Soeurs Missionnaires de Notre Dame d'Afrique (SMNDA)

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ELLES SONT ALLÉES EN AFRIQUE AVEC LES SMNDA,
ET ELLES ONT VU…

Quelques jeunes femmes qui sont allées en Afrique
partagent leur expérience

Puri Alonso infirmière espagnole, dans un camp de réfugiés Rwandais en R.D. Congo, avec un couple de jumeaux.

L'Afrique nous transforme

Des jeunes qui ont vécu dans des communautés des SMNDA retournent "transformées"

Aujourd'hui, de plus en plus de jeunes ont le désir de " faire une expérience en Afrique ", de vivre la solidarité, de découvrir d'autres peuples, de partager ce qu'ils sont et ce qu'ils savent faire, de laisser de côté la société de confort...

Pour ceux et celles qui veulent faire cette expérience dans un contexte de foi, les Missionnaires d'Afrique (pères et sœurs) leur offrent la possibilité de vivre le " Projet Afrique " où des jeunes européens partent ensemble à la découverte de l'Afrique. Ils sont accueillis par des communautés de Missionnaires d'Afrique ou de Sœurs Missionnaires d'Afrique qui les introduisent dans leur vie et leur travail et les aident à découvrir la culture du peuple avec lequel ils habitent.

Leur vision du monde et de l'Afrique change après avoir expérimenté l'accueil, la joie de vivre et l'engagement des Africains. Souvent, cette nouvelle vision leurs ramène à un engagement pour s'occuper des autres et pour servir Dieu dans leurs frères et sœurs les plus en besoin.

Ayant été confrontés aux problèmes sociaux, à la pauvreté, et à la misère, les jeunes retournent beaucoup plus conscients des injustices internationales.

Sr. Odile Striby et Conchi, une volontaire, à Espungabera (Mozambique).

A Nouakchott, un accueil chaleureux

Dominique Nève, venue de Belgique, a passé trois mois à Nouakchott (Mauritanie) où elle a travaillé dans la formation des monitrices.

Elle a découvert la solidarité des mauritaniens et la force de vie dans un monde où la vie est bien difficile.

Dominique Nève avec en enfant au Jardin d'enfants de Nouakchott.

"La première chose qui me vient à l'esprit, c'est la rencontre d'un tas de personnes extraordinaires, un accueil chaleureux, et une gentillesse incroyable: chez les Sœurs Blanches, à PK 10, à la paroisse, avec les scouts, la Jeunesse Mariale, la chorale, mais aussi, simplement, dans la rue, dans le bus… partout !

Cette expérience m'a permis de découvrir bien des richesses: au niveau professionnel certainement. Difficile, en trois mois, de former une monitrice, mais je pense que bien des idées sont restées, et les enfants en ont bien profité. C'est ce qui importe!

Également, découverte émerveillée des coutumes du pays à travers ses habitants (alimentation, fêtes, vie quotidienne,…), de la solidarité qui surpasse de beaucoup notre individualisme européen et de cette incroyable force de vie dans un monde où, paradoxalement, la vie n'est pas des plus faciles.

C'est vraiment un autre monde, avec une culture tellement " humaine " que, de retour chez soi, on a du mal à atterrir ! ?"

Dominique Nève
(Belgique)

 


Je découvrais un environnement inimaginable…

Par CECILE BREDIE (Pays Bas)

Mours fut notre préparation pour l'Afrique. Nous étions douze jeunes de différents pays européens pour partir avec les Missionnaires d'Afrique à la découverte du Burkina Faso.

Enfin le jour du départ arriva et nous avons découvert la chaleur humide de Ouagadougou. Les Missionnaires d'Afrique nous ont accueillis à la maison Lavigerie. Des rencontres avec des Burkinabés avaient été organisées afin de nous faire connaître certaines réalités du pays: la situation politique, le rôle des femmes, la place de l'Église et la foi chrétienne dans la société burkinabé. Cela raviva encore notre désir d'aller voir sur place, de nos propres yeux cette réalité dont nous avions tant entendu parler.

Cecile Bredie, Sr. Alma Maier (Allemagne), Liberata (Burundi), Sr. Maite Sanz (Espagne) et Sr. Gosia (Pologne)


Et puis ce fut le temps des visites sur le terrain. A Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, nous avons visité un refuge pour les femmes chassées de leur village, nous avons été très impressionnées: 350 femmes vivent ensemble, dans une pauvreté effrayante, sur un petit espace.

En filant du coton elles arrivent à gagner un peu d'argent. Je pense souvent à ces femmes qui portent leur sort si courageusement.

Nous avons été envoyées dans différentes communautés du Burkina Faso, par groupes de deux ou trois. Je suis partie avec Yolanta (polonaise) pour Dori, une petite ville au nord du pays, en bordure du Sahel. Nous étions aussi accompagnées par deux jeunes qui se préparaient à devenir des SMNDA, l'une burkinabé, l'autre polonaise.

Les sœurs de la communauté de Dori, Agnès Madaï (congolaise) et Alma Maier (Allemagne), nous ont reçues fraternellement dans leur maison. Elles ont élargi leur tente pour nous quatre. Il y avait une atmosphère cordiale et détendue. Les sœurs nous ont beaucoup partagé sur leur travail et leurs expériences et nous avons beaucoup appris les unes des autres. Nous étions de cinq nationalités différentes.

Yolanta et moi nous avons reçu la mission de faire de l'appui scolaire à un groupe de garçons qui s'étaient inscrits pour un " cours d'été de français ".

Dans l'après-midi, nous allions visiter les gens du voisinage et des villages. La population peule est impressionnante à voir : des femmes à la silhouette mince avec leurs bijoux et leurs beaux habits multicolores, calebasses sur la tête et un enfant au dos, marchant sur la route, allant ou venant de leur village, parfois éloigné de 15 kms de Dori…

De retour à Ouagadougou, nous avons eu l'occasion de partager nos expériences les unes avec les autres et aussi avec nos accompagnateurs, Sr. Maite et un Missionnaire d'Afrique. L'expérience fut très différente pour chacune. Tant d'impressions reçues pendant un temps relativement court!

 

Des jeunes volontaires avec Sr. Chantal (à droite) et des enfants.
Sr. Simone au Centre d'Accueil des enfants de Mourouj.

Vacances au service des enfants

Décidées à consacrer un mois de nos vacances à des enfantsà l'étranger, nous avons contacté les Sœurs Blanches qui nous ont envoyées dans la communauté de Mourouj en Tunisie.

Nous avons travaillé comme animatrices dans un centre accueillant des enfants d'une cité populaire. La joie de vivre des enfants, malgré leur situation familiale souvent très difficile nous a beaucoup touchées. Évoluer chaque jour avec eux, durant un mois, nous a également permis de nous rendre compte de certaines réalités de la Tunisie très mal connues en France.

Nous avons fait l'expérience d'une vie de communauté avec les sœurs, d'un accueil si naturel et chaleureux. Nous avons mieux compris le sens qu'elles donnent à leur vie à travers leur travail quotidien, mais aussi dans des amitiés qu'elles nouent. Certaines visites que nous avons faites furent de grandes leçons d'humilité.

Julia et Clémentine

Bibliothèque des Lycéens où Sévérine a travaillé.

La bibliothèque: un Paradis

Séverine, française, a passé trois mois en participant à diverses activités : à la Maison de l'Enfant à Mourouj, à la Bibliothèque des Lycéens chez les Pères Blancs, et en vivant à la Maison d'Etudes.

" La découverte de la cité m'a beaucoup impressionnée au départ. Vivre au milieu d'enfants et de familles défavorisées pendant une journée apprend à éloigner tout sentiment de pitié pour laisser place à tout l'amour que l'on peut essayer de leur donner. Quant au travail dans la bibliothèque elle ajoute : " c'était un apport extraordinaire de tout ce temps passé dans ce petit paradis de gaieté et de partage au milieu de ces jeunes en quête d'identité. Grand avantage de pouvoir rencontrer cette jeunesse tunisienne ayant une volonté incroyable pour travailler et réussir!

Les sœurs m'ont fait découvrir la culture, la religion, les mentalités de ce pays à travers leurs expériences .
M
ais surtout ; je me suis sentie rapprochée du Seigneur en vivant à leur côté, et ça a été un grand
changement, car vivre dans le brouhaha de Paris fait oublier beaucoup de choses :

" Dieu est amour et il est avec chacune de nous ".

 

Le groupe de jeunes européens avec des amis burkinabés.


Dans un autre monde, avec d'autres valeurs…

Verena Harz

Mon expérience au Burkina Faso fut magnifique : les gens, leur façon de vivre, leurs coutumes, le paysage, etc.… ont fait sur moi une profonde impression.

Cependant, je dois admettre que leur vie me semblait très étrange. Je me sentais comme dans un autre temps et dans un autre monde avec d'autres valeurs. Quelle expérience intéressante d'expérimenter cela. Il y avait tant à découvrir et tant à voir !

Je pense qu'il est normal que tout semble étrange au début, parce que nous ne sommes pas habituées à leur façon de vivre et je comprends maintenant, ce que les missionnaires ressentent sûrement lorsqu'ils débarquent en Afrique pour la première fois !

J'aime vraiment beaucoup les femmes africaines. Elles sont jolies, dignes et leurs bébés sont si mignons !J'admire réellement les gens, leur joie malgré leur pauvreté.

Nous avons célébré ensemble, le 15 août… Nous avons mangé et dansé avec les femmes, et ce fut un vrai plaisir !

Maintenant, je suis de retour à la maison, et j'ai commencé mes cours à l'université, mais je garde comme un trésor mes expériences en Afrique, d'abord en Tunisie, et maintenant au Burkina Faso…

Verena Harz (Allemagne)

 

Tôt le matin, les jeunes partent pour une promenade dans le désert.

Le désert

Béatrice Van Diest a quitté son pays, la Belgique, pour
découvrir la Tunisie.

Au long de son séjour elle a découvert l'Essentiel et surtout elle
s'est découverte elle-même et son chemin s'est dessiné plus
clairement. Elle nous raconte son expérience d'une façon
poétique.

Deux hommes, une femme, deux dromadaires…
Nous avons marché quittant toute trace de civilisation pour nous enfoncer dans l'immensité du désert. Autour de nous, le sable dicte sa loi… se faisant le miroir du dieu Soleil. Je me crois transportée dans un autre monde. Je suis seule. Je suis en paix… Je viens de toucher des yeux et des sens… L'ESSENTIEL !

Un moment clé de mon séjour en Tunisie… ces trois jours passés dans le Sahara avec les Bédouins. Le ciel, le sable, les instants de solitude sur la dune.

Cet ESSENTIEL s'est dévoilé tout au long des trois mois de mon escapade tunisienne, pendant lesquels il m'a été donné de rencontrer des gens exceptionnels, qui n'hésitent pas à croquer dans la vie à pleines dents, qui sont gourmands de générosité, de dialogue et d'entr'aide, et qui vous donnent faim de rires et d'espoir ! Ces vécus quotidiens m'ont murmuré à l'oreille l'importance de vivre pleinement chaque minute de l'existence… car la vie est trop courte pour ne la savourer qu'à moitié.

Tous, à leur manière, m'ont ouvert les portes d'un monde haut en couleurs et en saveurs: la pureté des formes, la beauté des sourires, les mets traditionnels, les odeurs épicées, les étalages colorés, les rythmes, la musicalité des mots…

J'ai senti s'épanouir en moi une motivation plus profonde. J'ai retrouvé l'envie d'enseigner. Aujourd'hui, plus que jamais, je veux participer à un enseignement qui soit à l'écoute et qui respecte ; un enseignement qui laisse s'exprimer toute la richesse des enfants !

 

 

Webmaster: Gisela Schreyer
website.gis@smnda.org

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