sont en train d'élaborer un Projet pilote de lutte contre le trafic des enfants. Chaque arrondissement de la ville de Bobo travaille à ce projet. La première phase a commencé en 2002 : analyse de situations de zones pourvoyeuses de main d'œuvre enfantine et d'identification des voies d'insertion privilégiée. C'est dans ce travail que j'ai été invitée à participer au travail fait à la mairie de notre arrondissement de Dafra (Bobo Dioulasso).

J'espère que ce travail aboutira à des réalisations concrètes. La ratification de conventions, les études, les rencontres, les séminaires sont nécessaires, mais il faut passer aux actes faire un travail de sensibilisation sur les droits des enfants, mettre en place des structures pour prévenir le travail précoce et l'exploitation des enfants. Celles qui existent sont insuffisantes. La bataille est engagée mais elle est loin d'être gagnée, elle passe par la diminution de la pauvreté, le changement des mentalités et l'accès des enfants à l'éducation.

Paquita Reche Reche, SMNDA

 

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